Vous avez souscrit une RC Pro et vous pensez être tranquille. Mais que se passe-t-il si vous vendez des compléments alimentaires en fin de séance, si vous massez une cliente enceinte, ou si un client arrête son traitement après vous avoir consulté ? Dans le bien-être, les exclusions comptent autant que les garanties. Tour d’horizon des zones grises, contrat en main.
- Ce qui est couvert : les dommages causés à vos clients lors de vos séances, au cabinet, à domicile ou à distance, avec la défense et les dommages et intérêts, dans les limites du contrat.
- Vente de produits : la plupart des contrats bien-être couvrent la pratique « hors prescription ou vente de produits ». Vendre des compléments ou des huiles change le risque.
- Publics sensibles : femmes enceintes, jeunes enfants, certaines techniques réservées aux médecins, sages-femmes ou kinésithérapeutes sont souvent exclus ou encadrés.
- Limite légale : poser un diagnostic ou traiter une maladie sans diplôme relève de l’exercice illégal de la médecine (art. L. 4161-1 du Code de la santé publique), puni de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
- Déclaration exacte : l’intitulé de votre activité conditionne la garantie. Une pratique non déclarée peut ne pas être couverte.
- Ce que couvre la RC Pro d’un praticien bien-être
- Vente et conseil de produits : l’exclusion la plus sous-estimée
- Publics sensibles et techniques réservées
- Exercice illégal de la médecine : la limite que l’assurance ne franchit pas
- Bien déclarer son activité et choisir son contrat
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Naturopathie, sophrologie, réflexologie, massage bien-être, hypnose, reiki, coaching : ces métiers attirent chaque année de nouveaux praticiens, souvent en reconversion. La plupart ne sont pas réglementés, et aucune loi n’impose de manière générale une RC Pro. Pourtant, centres, salles, plateformes de réservation et clients la réclament de plus en plus, et un seul litige peut coûter cher. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, assure des praticiens du bien-être auprès de partenaires assureurs spécialisés. Plutôt que de répéter pourquoi la RC Pro est utile, cet article entre dans le détail de ce qu’elle couvre, de ce qu’elle exclut, et des situations où votre pratique vous fait sortir, sans le savoir, du périmètre de garantie.
1. Ce que couvre la RC Pro d’un praticien bien-être
La responsabilité civile professionnelle repose sur un principe simple : si, dans l’exercice de votre métier, vous causez un dommage à autrui, vous devez le réparer. Le client qui se blesse en descendant de votre table de massage, celui qui développe une réaction cutanée après une application, celui qui estime qu’un conseil l’a conduit à une situation préjudiciable peuvent vous demander réparation. L’assurance prend le relais : elle organise votre défense et, si votre responsabilité est retenue, indemnise la victime.
Les garanties que l’on trouve dans un bon contrat
Le contrat que nous proposons aux professionnels du bien-être fonctionne selon une logique « tous risques sauf » : tout ce qui n’est pas expressément exclu est couvert, sans sous-limite par type de garantie. Il couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés aux clients et aux tiers, la faute professionnelle et la négligence, le manquement à vos obligations contractuelles, mais aussi des risques auxquels on pense moins : la divulgation d’informations confidentielles, le dénigrement ou la diffamation, l’atteinte à la vie privée ou au droit à l’image (une photo de cliente publiée sans autorisation sur vos réseaux sociaux, par exemple), l’atteinte à la propriété intellectuelle, et les biens et documents confiés.
Il inclut aussi des garanties de dommages que vous subissez vous-même, comme l’atteinte à votre réputation, le remplacement d’une personne clé ou la contestation d’une créance. Une protection juridique peut être ajoutée en option. Point important pour les praticiens d’aujourd’hui : les séances à distance, en visioconférence, sont couvertes au même titre que les séances au cabinet, chez le client ou chez un tiers.
Pourquoi l’intitulé d’activité est déterminant
La garantie ne couvre pas « le bien-être » en général : elle couvre les activités déclarées aux conditions particulières. Les assureurs spécialisés travaillent avec des référentiels de plusieurs centaines de pratiques, chacune avec son intitulé et, souvent, ses réserves entre parenthèses. « Naturopathie (hygiène de vie, massothérapie, psychologie, aromathérapie, hors prescription ou vente de produits) », « Massage bien-être / modelage (hors soin médical ou paramédical, exploitation de spa, massages sur femmes enceintes, enfants de moins de 7 ans et animaux) » : ces précisions ne sont pas décoratives. Elles tracent la frontière de votre garantie.
