Le Morning Café
de Decaux Assurances
Le 17 octobre, des violences urbaines ont touché au moins 3 000 commerces en France, selon le gouvernement. L’agence Morningstar DBRS estime les pertes assurées à moins de 1,2 milliard d’euros, contre environ 730 millions pour les émeutes de 2023 selon la même agence, et juge que l’émeute présente de plus en plus les caractéristiques d’un risque catastrophe. Le régime public voté en février, qui rend la garantie émeutes obligatoire avec un fonds géré par la CCR et garanti par l’État, n’est pas encore en vigueur et ne s’appliquera pas à ces sinistres ; les assureurs se sont engagés, par la voix de France Assureurs, à porter à 30 jours le délai de déclaration. Autour de ce fil, deux failles critiques de PHP mobilisent les agences cyber, des agents d’IA piratent des sites marchands pour environ 50 dollars par intrusion selon un chercheur, Ebola touche le Kenya et un cas importé est confirmé au Nigeria, et Gallagher Re chiffre à 92 milliards de dollars les pertes catastrophes assurées sur neuf mois, le plus bas depuis 2019. Quand un risque change d’échelle, la question n’est plus seulement de savoir s’il est couvert : c’est de savoir par quel mécanisme, et à partir de quand.
En bref cette semaine
Le tour du monde de l’édition
Cette édition cartographie 19 pays.
🧭 Le décryptage de la semaine
De la revue de presse à la lecture du risque
☕ Ce que cela signifie pour nos clients
L’émeute a longtemps été traitée comme une garantie parmi d’autres. Cette semaine, elle s’est chiffrée comme une catastrophe. Les violences du 17 octobre ont touché au moins 3 000 commerces, selon le gouvernement. Morningstar DBRS estime les pertes assurées à moins de 1,2 milliard d’euros, contre environ 730 millions pour les émeutes de 2023 selon la même agence, et juge que l’émeute présente de plus en plus les caractéristiques d’un risque catastrophe. L’agence n’attend pas de dégradation du profil de crédit des assureurs ; Insurance Business rapporte qu’elle anticipe également une hausse des prix et des franchises de ces garanties si ces épisodes se répètent.
La question devient celle du mécanisme qui paie. Le régime public voté en février, à l’article 171 de la loi de finances pour 2026, rend la garantie émeutes obligatoire dans les contrats incendie et dommages aux biens situés en France et dans les contrats dommages aux véhicules terrestres à moteur, ainsi qu’en perte d’exploitation lorsque l’assuré en est déjà couvert, avec un fonds géré par la CCR et garanti par l’État. Mais il n’entrera en vigueur que par décret, au plus tard douze mois après le feu vert de la Commission européenne : au 22 octobre, aucun décret ni aucune décision de Bruxelles n’a été identifié, et selon les analyses publiées après le 17 octobre, le dispositif ne s’appliquera pas à ces sinistres. Ce sont donc les contrats en cours, avec leurs garanties, leurs franchises et leurs plafonds, qui répondent.
Le reste de la semaine va dans le même sens, sans tout démontrer. Deux failles critiques de PHP, signalées en août par des chercheurs qui s’appuyaient sur des modèles d’IA, font l’objet de tentatives d’attaque : le CERT-EU conseille de patcher sans délai, et un même défaut logiciel peut toucher un très grand nombre d’assurés à la fois. À Londres, une panne Google Cloud a interrompu pendant plusieurs heures des paiements chez Revolut et Lloyds Bank. Et sur neuf mois, Gallagher Re chiffre à environ 92 milliards de dollars les pertes catastrophes assurées, le plus bas depuis 2019, alors que la Suisse et le Canada vivent une année lourde.
Ce que cela change pour un client. Le point de départ n’est pas d’attendre le futur régime, mais de relire dès maintenant ce que prévoit le contrat en cas d’émeute : garantie émeutes et mouvements populaires ou vandalisme, perte d’exploitation, plafonds, franchises et délai de déclaration. France Assureurs indique que les assureurs se sont engagés à porter ce délai à 30 jours pour les violences du 17 octobre ; c’est un engagement de la profession, pas une modification légale des contrats. Pour un commerce touché, la fédération recommande de porter plainte, puis de déclarer le sinistre par tout canal.
🔎 Le grand angle — L’IA accélère l’offensive cyber
Selon le chercheur Snorre Fagerland (NorForge), cité par Reuters et relayé par Claims Journal le 20 octobre, un pirate a confié à des agents d’IA le soin de sonder et de compromettre des sites de commerce en ligne, avec des consignes très courtes : plus de 1 200 sites auraient été visés depuis le 25 septembre et plus de 100 entreprises touchées, pour environ 5 000 dollars de jetons, soit près de 50 dollars par intrusion réussie. Ces chiffres sont des estimations du chercheur ; les modèles utilisés ne sont pas confirmés et les victimes nommées n’ont pas confirmé de vol de données.
Dans le même temps, les mainteneurs de PHP ont corrigé le 20 octobre deux vulnérabilités critiques permettant d’exécuter du code à distance sans authentification. Selon la PHP Foundation, l’un des problèmes était connu depuis un audit de 2024, et des signalements de chercheurs appuyés sur des modèles d’IA l’ont remis en priorité en août. Le CERT-EU les note 9,2 sur 10 et conseille de patcher immédiatement ou, à défaut, d’envisager de mettre les sites hors ligne ; l’ACSC australien a émis son alerte de plus haut niveau. En France, le CERT-FR a publié le 21 octobre l’alerte CERTFR-2026-ALE-014, qui recommande d’isoler les équipements affectés puis de migrer vers une version maintenue, et le ministère de l’Intérieur a annoncé la « mise en maintenance préventive de l’ensemble de ses sites internet », dont ceux des préfectures, à la demande de l’ANSSI : une coupure par précaution, sans cyberattaque. Selon W3Techs, PHP équipe environ 70 % des sites dont le langage serveur est identifiable : cela mesure son usage, pas le nombre de sites vulnérables. Au 22 octobre, aucune compromission n’était confirmée par les autorités.
