Pour vendre des voyages ou des séjours, il faut être immatriculé au registre d’Atout France, et pour être immatriculé, il faut une assurance RC Pro « spécifique ». Jusque-là, tout le monde le sait. Ce que l’on sait moins : la garantie ne démarre pas le jour où vous signez votre contrat, mais le lendemain de votre immatriculation, à zéro heure. Entre les deux, vous ne devez rien vendre.
- Double condition : l’immatriculation au registre des opérateurs de voyages et de séjours exige une garantie financière et une assurance RC Pro (article L. 211-18 du Code du tourisme).
- RC Pro spécifique : le contrat doit couvrir la responsabilité définie aux articles L. 211-16 et L. 211-17, y compris la responsabilité de plein droit du fait de vos prestataires.
- Date d’effet : selon l’article R. 211-40, la garantie ne prend effet que le lendemain de la délivrance de l’immatriculation, à zéro heure. Une attestation provisoire sert à déposer le dossier.
- Montant : librement fixé par l’opérateur et son assureur selon Atout France, mais chaque assureur applique ses propres planchers selon l’activité.
- Chaque année : une attestation d’assurance en cours de validité doit être transmise à la commission d’immatriculation, sous peine de radiation possible.
- Pourquoi Atout France exige une RC Pro spécifique
- L’attestation RC Pro : contenu, modèle et calendrier
- Le piège de la date d’effet : ce qui se passe vraiment
- Quel montant de garantie choisir en pratique ?
- Ce que doit couvrir votre contrat, et le rôle du courtier
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Créer une agence de voyages, lancer une activité de tour-opérateur, organiser des séminaires à l’étranger ou des voyages d’études pour des écoles : toutes ces activités passent par la même porte d’entrée, l’immatriculation au registre tenu par Atout France. Et cette porte ne s’ouvre qu’avec deux clés, dont une assurance de responsabilité civile professionnelle conforme au Code du tourisme. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des opérateurs de voyages dans cette étape. Dans ce guide, nous détaillons ce que doit contenir votre attestation, le calendrier à respecter et le piège de la date d’effet qui surprend presque tous les créateurs.
1. Pourquoi Atout France exige une RC Pro spécifique
L’immatriculation est présentée par Atout France comme une démarche déclarative obligatoire. Elle a un objectif simple : protéger le voyageur. Le registre est public, et chacun peut vérifier qu’un vendeur de voyages est bien immatriculé, qu’il dispose d’un garant financier et d’un assureur. Pour le professionnel, cela signifie qu’aucune vente ne peut intervenir avant l’inscription. Ce n’est pas une formalité que l’on règle après coup : c’est une condition d’exercice.
Qui doit s’immatriculer ?
Le champ est plus large qu’on ne le croit. Selon l’article L. 211-1 du Code du tourisme, sont concernés les professionnels qui élaborent et vendent, ou offrent à la vente, des forfaits touristiques, des services de voyage qu’ils ne produisent pas eux-mêmes (transport, hébergement, location de véhicule, autres services touristiques) ou qui facilitent des prestations de voyage liées. La Direction générale des entreprises le rappelle : l’immatriculation est nécessaire même lorsque l’on ne vend aucune prestation de transport.
Concrètement, on retrouve au registre des agences de voyages classiques, des tour-opérateurs, des agences réceptives, mais aussi des profils moins attendus : un organisateur de voyages d’études pour des écoles de commerce, une agence d’événementiel qui monte des séminaires incluant hôtel et activités, une conciergerie haut de gamme qui assemble des séjours, une association qui organise des circuits. Dès que vous combinez au moins deux services de voyage pour un même séjour, vous êtes probablement dans le champ du forfait touristique. Le doute est fréquent ; il vaut mieux le lever avant de signer le premier contrat client.
Point souvent négligé : si vous êtes déjà assuré en RC Pro pour une autre activité, par exemple la formation ou le conseil, ce contrat ne couvre pas, en principe, l’activité d’opérateur de voyages. La plupart des contrats RC Pro « services » ou « conseil » excluent même expressément les opérations touristiques visées par le Code du tourisme. Il faut donc un contrat dédié.
Une RC Pro « spécifique », pas n’importe laquelle
Le site du registre d’Atout France est explicite : l’assurance de responsabilité civile professionnelle doit être « spécifique » et couvrir les conséquences pécuniaires de la responsabilité définie aux articles L. 211-16 et L. 211-17 du Code du tourisme. Le contrat doit en outre être établi conformément aux articles L. 211-18 et R. 211-35 à R. 211-40.