Autrement dit, deux naturopathes assurés par le même contrat ne sont pas forcément couverts de la même façon si l’un se limite à l’hygiène de vie et l’autre propose aussi de la vente de compléments ou des techniques non déclarées. C’est ce que nous allons détailler dans les sections suivantes.
Pour fixer les idées, voici le type de réclamations que l’on rencontre dans ces métiers. Une cliente affirme qu’une manipulation lors d’une séance de réflexologie a déclenché une douleur persistante et réclame le remboursement de ses frais et une indemnisation. Un client en séance d’hypnose fait un malaise et chute. Un praticien cite dans une publication sur ses réseaux le cas d’un client reconnaissable, qui s’estime atteint dans sa vie privée. Une participante à un atelier de relaxation se blesse en se relevant d’un tapis. Aucune de ces situations n’est rare, et même lorsque la responsabilité du praticien n’est finalement pas retenue, la défense a un coût : c’est aussi pour cela que l’on s’assure.
- Dommages aux clients et aux tiers, défense, dommages et intérêts, dans la limite des plafonds.
- Risques moins connus couverts : diffamation, vie privée, confidentialité, biens confiés.
- Séances au cabinet, à domicile ou à distance, pour les seules activités déclarées.
Decaux Assurances vérifie l’intitulé de votre activité, vos techniques et vos publics, et vous propose une RC Pro bien-être adaptée auprès de nos partenaires assureurs.
Demander mon devis RC Pro →2. Vente et conseil de produits : l’exclusion la plus sous-estimée
Pour de nombreux naturopathes, aromathérapeutes ou conseillers en nutrition, la vente de produits est un complément de revenu naturel. On termine une consultation par une cure de plantes, on propose un coffret d’huiles essentielles, on renvoie vers une boutique en ligne avec un code partenaire. Commercialement, c’est cohérent. Du point de vue de l’assurance, c’est un changement de métier.
Conseil d’hygiène de vie ou prescription ?
Les assureurs distinguent clairement deux choses. Conseiller une meilleure hygiène alimentaire, recommander de privilégier le sommeil ou une activité physique douce, expliquer les grands principes de l’aromathérapie : c’est le cœur du métier, et c’est couvert pour les activités déclarées. En revanche, « prescrire » un produit précis, avec un dosage, pour un trouble identifié, rapproche le praticien de l’acte thérapeutique et du champ médical. De nombreux intitulés d’activité le précisent : « hors prescription ou vente de produits ».
La nuance compte en cas de litige. Imaginons une cliente qui prend, sur vos conseils, une plante connue pour interagir avec certains médicaments, et qui fait un malaise. Si vous avez simplement évoqué des pistes générales en l’invitant à en parler à son médecin, le dossier se présente différemment d’un protocole écrit, dosé, que vous lui avez remis et vendu. Dans le second cas, la couverture risque d’être refusée, et votre responsabilité personnelle peut être engagée.
Vendre des produits : d’autres règles, un autre contrat
La vente de produits fait de vous un distributeur, avec des obligations propres : respect de la réglementation des compléments alimentaires, étiquetage, allégations de santé encadrées, traçabilité des lots. Les dommages causés par un produit défectueux relèvent d’un autre mécanisme de responsabilité, celui des produits, qui ne se confond pas avec la RC Pro du praticien. Dans les contrats bien-être que nous étudions, la fabrication et la vente de produits sont en général exclues.
Que faire si la vente fait partie de votre modèle ? D’abord, le dire à votre courtier dès l’étude, avec le chiffre d’affaires correspondant. Ensuite, examiner avec lui une couverture adaptée, par exemple une RC exploitation incluant la RC du fait des produits, ou une activité de vente déclarée séparément. Selon les contrats, à confirmer lors de l’étude. Enfin, sur le plan pratique, séparer clairement le temps de la consultation et celui de la vente, et toujours inviter le client à vérifier l’absence de contre-indication avec son médecin ou son pharmacien.
La même prudence s’applique aux partenariats avec des marques. Un code promo, un lien affilié ou une recommandation appuyée sur vos réseaux sociaux peuvent vous exposer à une réclamation si un produit pose problème. Dans le doute, la règle d’or reste la transparence avec votre courtier : un risque déclaré se couvre, un risque caché se paie au moment du sinistre.
- Conseil d’hygiène de vie : couvert pour l’activité déclarée.
- Prescription et vente de produits : généralement exclues des RC Pro bien-être.
- Vente de produits = activité à déclarer et à couvrir spécifiquement, selon les contrats.