Le réflexe Decaux Assurances : pour une entreprise qui vend ou travaille en ligne, demander à son prestataire la confirmation que les correctifs sont appliqués — Wordfence prévient que les mises à jour automatiques de WordPress n’appliqueront pas celui de PHP — et relire sa police cyber : certaines prévoient une exclusion de correctif pour les vulnérabilités connues restées sans correction au-delà d’un délai donné. L’épisode pose aussi une question rarement anticipée : que prévoit le contrat si l’entreprise coupe elle-même son site par précaution, sans avoir été attaquée ?
Sources de cet encadré : Claims Journal (20 octobre), The Record (21 octobre), Insurance Journal (21 octobre), CERT-FR (alerte CERTFR-2026-ALE-014, 21 et 22 octobre), Actu17 (21 octobre), Insurance Business Asia (22 octobre).
L’Indice Morning Café du Risque
Notre lecture du risque pour la semaine du 17 au 23 octobre 2026 : ce n’est pas une humeur de marché, c’est une lecture concrète du risque assurable, catégorie par catégorie, sans jamais additionner des risques sans rapport. Les notes reflètent les signaux documentés dans l’édition ; elles ne constituent ni une mesure actuarielle ni une évaluation exhaustive du niveau de risque.
☕ Notre regard de la semaine

« On dit : anguille sous roche ; on devrait dire : tempête sous calme. »
— Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer (1866).
À mes yeux, Hugo met le doigt sur ce que l’assurance doit apprendre à regarder autrement : le calme apparent ne mesure pas le risque. Une garantie peut sembler suffisante tant que les sinistres restent dispersés. Mais lorsque des milliers de commerces sont touchés la même nuit, la question change d’échelle : les dommages s’accumulent au même moment et sollicitent simultanément les mêmes garanties. C’est ce qui conduit Morningstar DBRS à rapprocher les émeutes d’un risque catastrophe, en évoquant l’agrégation possible de milliers de sinistres corrélés. Insurance Business rapporte que l’agence anticipe également une hausse des prix et des franchises si ces épisodes se répètent. Pour une entreprise, il ne suffit donc pas de savoir si les émeutes sont couvertes : tous les contrats ne les traitent pas de la même manière. Il faut regarder, dans son propre contrat, dans quelles limites et avec quelle franchise elles le sont, si la perte d’exploitation est garantie et selon quelles modalités le sinistre doit être déclaré. Le rôle du courtier est d’examiner ces conditions avec elle avant le prochain renouvellement, quand il est encore temps d’en mesurer les conséquences.
— Kevin Decaux
⚠️ Les 3 risques à surveiller
L’émeute, un risque de cumul
Au moins 3 000 commerces touchés selon le gouvernement et moins de 1,2 Md€ de pertes assurées selon Morningstar DBRS. Insurance Business rapporte que l’agence anticipe également une hausse des prix et des franchises si ces épisodes se répètent. Le régime public voté en février n’est pas encore en vigueur.
Le réflexe Decaux Assurances : vérifier que la multirisque couvre les émeutes, le vandalisme et la perte d’exploitation qui suivrait, avec quels plafonds et quelles franchises, avant le prochain renouvellement.
Une faille, des milliers de sites
Deux failles critiques de PHP, notées 9,2 sur 10 par le CERT-EU, et des agents d’IA capables de compromettre des sites marchands pour environ 50 dollars par intrusion, selon l’estimation d’un chercheur.
Le réflexe Decaux Assurances : demander à son prestataire web la confirmation que les correctifs sont appliqués, et vérifier ce que la police cyber prévoit pour une vulnérabilité connue non corrigée.
Ebola rattrape les déplacements
9 cas d’Ebola confirmés au Kenya au 20 octobre selon le ministère de la Santé, et un cas importé confirmé à Abuja ; l’OMS déconseille les restrictions générales de voyage, mais les contrats traitent très différemment annulation, frais médicaux, quarantaine et rapatriement.
Le réflexe Decaux Assurances : pour les salariés en mission ou expatriés dans la région, vérifier les garanties frais médicaux, assistance et rapatriement, et les conditions liées à la date de souscription.
C’est le plafond de l’estimation des pertes assurées des violences du 17 octobre, selon Morningstar DBRS (Insurance Journal et Insurance Business, 20 octobre), contre environ 730 millions d’euros pour les émeutes de 2023 selon la même agence. Le régime public d’assurance des émeutes voté en février n’interviendra pas : il n’est pas encore en vigueur.
Si votre local était dégradé ou pillé cette nuit, savez-vous si votre contrat couvre l’émeute, la perte d’exploitation qui suivrait, et avec quelle franchise ?
Émeutes : jusqu’à 1,2 Md€ de pertes assurées, contre environ 730 M€ en 2023
Selon Morningstar DBRS, les pertes assurées des violences du 17 octobre resteraient sous 1,2 Md€, contre environ 730 M€ pour les émeutes de 2023 selon la même agence ; le haut de la fourchette représente environ 1,6 fois le chiffre de 2023, calcul de la rédaction.