La clé, c’est l’article L. 211-16. Il pose une responsabilité de plein droit : le professionnel qui vend un forfait répond de la bonne exécution de tous les services prévus au contrat, qu’il les exécute lui-même ou qu’ils soient exécutés par d’autres prestataires, sans préjudice de son recours contre eux. Autrement dit, si l’hôtel partenaire à Lisbonne n’honore pas la réservation, si l’autocariste local annule une excursion ou si un transfert tourne mal, c’est vers vous que le voyageur se retourne en premier. Vous n’avez commis aucune faute personnelle, et pourtant votre responsabilité est engagée.
C’est ce qui distingue une RC Pro d’opérateur de voyages d’une RC Pro classique, qui ne couvre en général que vos propres fautes. Un contrat qui ne viserait pas expressément cette responsabilité sans faute ne répondrait pas à l’exigence d’Atout France, et vous laisserait seul face au risque le plus fréquent du métier.
L’article L. 211-18 du Code du tourisme fait de la garantie financière et de l’assurance RC Pro des conditions de l’immatriculation. L’article L. 211-16 rend le professionnel responsable de plein droit de la bonne exécution des services du forfait, même lorsqu’ils sont exécutés par d’autres prestataires, sauf dommage imputable au voyageur, à un tiers étranger à la fourniture des services ou à des circonstances exceptionnelles et inévitables.
Réf : Code du tourisme, art. L. 211-1, L. 211-16, L. 211-17, L. 211-18- Pas d’immatriculation sans garantie financière et RC Pro (L. 211-18).
- La RC Pro doit couvrir la responsabilité de plein droit du fait des prestataires (L. 211-16).
- Une RC Pro souscrite pour une autre activité ne suffit pas.
Decaux Assurances étudie votre activité de voyages et vous propose une RC Pro conforme au Code du tourisme auprès de nos partenaires assureurs, avec une attestation au modèle attendu par la commission.
Demander mon devis RC Pro →2. L’attestation RC Pro : contenu, modèle et calendrier
Pour la commission d’immatriculation, votre contrat d’assurance n’existe qu’à travers l’attestation. Personne ne lira vos conditions particulières : c’est ce document d’une ou deux pages qui fait foi. L’article R. 211-40 du Code du tourisme en fait d’ailleurs une présomption de garantie. D’où l’importance d’un document sans approximation.
Ce que doit contenir l’attestation
L’article R. 211-40 précise les mentions que l’attestation doit nécessairement comporter : la référence aux dispositions légales et réglementaires applicables, la raison sociale de l’entreprise d’assurance, le nom et l’adresse de l’opérateur garanti, et elle doit mentionner que la garantie ne prend effet que le lendemain de l’immatriculation. Atout France met à disposition un modèle d’attestation d’assurance RC Pro sur le site du registre des opérateurs de voyages et de séjours. Les assureurs spécialisés dans le tourisme connaissent ce modèle et l’utilisent.
Le point qui fait le plus souvent échouer un dossier est pourtant basique : l’identité. L’attestation doit être au nom exact de la personne, physique ou morale, qui sera immatriculée. Si vous déposez le dossier au nom d’une SASU en cours de création alors que le contrat a été souscrit à votre nom en entreprise individuelle, la commission relèvera l’incohérence. Même vigilance sur l’adresse du siège et sur la description de l’activité, qui doit correspondre à ce que vous déclarez au registre.
Si vous changez de forme juridique après l’immatriculation, par exemple en passant d’une entreprise individuelle à une société, la forme juridique n’a pas d’incidence sur la garantie en elle-même, mais le contrat doit suivre : il faut transmettre à l’assureur la nouvelle attestation d’immatriculation afin que le contrat et l’attestation soient mis à jour au nom de la nouvelle entité.
Au dépôt, puis chaque année
L’attestation est demandée une première fois lors du dépôt de la demande d’immatriculation. Ensuite, le registre d’Atout France indique qu’elle doit être transmise annuellement à la commission. Le non-respect de ces règles peut entraîner une décision de radiation du registre. En pratique, votre courtier doit donc anticiper l’échéance de votre contrat pour que la nouvelle attestation soit disponible à temps.
À cela s’ajoute le renouvellement de l’immatriculation elle-même, qui intervient tous les trois ans. Atout France prévient les opérateurs avant l’échéance ; il faut alors fournir des attestations de garantie financière et d’assurance en cours de validité. Si vous changez d’assureur en cours de route, la nouvelle attestation doit également être communiquée, sans rupture de couverture entre l’ancien et le nouveau contrat.