3. Publics sensibles et techniques réservées
Le praticien bien-être accueille tous les publics, et c’est justement là qu’apparaissent les situations les plus délicates. Une femme enceinte qui souhaite un massage relaxant, un parent qui amène un enfant anxieux pour une séance de réflexologie, une personne âgée fragile, un client sous traitement lourd : autant de cas où le risque de complication est plus élevé, et où l’assureur pose ses conditions.
Femmes enceintes, jeunes enfants : lire les réserves
Dans les référentiels d’activités que nous utilisons, l’intitulé « massage bien-être / modelage » exclut expressément les massages sur femmes enceintes, sur enfants de moins de 7 ans et sur animaux, ainsi que l’exploitation d’un spa et tout soin médical ou paramédical. D’autres intitulés ont leurs propres limites : l’intégration motrice primordiale hors enfants de moins d’un an, le conseil à la parentalité hors accompagnement de la grossesse et de l’accouchement, la kinésiologie hors mineurs et femmes enceintes lorsqu’elle est acceptée. Ces réserves ne sont pas uniformes d’un contrat à l’autre, et certaines pratiques ne sont tout simplement pas acceptées par tous les assureurs : selon les contrats, à confirmer lors de l’étude.
Si les femmes enceintes ou les jeunes enfants font partie de votre clientèle régulière, par exemple si vous proposez du massage prénatal ou des ateliers parents-bébés, il faut le signaler dès la demande de devis. Il existe parfois des solutions, sous conditions de formation spécifique ; parfois non. Mieux vaut le savoir avant qu’après.
Les autres publics fragiles méritent la même attention, même lorsqu’ils ne font pas l’objet d’une exclusion écrite. Une personne âgée, un client sous anticoagulants, une personne souffrant d’une pathologie chronique ou en cours de traitement lourd présentent des risques particuliers. Un questionnaire d’accueil qui interroge sur les contre-indications, et la consigne écrite de consulter un médecin en cas de doute, protègent à la fois le client et le praticien. En cas de litige, ces documents montrent que vous avez agi avec prudence.
Techniques réservées et soins esthétiques exclus
Certaines techniques figurent dans les référentiels avec une mention claire : « uniquement pratiqué par un médecin, une sage-femme ou un masseur-kinésithérapeute ». C’est le cas, selon les listes que nous consultons, de l’acupuncture, de l’auriculothérapie, du dry needling, de la manupuncture ou de la thérapie cranio-sacrée. Un praticien bien-être sans ce diplôme qui les pratiquerait ne serait pas couvert, et s’exposerait par ailleurs à des poursuites pour exercice illégal.
Côté massage, la Cour de cassation a précisé, dans deux arrêts du 29 juin 2021, que le monopole des masseurs-kinésithérapeutes porte sur le massage à visée thérapeutique, et non sur le massage de bien-être. Le praticien bien-être peut donc proposer des massages de détente, à condition de ne revendiquer aucune finalité de soin, de rééducation ou de traitement. Parler de « modelage » ou de « massage bien-être » et bannir de sa communication toute promesse thérapeutique reste la meilleure protection, juridique et assurantielle.
Enfin, les soins esthétiques les plus techniques sont exclus des contrats bien-être que nous proposons : amincissement ou drainage non manuel (le drainage lymphatique manuel restant possible selon l’intitulé), maquillage permanent et dermopigmentation, injections, laser, jeûne intermittent. L’esthéticienne relève d’ailleurs d’une activité réglementée, avec une qualification obligatoire.
- Femmes enceintes, enfants de moins de 7 ans : souvent exclus des intitulés de massage.
- Techniques réservées aux professions de santé : non couvertes sans le diplôme requis.
- Massage de bien-être autorisé, sans finalité thérapeutique (Cass. crim., 29/06/2021).
4. Exercice illégal de la médecine : la limite que l’assurance ne franchit pas
C’est la frontière la plus importante du métier, et celle que les autorités surveillent de près. Dans son rapport d’activité 2022-2024, la Miviludes indique que la santé et le bien-être représentent 37 % des signalements et demandes d’information qu’elle traite, et alerte sur les dérives thérapeutiques de certaines pratiques non conventionnelles. Le praticien sérieux n’a rien à craindre de cette vigilance, à condition de connaître la règle.