On compare ici un plafond estimé à un bilan. France Assureurs retient pour 2023 un bilan révisé de 793 M€ (Insurance Business, 20 octobre) ; nous gardons les deux chiffres de DBRS pour comparer sur le même périmètre.
☕ Cette semaine chez Decaux Assurances
Cette semaine, nous avons publié cinq vidéos : la retraite en Thaïlande, l’installation au Royaume-Uni après le Brexit, l’expatriation avec une maladie chronique, l’installation à Singapour, et la RC Pro des praticiens du bien-être. Et cinq flashs : le projet de taxe de 450 bahts pour les touristes étrangers en Thaïlande, les nouvelles règles d’immigration au Royaume-Uni, la revue de l’avenir de la Caisse des Français de l’étranger, la brume de fumées à Singapour, et le guide de la Miviludes sur les dérives en santé.
🎥 Nos 5 vidéos
⚡ Nos 5 flashs
Kenya : nouveau cas d’Ebola confirmé, les contrats voyage traitent l’épidémie très différemment
Le directeur général de la santé du Kenya a annoncé un nouveau cas confirmé d’Ebola, un agent hospitalier exposé au premier cas ; l’OMS identifie la souche Bundibugyo et déconseille les restrictions générales de voyage. ITIJ rappelle que les contrats traitent très différemment annulation, frais médicaux, quarantaine et rapatriement, et que la couverture dépend notamment de la date de souscription et du respect des consignes officielles.
Nigeria : un cas importé d’Ebola à Abuja, les aéroports en alerte
Un cas importé d’Ebola a été confirmé dans le Territoire de la capitale fédérale. L’autorité aéroportuaire FAAN a placé les grands aéroports en alerte renforcée et rétabli la surveillance sanitaire et les déclarations à l’arrivée internationale de Lagos ; la NNPC a reporté sa conférence prévue les 21 et 22 octobre à Abuja. Pour les déplacements professionnels, la question des garanties santé et rapatriement redevient immédiate.
Afrique du Sud : les mutuelles santé annoncent jusqu’à 8,7 % de hausse pour 2027
Le Board of Healthcare Funders veut réformer le panier de soins minimum obligatoire, inchangé depuis 2003, qui absorberait selon lui 60 % des budgets ; le régulateur CMS conteste ce chiffre (52,31 % des prestations versées en 2024). Les hausses annoncées pour 2027 vont de 7,35 % (Bestmed) à 8,7 % (Bonitas), Discovery Health étant à 8,2 %. L’inflation de la santé reste nettement supérieure à l’inflation générale.
Taïwan : le Parlement fait prendre en charge par l’État les cotisations santé des plus de 65 ans
Le Parlement taïwanais a voté, par 60 voix contre 39, un amendement imposant à l’État de prendre entièrement en charge les primes de l’assurance maladie nationale des 65 ans et plus imposés à moins de 20 %. Le ministre de la Santé, Shih Chung-liang, estime que la mesure rompt avec le principe de contribution selon les capacités ; le ministère chiffre le coût à environ 40 milliards de dollars taïwanais par an au départ.
Singapour : la MAS fixe un cadre de gestion du risque IA pour assureurs et intermédiaires
La Monetary Authority of Singapore a publié le 7 octobre des lignes directrices de gestion des risques liés à l’IA pour les banques, assureurs, intermédiaires d’assurance et établissements de paiement, avec de premières exigences au 7 octobre 2027 et le reste un an plus tard. Les institutions restent responsables même lorsque l’IA est fournie par un prestataire, ce qui met en avant la responsabilité civile professionnelle des fournisseurs technologiques.
Nouvelle-Zélande : la banque centrale et le régulateur des marchés publient leurs attentes sur l’IA et le cyber
La Reserve Bank of New Zealand et la Financial Markets Authority publient des attentes prudentielles sur les risques cyber liés à l’IA de pointe pour les entités régulées, dont les assureurs : hausse du risque cyber, défis de gouvernance, dépendance et concentration envers les tiers. La FMA demande aux dirigeants de savoir où l’IA est utilisée dans leur organisation.
Australie : l’association Choice demande d’interdire la tarification individualisée par IA
L’association de consommateurs Choice demande une loi interdisant l’usage des données personnelles pour fixer des prix individualisés (âge, lieu, habitudes d’achat, humeur inférée) et l’extension aux services financiers des protections contre les pratiques commerciales déloyales. Elle met en avant le risque de discrimination et lance une pétition. Il s’agit de la position d’une association, pas d’un projet gouvernemental.
États-Unis : Washington retire DeepSeek des systèmes des agences civiles fédérales
Le département de la Sécurité intérieure ordonne le retrait des produits DeepSeek et des services tiers bâtis dessus de tous les systèmes des agences civiles fédérales, et en interdit l’achat. Il invoque de « multiples vecteurs de menace », dont le transfert de données sensibles. Pour les entreprises, la provenance d’un modèle d’IA devient un critère de gestion des risques fournisseurs.
Singapour : Allianz ajoute une prise en charge temporaire des soins liés à la brume
Allianz Insurance Singapore rembourse jusqu’à 50 dollars de Singapour par assuré adulte des soins ambulatoires liés à la brume (voies respiratoires, yeux, peau), pour des soins reçus du 16 octobre au 15 novembre. L’article rappelle que les garanties pertes d’exploitation classiques supposent généralement un dommage matériel, ce qui laisse une large part des pertes économiques hors couverture. La qualité de l’air relevée le 21 octobre restait dégradée.
Singapour : le gouvernement veut viser banques et investisseurs liés aux feux indonésiens
Le ministre K. Shanmugam a indiqué le 19 octobre que Singapour étudie des mesures visant le financement, les incitations et les investisseurs liés aux feux en Indonésie ; la loi sur la pollution transfrontalière prévoit des amendes cumulées jusqu’à 2 millions de dollars de Singapour. Selon l’article, la RC environnementale et la D&O pourraient être sollicitées pour une partie des réclamations, mais les amendes seraient probablement hors garantie.
Indonésie : 32 entreprises sanctionnées pour les feux de forêt
Le ministère indonésien des Forêts a sanctionné 32 entreprises pour des feux couvrant environ 12 927 hectares dans sept provinces : 19 suspensions de permis avec obligation de restauration, 8 obligations de restauration et 5 retraits de permis. Les poursuites visent 125 personnes et entités et remontent vers les bénéficiaires effectifs. Pour les groupes concernés, le cumul de sanctions administratives, pénales et civiles met à l’épreuve leurs programmes d’assurance.
Royaume-Uni : navire bloqué en Ukraine, la justice trie les frais que doit la garantie guerre
Arrivé à Mykolaïv le 21 février 2022, le vraquier Ithaca Prospect a été indemnisé en perte totale à sa valeur assurée, 16 millions de dollars, au terme des douze mois d’immobilisation prévus par les clauses de risques de guerre de sa police. Restaient les frais engagés pour garder le navire prêt à appareiller. Dans une décision du 21 octobre, la Commercial Court de Londres a admis les frais d’équipage (550 134 dollars) et de carburant (192 000 dollars), mais rejeté les 300 000 dollars de frais portuaires et le remboursement des primes de la garantie guerre de remplacement, les assureurs ayant refusé de se voir céder le navire.
Monde : 92 milliards de dollars de pertes assurées sur neuf mois, le plus bas depuis 2019
Selon les chiffres préliminaires de Gallagher Re, les catastrophes naturelles ont coûté environ 92 milliards de dollars aux assureurs de janvier à septembre 2026, 29 % sous la moyenne décennale. Les orages convectifs représentent près de 60 % des pertes assurées mondiales. Steve Bowen rappelle que l’activité catastrophique et les pertes « are not necessarily the same thing ».
Europe : PERILS chiffre à 3,3 milliards d’euros les orages de fin août
PERILS estime, en première estimation, à 3 296 millions d’euros les pertes assurées (biens et auto) des orages convectifs des 26 au 28 août, partis de l’ouest de la France avant de toucher la Suisse, le sud de l’Allemagne et le nord de l’Italie. Pour la Suisse, l’événement figure parmi les plus lourds de son histoire ; une mise à jour est prévue le 28 novembre.
Europe : PERILS relève à 2,8 milliards d’euros les orages de juillet
Dans sa deuxième estimation, PERILS porte à 2 806 millions d’euros les pertes assurées (biens et auto) des orages des 13 au 19 juillet en Allemagne, en France, en Suisse et en Italie, contre 2 186 millions en première estimation. Une troisième estimation est attendue le 19 janvier 2027.
Canada : 2026 pourrait finir deuxième pire année catastrophe en dollars courants
Selon la mise à jour d’automne d’Aon, les pertes catastrophes assurées au Canada atteignent 3,9 milliards de dollars canadiens depuis le début de l’année, et 2026 pourrait finir deuxième pire année en dollars courants. Les orages d’été des Prairies représentent environ 1,8 milliard. Il s’agit d’une projection, en dollars nominaux.
Australie : dans les zones de feux de brousse, la limite nécessaire reste introuvable
Selon le courtier Barry Sonter (Finsura), un client des Snowy Mountains paie environ 300 000 dollars australiens par an mais ne peut acheter qu’environ 40 % de la limite feux de brousse nécessaire ; certains risques ne sont placés qu’à 20 ou 30 %. Il observe des primes habitation passées d’environ 3 000 à 6 000 ou 7 000 dollars australiens dans les codes postaux exposés, alors que les prix baissent ailleurs.
Australie : le pool cyclone redevient excédentaire, mais copropriétés et PME en sortent
Le pool de réassurance cyclone de l’ARPC dégage un excédent d’exploitation de 701 millions de dollars australiens en 2025-26, après un déficit de 1,2 milliard l’exercice précédent. Les primes habitation des zones à risque sont de 14 à 37 % inférieures aux niveaux d’avant le pool, mais le nombre de copropriétés réassurées a baissé de 4 % et celui des PME de 5 à 10 %. Une remise jusqu’à 10 % est prévue pour une toiture mise aux normes.
États-Unis : l’assurance habitation coûte plus cher que la taxe foncière dans deux tiers des comtés
Selon une analyse de Bloomberg Intelligence, la prime habitation moyenne dépasse la taxe foncière moyenne dans environ deux tiers des comtés américains. Les ménages paient en moyenne 14 % de plus en assurance qu’en taxe foncière, et les primes ont augmenté de 45 % en termes réels en dix ans. Dans le Sud-Est, l’assurance peut coûter 2,5 à 4 fois la taxe.
Turquie : à Istanbul, les pluies les plus fortes depuis 84 ans révèlent la sous-assurance des logements
Les pluies débutées le 13 octobre ont fait au moins cinq morts et généré, au 15 octobre, 838 déclarations de sinistre à Istanbul selon les premiers chiffres de l’association des assureurs turcs. Seuls 17 à 20 % des biens de la ville seraient couverts, contre environ 43 % des véhicules en tous risques.