Ce que dit la loi
L’article L. 4161-1 du Code de la santé publique définit l’exercice illégal de la médecine : il vise notamment toute personne qui, sans diplôme de médecin, prend part habituellement à l’établissement d’un diagnostic ou au traitement de maladies. L’article L. 4161-5 punit cette infraction de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Concrètement, dire à un client « vous avez une candidose » ou « ce protocole va soigner votre hypothyroïdie » vous fait basculer du bien-être vers le médical.
La loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires a ajouté un outil : l’article 223-1-2 du Code pénal réprime la provocation, par des pressions ou manœuvres réitérées, d’une personne atteinte d’une pathologie à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical, lorsque cet abandon est présenté comme bénéfique alors qu’il peut, en l’état des connaissances médicales, avoir des conséquences graves pour sa santé. Un praticien qui dissuaderait un client de prendre le traitement prescrit par son médecin s’expose donc à des poursuites.
D’autres titres sont protégés. L’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes (article 52 de la loi du 9 août 2004). Un sophrologue, un hypnothérapeute ou un psychopraticien ne peut donc pas se présenter comme « psychothérapeute » sans remplir ces conditions.
L’article L. 4161-1 du Code de la santé publique définit l’exercice illégal de la médecine, notamment le fait de prendre part habituellement à l’établissement d’un diagnostic ou au traitement de maladies sans être titulaire du diplôme requis. L’article L. 4161-5 le punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Réf : Code de la santé publique, art. L. 4161-1 et L. 4161-5Pourquoi l’assurance ne vous suivra pas sur ce terrain
Il faut distinguer deux choses. D’une part, les sanctions pénales (amende, emprisonnement, interdiction d’exercer) ne sont jamais assurables : c’est un principe général. D’autre part, les conséquences civiles, c’est-à-dire l’indemnisation de la victime, pourraient en théorie relever de la RC Pro. Mais les contrats bien-être excluent expressément les prestations relevant d’une profession réglementée, la responsabilité médicale, et les activités pratiquées sans respecter les dispositions légales et réglementaires applicables. Un praticien qui sort de son champ perd donc, en pratique, sa couverture au moment où il en aurait le plus besoin.
Les engagements de résultat sont également exclus. Promettre qu’une méthode « guérit », « fait disparaître » ou « remplace » un traitement, c’est à la fois s’exposer juridiquement et se priver de garantie. À l’inverse, une communication prudente, des fiches clients qui rappellent que vos séances ne remplacent pas un avis médical, et le réflexe d’orienter vers un médecin dès qu’un symptôme inquiète, sont vos meilleures assurances, au sens propre comme au figuré.
Relisez à cette aune votre site internet, vos fiches sur les plateformes de réservation et vos publications sur les réseaux sociaux. Les formulations du type « soigne l’anxiété », « traite l’eczéma », « guérit les migraines » sont à proscrire. Préférez « accompagnement de la gestion du stress », « soutien de l’hygiène de vie », « séance de détente ». Ce travail de vocabulaire prend une heure et réduit durablement votre exposition, face aux autorités comme face à un client déçu.
Un mot sur la défense pénale : certains contrats ou options de protection juridique peuvent prendre en charge des frais de défense lorsque vous êtes poursuivi, par exemple si une plainte s’avère infondée. L’étendue de cette prise en charge varie selon les contrats, et elle ne couvre pas les faits intentionnels : c’est un point à examiner lors de l’étude.
La loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 a créé l’article 223-1-2 du Code pénal, qui réprime la provocation d’une personne atteinte d’une pathologie à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical, par des pressions ou manœuvres réitérées, lorsque cela peut entraîner de graves conséquences pour sa santé.
Réf : loi n° 2024-420 du 10/05/2024 · Code pénal, art. 223-1-2- Ni diagnostic ni traitement de maladie : c’est le domaine du médecin (L. 4161-1 CSP).
- Inciter à arrêter un traitement peut être un délit depuis la loi du 10 mai 2024.
- Amendes non assurables ; activités illégales et engagements de résultat exclus des contrats.
5. Bien déclarer son activité et choisir son contrat
La majorité des refus de garantie dans le bien-être ne tiennent pas à un contrat mal fait, mais à un décalage entre ce que le praticien fait réellement et ce qu’il a déclaré. La pratique évolue au fil des formations : on ajoute une technique, on ouvre un atelier collectif, on commence à vendre quelques produits. Le contrat, lui, reste figé.
Les questions à se poser avant de signer
Quelles techniques pratiquez-vous vraiment, y compris celles que vous proposez ponctuellement ? Dans quels lieux : cabinet, domicile des clients, salle partagée, entreprise, en ligne ? Pour quels publics : adultes uniquement, femmes enceintes, enfants, personnes âgées, sportifs ? Organisez-vous des ateliers collectifs, des retraites, des stages ? Vendez-vous ou recommandez-vous des produits ? Formez-vous d’autres praticiens ? Chaque réponse peut modifier l’intitulé à retenir ou appeler une extension.