France : Morningstar DBRS estime les pertes assurées des émeutes à moins de 1,2 milliard d’euros
Selon une note de Morningstar DBRS relayée par Insurance Journal, les pertes assurées liées aux violences du 17 octobre sont estimées à moins de 1,2 milliard d’euros. L’agence y voit une perte significative pour les résultats des assureurs, sans dégradation attendue de leur profil de crédit, et relève que les émeutes « exhibit characteristics traditionally associated with catastrophe risks ». Elle note que le nouveau régime prévu, adossé à la Caisse centrale de réassurance, n’est pas encore applicable.
France : pour DBRS, l’émeute ne peut plus être traitée comme un péril accessoire
Insurance Business rapporte l’analyse de Morningstar DBRS, qui chiffre à environ 730 millions d’euros les pertes assurées des émeutes de 2023 et à moins de 1,2 milliard celles d’octobre 2026, une estimation qui suppose qu’aucune nouvelle flambée ne survienne. Selon l’agence, le régime obligatoire voté en février, adossé à la CCR, ne couvrira pas ces sinistres. Le magazine rapporte que l’agence anticipe également une hausse des prix, des franchises et de l’exigence de souscription des garanties émeutes et mouvements populaires si ces épisodes se répètent, ainsi que des limites qui restent serrées. L’article rappelle que les grandes entreprises peuvent aussi détenir des couvertures autonomes de violence politique placées à Londres.
France : les assureurs s’engagent à porter à 30 jours le délai de déclaration après les violences du 17 octobre
France Assureurs annonce que les assureurs s’engagent à porter le délai de déclaration des sinistres à 30 jours, au lieu des 5 jours ouvrés généralement prévus dans les contrats, à accélérer les expertises en priorité pour les dossiers sensibles et à faciliter les acomptes. Il s’agit d’un engagement de la profession, pas d’une modification légale des contrats. La fédération invite les assurés à porter plainte puis à déclarer leur sinistre par tout canal ; aucun montant n’est communiqué.
France : la « garantie émeutes » votée en février n’est pas encore en vigueur
La Finance pour tous rappelle ce que couvrent les contrats après des émeutes : pour un véhicule incendié, l’option incendie ou tous accidents ; pour un commerce, la multirisque professionnelle et ses options vandalisme et pertes d’exploitation. La garantie émeutes créée par la loi de finances pour 2026, obligatoire dans les contrats concernés et adossée à un fonds de mutualisation, n’est pas encore en vigueur, faute de textes d’application. À défaut d’assurance, la CIVI peut intervenir sous conditions de ressources.
France : chômage partiel, report de cotisations et prêt à taux zéro pour les commerçants touchés
Le gouvernement a annoncé le 20 octobre une série de mesures pour les commerces détruits ou pillés : activité partielle exceptionnelle financée par l’État, report jusqu’à 12 mois des cotisations patronales, prêt Bpifrance à taux zéro jusqu’à 50 000 euros sur trois ans, fonds de soutien pour les entreprises de moins de 50 salariés et aide d’urgence des chambres de métiers jusqu’à 1 500 euros. Côté assureurs, Maire-info relève les acomptes immédiats et la prise en charge de la mise en sécurité des locaux.
France : le Sénat durcit en commission la loi « casseurs-payeurs »
Adoptée en commission au Sénat le 21 octobre, la proposition de loi sur la réparation des dommages causés lors de violences dans l’espace public rendrait civilement responsables les participants volontaires à une action collective violente, avec des dommages et intérêts plafonnés à 10 000 euros. L’examen en séance est prévu le 27 octobre. Le texte ne traite pas de l’assurance, mais il touche à la question de savoir qui supporte, au bout du compte, le coût des dégradations.
France : sept groupes d’assurance demandent à être associés aux décisions sur le système de santé
Aéma Groupe, Allianz, Axa, Generali, Matmut, Swiss Life et le groupe Vyv, réunis au sein de l’ADAF et couvrant près de 25 millions de Français, demandent la reconnaissance de leur rôle, une trajectoire pluriannuelle de prévention, de protection et de financement, et des décisions prises ensemble. L’initiative intervient alors que des décrets d’août transfèrent des prises en charge vers les complémentaires au 1er janvier 2027.
France : les députés suppriment de nouveau la contribution de 2,05 % sur les complémentaires
La commission des Affaires sociales ayant rejeté l’ensemble du PLFSS le 16 octobre, le texte était arrivé en séance dans sa version initiale, avec l’article 12 qui prolonge la contribution de 2,05 % sur les complémentaires santé. Le 23 octobre au matin, les députés ont adopté 9 des 22 amendements de suppression de cet article. Tripalio juge incertain que ce vote survive à l’examen de l’ensemble du texte, prévu le 27 octobre, avant son passage au Sénat.
France : le gouvernement suspend la commission des marchés de l’Ucanss
La commission des marchés de l’Ucanss ayant décidé de ne pas attribuer le contrat de protection sociale complémentaire des salariés de la Sécurité sociale, un arrêté publié au Journal officiel du 20 octobre la suspend jusqu’au 2 novembre. Une administratrice provisoire, Catherine Bergeal, conseillère d’État honoraire, est nommée du 21 octobre au 2 novembre pour reprendre la procédure.
États-Unis : un pirate confie à des agents d’IA le piratage de sites marchands, pour environ 50 dollars par intrusion
Selon le chercheur Snorre Fagerland (NorForge), cité par Reuters, un pirate a laissé des agents d’IA sonder et compromettre de façon autonome des sites de commerce en ligne, avec des consignes très courtes. Plus de 1 200 sites auraient été visés depuis le 25 septembre et plus de 100 entreprises touchées, pour environ 5 000 dollars de jetons, soit près de 50 dollars par intrusion réussie. Ces chiffres sont des estimations du chercheur ; les modèles utilisés ne sont pas confirmés et les victimes nommées n’ont pas confirmé de vol de données.
Monde : deux failles critiques de PHP corrigées, les tentatives d’attaque se multiplient
Les mainteneurs de PHP ont publié le 20 octobre des correctifs pour deux vulnérabilités critiques permettant d’exécuter du code à distance sans authentification. Selon la PHP Foundation, l’un des problèmes était connu depuis un audit de 2024 et des signalements de chercheurs (Calif, OpenAI), appuyés sur des modèles d’IA, l’ont remis en priorité en août. Plusieurs organisations ont coupé des services par précaution ; au 22 octobre, aucune compromission n’était confirmée par les autorités.
France : à la demande de l’ANSSI, les sites du ministère de l’Intérieur et des préfectures mis en maintenance préventive
Le ministère de l’Intérieur a annoncé le 21 octobre la « mise en maintenance préventive de l’ensemble de ses sites internet », dont ceux des préfectures, à la demande de l’ANSSI. Il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais d’une mesure de précaution dans l’attente du correctif. Le même jour, le CERT-FR a publié l’alerte CERTFR-2026-ALE-014 : il recommande d’isoler les équipements affectés puis de migrer vers une version maintenue, les versions 5.x à 8.1.x n’étant plus corrigées. Au 22 octobre, il fait état de preuves de concept, sans mentionner d’exploitation active.
Union européenne : le CERT-EU recommande de patcher PHP sans délai, voire de couper les sites
Le CERT-EU a alerté le 20 octobre sur deux vulnérabilités critiques de PHP, notées 9,2 sur 10, et conseille de patcher immédiatement ou, à défaut, d’envisager de mettre les sites hors ligne. Cloudflare signale des attaques naissantes ; Wordfence prévient que les mises à jour automatiques de WordPress n’appliqueront pas le correctif. Pour un assureur cyber, une faille de cette ampleur pose d’abord une question de cumul : un même défaut logiciel peut toucher un très grand nombre d’assurés à la fois.
Asie-Pacifique : alertes en cascade des agences cyber après la faille PHP
L’ACSC australien a émis son alerte de plus haut niveau et la CSA de Singapour indique que toutes les versions sont concernées ; au Japon, plusieurs services en ligne ont été coupés par précaution. Selon W3Techs, PHP équipe environ 70 % des sites dont le langage serveur est identifiable, ce qui mesure son usage et non le nombre de sites vulnérables. L’article rappelle qu’une fuite de mots de passe ou de clés pourrait déclencher les obligations de notification en Australie et à Singapour.
Royaume-Uni : une panne Google Cloud à Londres perturbe Revolut, Lloyds Bank, HSBC et NHS England
Un incident électrique dans la région londonienne de Google Cloud a provoqué plusieurs heures de panne, touchant paiements par carte et retraits chez Revolut, Lloyds Bank et des clients de HSBC, ainsi que NHS England, Rightmove et DPD ; les services ont été rétablis le jour même. Le Royaume-Uni a placé en juillet quatre fournisseurs de cloud, dont Google Cloud, sous supervision directe. Aucun chiffre de pertes n’est communiqué.
Californie : le prestataire d’examens ETS victime d’un vol de données sur tous les élèves du public
L’Educational Testing Service, prestataire des examens d’État, a subi le vol de données concernant tous les élèves du public californien des trois dernières années, dont des informations sur le handicap, le pays d’origine et les résultats d’examens. Les fichiers ont été copiés entre le 22 mai et le 18 septembre et la fuite découverte le 25 septembre ; les familles sont notifiées depuis le 16 octobre. Le délai de détection, près de quatre mois, est au cœur du dossier.
États-Unis : le FBI classe SafePay parmi les rançongiciels les plus actifs de 2026
Le FBI et les agences cyber allemande et britannique estiment que le groupe SafePay a touché au moins 600 organisations aux États-Unis et en Europe depuis août 2024. Parmi les attaques revendiquées figurent des prestataires comme Ingram Micro et Conduent, dont l’attaque a touché des programmes publics et débouché sur un règlement de 80 millions de dollars dans une action collective. Le sinistre d’un sous-traitant se transforme ainsi en responsabilité vis-à-vis de ses propres clients.
États-Unis : chez Travelers, fraude financière et compromission de messagerie pèsent environ la moitié des sinistres cyber
Au NetDiligence Cyber Risk Summit, les intervenants constatent que les pertes cyber viennent de plus en plus de perturbations opérationnelles et de fraudes sophistiquées, et plus seulement du rançongiciel et des fuites de données. Chez Travelers, la fraude financière et la compromission de messagerie représentent environ 50 % des sinistres cyber, et la fréquence de ces sinistres a augmenté de 57 % entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026 ; l’article n’attribue pas cette hausse à l’IA. Sur un autre point, Sara Trokan (Westfield Specialty) estime que l’IA rend l’usurpation plus convaincante.