Les retraites et séjours bien-être méritent une mention particulière. Organiser un week-end de yoga ou une retraite de naturopathie qui combine hébergement, repas et activités, c’est potentiellement vendre un forfait touristique. Or la vente de forfaits relève du Code du tourisme et d’une immatriculation au registre d’Atout France, avec une garantie financière et une RC Pro spécifique. Les contrats bien-être excluent en général l’organisation de voyages et de séjours. Si vous animez simplement une retraite organisée et vendue par un opérateur immatriculé, votre RC Pro bien-être couvre votre intervention ; si vous organisez tout vous-même, parlons-en avant de lancer les inscriptions.
Vérifiez aussi vos diplômes et certifications. Les contrats prévoient que le praticien réponde aux exigences de formation ou d’expérience attendues pour son activité, et excluent le non-respect des règles applicables. Conservez vos attestations de formation : elles pourront être demandées en cas de sinistre.
Pensez enfin à vos données clients. Une fiche d’anamnèse, un bilan de vitalité ou un historique de séances contiennent souvent des informations de santé, que le RGPD classe parmi les données sensibles. Leur sécurité et leur confidentialité relèvent de votre responsabilité ; une fuite ou une divulgation peut donner lieu à réclamation. Le contrat que nous proposons couvre la divulgation d’informations confidentielles ; pour le risque informatique au sens large, une assurance cyber peut compléter.
Pourquoi passer par un courtier
Les contrats bien-être se ressemblent en surface et diffèrent dans le détail : liste des techniques acceptées, réserves sur les publics, traitement de la vente de produits, plafonds, protection juridique, options de locaux. Un courtier connaît ces différences et vous oriente vers le contrat qui correspond à votre pratique réelle, pas à une catégorie générique. Il vous signale aussi, en toute transparence, les pratiques que certains assureurs n’acceptent pas.
Chez Decaux Assurances, l’étude commence par un échange sur votre activité, puis une proposition auprès de nos partenaires assureurs, avec une explication claire des exclusions qui vous concernent. Si vous recevez du public dans un local, nous étudions aussi la RC exploitation et la multirisque, que la RC Pro ne remplace pas. Et en cas de réclamation, c’est votre assureur qui gère le dossier et indemnise ; nous vous accompagnons dans la déclaration et le suivi.
- Déclarer toutes les techniques, lieux, publics et ventes de produits.
- Conserver ses attestations de formation et protéger les données de santé des clients.
- Mettre à jour le contrat à chaque nouvelle pratique.
| Situation | RC Pro bien-être | Commentaire |
|---|---|---|
| Client blessé en descendant de la table de massage | Oui, en principe | Dommage corporel lié à la séance, activité déclarée |
| Séance de sophrologie en visioconférence | Oui | Séances à distance couvertes par le contrat que nous proposons |
| Photo d’une cliente publiée sans accord | Oui, selon contrat | Atteinte à la vie privée et au droit à l’image |
| Réaction à un complément que vous avez vendu | Généralement non | Vente de produits exclue : couverture spécifique à étudier |
| Massage relaxant sur femme enceinte | Souvent exclu | Réserve fréquente des intitulés de massage bien-être |
| Acupuncture pratiquée sans diplôme de santé | Non | Technique réservée ; risque d’exercice illégal |
| Amende pour exercice illégal de la médecine | Non | Sanction pénale non assurable |
| Dégât des eaux dans votre cabinet | Non | Relève de la multirisque, pas de la RC Pro |
Top 5 des erreurs à éviter pour votre RC Pro de naturopathe ou praticien bien-être
- Vendre des produits sans le déclarerLa vente et la prescription sont souvent exclues. Solution : déclarer cette activité et étudier une couverture adaptée.
- Ajouter une technique sans prévenir l’assureurUne pratique non déclarée peut ne pas être couverte. Solution : mettre à jour le contrat à chaque nouvelle formation.
- Utiliser un vocabulaire médical« Diagnostic », « traitement », « guérison » exposent à l’exercice illégal. Solution : parler d’accompagnement et orienter vers le médecin.
- Ignorer les réserves sur les publicsFemmes enceintes et jeunes enfants sont souvent exclus. Solution : les signaler à l’étude pour connaître les conditions.