New York : 16 arrestations pour des accidents mis en scène
Une cellule de la police d’État et du Department of Financial Services a arrêté 16 personnes accusées d’avoir provoqué ou inventé des accidents pour tenter d’obtenir près de 500 000 dollars des assureurs, dans le Bronx, le Queens et à Brooklyn. Les assureurs ont signalé 43 811 suspicions de fraude automobile à l’État en 2025 ; selon l’administration de la gouverneure Kathy Hochul, ces fraudes peuvent ajouter jusqu’à 300 dollars par an au coût de l’assurance d’un conducteur.
États-Unis : le NICB estime à 10,4 milliards de dollars l’exposition à la fraude au crédit automobile
Le National Insurance Crime Bureau décrit des réseaux criminels qui passent du vol de véhicules à la fraude au financement, à l’aide d’identités synthétiques et de l’IA, ; son directeur des opérations, Timothy R. Slater, parle d’« une industrie criminelle organisée et numérique ». Selon des études du secteur citées par le NICB, jusqu’à 24 % des défauts de prêts automobiles pourraient être liés à la fraude, et les emprunteurs à identité synthétique font défaut 12,5 fois plus souvent. Les 10,4 milliards désignent une exposition estimée, pas des pertes constatées, et portent sur le crédit automobile, pas sur l’assurance.
Malaisie : la santé privée se réinvente, mais une couverture à préparer avant le départ
Kuala Lumpur, Penang, Johor Bahru : la Malaisie attire les expatriés et les retraités par son coût de la vie, inférieur d’environ 55 % à celui de Paris pour un niveau de vie comparable, loyers compris (Numbeo, juin 2026), par son programme de résidence longue durée MM2H, délivré pour 5 à 20 ans selon la catégorie, et par des hôpitaux privés réputés à Kuala Lumpur. Côté fiscalité, la convention franco-malaisienne du 24 avril 1975, modifiée en 1991 et 2009, organise l’élimination des doubles impositions. Mais aucune convention de sécurité sociale ne lie les deux pays (CLEISS).
Ce qui change : la santé privée devient plus chère, et l’État prépare une offre standardisée. Selon la banque centrale, Bank Negara Malaysia (livre blanc du 22 janvier 2026), environ 340 000 contrats santé privés ont été abandonnés par leurs titulaires entre janvier 2024 et juin 2025, après des hausses de primes ; le ministre de la Santé a repris ce chiffre le 18 octobre. Le gouvernement annonce pour janvier 2027 MediAsas, une couverture santé standardisée et volontaire, vendue par les assureurs et les opérateurs takaful, aujourd’hui en phase pilote et réservée aux citoyens malaisiens. La FAQ de la banque centrale indique qu’elle sera ouverte aux étrangers résidents lors du lancement national : c’est une orientation annoncée, pas une règle, et aucun tarif officiel n’est publié. D’après cette FAQ, MediAsas porte sur des soins dans des établissements malaisiens.
Le réflexe Decaux Assurances : sans convention de sécurité sociale, choisir dès le départ entre la santé au 1er euro et la CFE complétée par une complémentaire, et vérifier dans les deux cas l’évacuation et le rapatriement sanitaire. Une future couverture locale comme MediAsas, si elle s’ouvre aux étrangers, ne dit rien à ce stade de l’évacuation ni du rapatriement. Tout est détaillé dans notre dossier pays ; pour un devis comparatif, c’est ici.
Limite à connaître : la convention fiscale vise à éviter les doubles impositions, mais elle ne remplace pas une analyse individuelle, notamment pour le traitement des pensions françaises ; et les conditions d’accès de MediAsas pour les étrangers ne sont pas encore fixées. Informations générales, qui ne constituent pas un conseil fiscal.
Irlande : le projet de loi de finances baisserait la taxe sur l’assurance-vie et les fonds, sous réserve du vote
Ce que dit le texte. Le Department of Finance a publié le 19 octobre 2026 le Finance (No. 2) Bill 2026 (No. 98 of 2026), qui met en œuvre le budget présenté le 6 octobre. Trois mesures intéressent l’épargne et le patrimoine. Le taux standard de l’impôt sur les plus-values (capital gains tax) passerait de 33 % à 31 % pour les cessions faites depuis le 7 octobre 2026 (article 36). L’abattement du groupe A des droits de donation et de succession (capital acquisitions tax), qui vise principalement les enfants, passerait de 400 000 € à 420 000 € pour les donations et successions reçues depuis la même date (article 66). Enfin, le taux de la Life Assurance Exit Tax et de l’Investment Undertaking Tax passerait de 38 % à 35 % au 1er janvier 2027 (article 29) : il s’applique aux revenus et plus-values des contrats d’assurance-vie irlandais, de certains contrats étrangers, des fonds irlandais et des fonds étrangers équivalents de l’UE, de l’EEE et des pays de l’OCDE liés à l’Irlande par une convention fiscale.
Ce que le texte ne dit pas encore. Le projet est publié dans sa version initiale (« as initiated ») : il n’est pas voté. Selon le communiqué du ministère, la deuxième lecture au Dáil devait commencer la semaine suivante, et l’adoption est visée avant le 31 décembre. Les dates citées sont celles que prévoit le projet : les mesures datées du 7 octobre deviendraient définitives, avec cet effet rétroactif, au vote de la loi. Le texte ne contient rien sur le régime des salariés détachés (SARP), la Foreign Earnings Deduction ou les retraites étrangères.
Pourquoi on regarde : un Français résident fiscal en Irlande y est imposé sur son épargne et son assurance-vie selon ces régimes ; c’est donc la fiscalité de ses contrats et de ses fonds qui pourrait évoluer, une fois la loi votée. Mieux vaut raisonner sur le texte définitif, et faire vérifier sa situation par son conseil.
🎟️ « Kurt Schwitters. Le chaos-monde 1918–1948 » — Musée national Picasso-Paris, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027
Kurt Schwitters. Le chaos-monde 1918–1948
Le Musée national Picasso-Paris consacre à Kurt Schwitters (1887-1948) une exposition de plus de trois cents œuvres et documents : peintures, sculptures, assemblages, collages, dessins, carnets, photographies, livres et archives. C’est la première consacrée à l’artiste en France depuis 1994. Le parcours met en lumière les échos entre son œuvre et celle de Picasso, dans leur rapport à l’expérimentation, à l’assemblage et à la transformation des matériaux du quotidien. Commissariat : Cécile Godefroy (MoMA) et Johan Popelard (Musée Picasso).
Krasner and Pollock: Past Continuous
Le Met réunit pour la première fois l’ensemble des carrières de Lee Krasner (1908-1984) et de Jackson Pollock (1912-1956), mariés en 1945 et figures de l’expressionnisme abstrait ; c’est aussi la première grande présentation de l’un ou l’autre à New York depuis plus de vingt ans. L’exposition rassemble plus de 120 œuvres venues de plus de 80 prêteurs, dont le MoMA, la Tate, le Centre Pompidou et la National Gallery of Victoria, ainsi que des collections privées.
Ruth Asawa
La Fondation Beyeler présente la première rétrospective européenne de Ruth Asawa (1926-2013), artiste américaine formée au Black Mountain College auprès de Josef Albers. On y voit ses sculptures suspendues en fil métallique, mais aussi des bronzes, dessins, estampes et projets pour l’espace public de la baie de San Francisco. L’exposition repose sur un partenariat entre le SFMOMA et le MoMA.
🎨 Visuels d’ambiance générés par IA — ils illustrent le thème et ne représentent pas les œuvres exposées.
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🎟️ Événement — Sotheby’s, « Modernités », Paris, vendredi 23 octobre 2026
La vente du soir « Modernités » de Sotheby’s s’est tenue à Paris le vendredi 23 octobre 2026 à 17 h (heure de Paris), après une exposition publique du 16 au 22 octobre : 40 lots (lots 201 à 240), de l’impressionnisme aux avant-gardes européennes jusqu’à l’art contemporain. En tête des estimations, Espace non-descriptif de František Kupka, estimé par la maison de 6 à 8 millions d’euros, a été vendu 8 990 000 euros, frais acheteur inclus selon les résultats affichés par Sotheby’s, au-dessus de son estimation haute ; venaient ensuite un Sans titre de Jean-Michel Basquiat estimé de 2 à 3 millions d’euros et deux œuvres de Georges Seurat. Un avis de salle rectifiait le support d’un lot après restauration : une toile, et non une toile marouflée sur panneau. Le réflexe Decaux Assurances : l’état et le support d’une œuvre se vérifient avant la vente comme avant un prêt ; pour un collectionneur, ce sont aussi les éléments qui fondent une valeur agréée.
Les sources de la semaine
- Actu17
- Asia Insurance Review
- BusinessDay
- Canadian Underwriter
- Carrier Management
- Claims Journal
- France Assureurs
- Insurance Business
- Insurance Business Asia
- Insurance Business Australia
- Insurance Journal
- insuranceNEWS.com.au
- ITIJ
- La Finance pour tous
- L’assurance en mouvement
- Maire-info
- Middle East Insurance Review
- Moonstone
- Public Sénat
- Reinsurance News
- The Record
- Tripalio
📖 Le glossaire de la semaine
Pour lire le fil de la semaine. Le régime CatNat : le dispositif français d’indemnisation des catastrophes naturelles ; la garantie émeutes votée en février n’en fait pas partie, mais elle emprunte des outils voisins, un fonds géré par la CCR et une garantie de l’État. Le BCT : le bureau central de tarification, que l’assuré pourra saisir en cas de refus d’assurance au titre de ce nouveau régime. La franchise : la part du sinistre qui reste à la charge de l’assuré ; Insurance Business rapporte que Morningstar DBRS anticipe une hausse des prix et des franchises des garanties émeutes si ces épisodes se répètent.
Trois notions pour le cyber. La carence fournisseur : la garantie de la perte d’exploitation causée par la défaillance d’un fournisseur clé, comme une panne de cloud. L’exclusion de correctif : la clause qui écarte les pertes liées à une vulnérabilité connue restée sans correction, une question posée par les failles de PHP. L’usurpation d’identité : chez Travelers, la fraude financière et la compromission de messagerie représentent environ la moitié des sinistres cyber.
Trois notions venues du reste du monde. L’assistance et le rapatriement : des garanties que l’épidémie d’Ebola au Kenya et au Nigeria remet au premier plan pour les voyageurs. Le takaful : l’assurance conforme à la charia, dont les opérateurs vendront MediAsas en Malaisie. La capacité de souscription : le volume de risques que le marché accepte de porter ; dans les zones australiennes de feux de brousse, un client ne trouve qu’environ 40 % de la limite dont il a besoin.
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Les 3 signaux + le risque macro de la semaine — avant tout le monde.
- Le Morning Café de Decaux Assurances · Édition n°25 · Le cyber passe au dommage matériel.
- Le Morning Café de Decaux Assurances · Édition n°24 · Le conseil change de règles.
- Le Morning Café de Decaux Assurances · Édition n°23 · L’hiver se prépare en octobre.
- Le Morning Café de Decaux Assurances · Édition n°22 · Les assureurs changent de mains.
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