- Croire que la RC Pro couvre le cabinetLocal, matériel et accueil du public relèvent d’autres contrats. Solution : étudier RC exploitation et multirisque.
- Lister toutes vos techniques, y compris occasionnelles, avec leur intitulé exact.
- Préciser vos lieux d’exercice : cabinet, domicile, entreprise, en ligne, ateliers.
- Identifier vos publics sensibles : femmes enceintes, enfants, personnes fragiles.
- Déclarer toute vente ou recommandation de produits et le chiffre d’affaires associé.
- Relire vos supports de communication pour supprimer toute promesse thérapeutique.
- Faire comparer votre contrat par un courtier et le mettre à jour chaque année.
FAQ — RC Pro naturopathe, sophrologue et praticien massage bien-être : 6 questions clés
La RC Pro est-elle obligatoire pour un naturopathe ?
Il n’existe pas d’obligation légale générale pour les praticiens bien-être non réglementés. En pratique, elle est souvent exigée par les centres, salles, plateformes et clients professionnels, et elle protège votre patrimoine en cas de réclamation.
Suis-je couvert si je vends des compléments alimentaires ?
Généralement non au titre de la RC Pro bien-être : la plupart des contrats couvrent la pratique « hors prescription ou vente de produits ». Il faut déclarer cette activité et étudier une couverture adaptée, selon les contrats.
Puis-je masser une femme enceinte ?
Les intitulés « massage bien-être » excluent souvent les femmes enceintes et les enfants de moins de 7 ans. Si cette clientèle fait partie de votre activité, signalez-le lors de l’étude pour connaître les conditions éventuelles.
Un praticien bien-être a-t-il le droit de parler de « massage » ?
La Cour de cassation a jugé en 2021 que le monopole des masseurs-kinésithérapeutes porte sur le massage à visée thérapeutique. Le massage de bien-être est possible, sans aucune finalité de soin revendiquée.
Que risque un naturopathe qui pose un diagnostic ?
Il s’expose à des poursuites pour exercice illégal de la médecine (art. L. 4161-1 du Code de la santé publique), puni de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Les amendes ne sont pas assurables et les contrats excluent les activités contraires à la loi.
Les séances en visioconférence sont-elles couvertes ?
Oui, dans le contrat que nous proposons, les séances à distance sont couvertes au même titre que celles réalisées au cabinet, chez le client ou chez un tiers, pour les activités déclarées.
Techniques, publics, vente de produits, séances à distance : Decaux Assurances compare votre contrat à votre pratique réelle et vous propose une solution auprès de nos partenaires assureurs.
Demander mon devis RC Pro →- Légifrance — Code de la santé publique, exercice illégal (art. L. 4161-1 et suivants) (consulté le 26/09/2026)
- Légifrance — loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 contre les dérives sectaires (consulté le 26/09/2026)
- Miviludes — que dit la loi ? (consulté le 26/09/2026)
- Légifrance — article 52 de la loi du 9 août 2004 (titre de psychothérapeute) (consulté le 26/09/2026)
- Légifrance — Code de la santé publique, masseur-kinésithérapeute (art. L. 4321-1 et suivants) (consulté le 26/09/2026)
- RC Pro
- Assurance qui prend en charge les conséquences financières des dommages causés à des clients ou des tiers dans le cadre de l’activité professionnelle déclarée.
- Intitulé d’activité
- Libellé précis de la pratique assurée, souvent assorti de réserves (« hors vente de produits », « hors femmes enceintes »…).
- Exercice illégal de la médecine
- Fait de poser habituellement un diagnostic ou de traiter des maladies sans diplôme de médecin (art. L. 4161-1 CSP).
- Engagement de résultat
- Promesse d’obtenir un résultat précis (guérison, perte de poids…), généralement exclue des contrats RC Pro.
- Miviludes
- Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
- Données sensibles
- Catégorie du RGPD qui inclut les données de santé, soumises à des règles de protection renforcées.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, assure des naturopathes, sophrologues, réflexologues, praticiens en massage bien-être, hypnothérapeutes et coachs auprès de partenaires assureurs spécialisés. Nous vérifions l’intitulé de chaque activité, les techniques pratiquées, les publics accueillis et la vente éventuelle de produits, pour que la garantie corresponde à votre pratique réelle.
Publié le 23/10/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
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N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Nous adaptons votre RC Pro de praticien bien-être à vos techniques et à vos publics, et nous étudions si besoin votre RC exploitation, votre multirisque professionnelle et votre prévoyance. Courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine.

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