Enfin, l’article R. 211-40 prévoit que les brochures et documents contractuels remis aux voyageurs indiquent les risques couverts et les garanties souscrites. Vos conditions de vente et vos devis doivent donc mentionner votre assureur RC Pro. C’est un détail de mise en page, mais aussi un argument commercial : un client professionnel, une école ou un comité d’entreprise vérifiera volontiers ces mentions.
Car l’attestation ne sert pas qu’à Atout France. Vos clients professionnels la réclament de plus en plus souvent : les écoles avant de valider un voyage d’études, les directions achats avant de confier un séminaire, les comités sociaux et économiques avant de référencer un prestataire. Certains fixent une date butoir dans leur appel d’offres. Disposer rapidement d’une attestation définitive, claire et à jour, c’est aussi remporter des marchés. À l’inverse, une attestation incomplète ou périmée peut suffire à écarter votre candidature, même si votre offre est la meilleure. Nous conseillons de conserver en permanence une version PDF de l’attestation en cours, de vérifier sa date de fin de validité et de demander la nouvelle version à votre courtier dès le renouvellement du contrat.
Selon l’article R. 211-40 du Code du tourisme, la souscription du contrat RC Pro est justifiée par une attestation remise à la commission d’immatriculation ; cette attestation vaut présomption de garantie. La garantie ne prend effet que le lendemain de la délivrance de l’immatriculation, à zéro heure.
Réf : Code du tourisme, art. R. 211-35 à R. 211-40- Nom exact de l’entité immatriculée, textes visés, montant et période de garantie.
- Modèle Atout France disponible sur le site du registre.
- Transmission au dépôt, puis chaque année ; renouvellement de l’immatriculation tous les trois ans.
3. Le piège de la date d’effet : ce qui se passe vraiment
C’est la question que nous posent presque tous les créateurs : « Mon contrat démarre le 1er du mois, mais je n’ai pas encore mon numéro d’immatriculation. Suis-je couvert entre les deux ? » La réponse est non, et elle tient à la fois au droit et à la logique du contrat.
Attestation provisoire, immatriculation, puis garantie
Le schéma est le suivant. D’abord, vous choisissez votre contrat et vous signez la proposition. Comme la commission exige l’attestation pour instruire le dossier, l’assureur vous remet une attestation provisoire, conforme au modèle attendu. Vous la joignez à votre demande, avec l’attestation de garantie financière. Ensuite, la commission instruit et vous immatricule. Enfin, une fois votre numéro obtenu, vous le transmettez à votre courtier, et l’assureur émet l’attestation définitive, à effet de la date d’immatriculation.
Ce fonctionnement découle directement de l’article R. 211-40 : la garantie ne prend effet que le lendemain de la délivrance de l’immatriculation, à zéro heure. Il découle aussi du contrat : les assureurs du secteur excluent les activités exercées sans l’immatriculation requise, y compris pendant une période de retrait provisoire ou définitif. Un voyage vendu avant l’immatriculation n’est donc pas seulement une infraction au Code du tourisme ; c’est aussi un risque non assuré.
Prenons un cas typique que nous rencontrons : un créateur organise des voyages d’études pour des écoles. Une école lui demande l’attestation RC Pro avant une date butoir, pour valider un départ prévu quelques mois plus tard. Tentation : signer le contrat avec l’école tout de suite, en présentant l’attestation provisoire. Or l’attestation provisoire n’est pas une preuve de garantie en cours : elle ne sert qu’à constituer le dossier d’immatriculation. Si un acompte est encaissé et qu’un incident survient avant l’immatriculation, personne ne couvrira le dommage.
Ce que vous ne devez pas faire pendant l’attente
Pendant l’instruction du dossier, vous pouvez préparer votre activité : négocier avec vos prestataires, construire vos programmes, préparer vos conditions de vente, tester vos outils de réservation. En revanche, vous ne devez ni vendre, ni encaisser d’acomptes, ni signer de contrats de voyage avec des clients. Cela vaut aussi pour les ventes « sous réserve d’immatriculation », juridiquement fragiles et non couvertes.
Pour ne pas perdre de clients, anticipez. Le délai d’instruction dépend de la complétude de votre dossier : un dossier complet dès le premier dépôt, avec des attestations cohérentes, avance plus vite qu’un dossier qui fait des allers-retours. C’est pourquoi nous conseillons de lancer la démarche d’assurance et celle de garantie financière en parallèle, plusieurs mois avant le premier départ envisagé. Les deux attestations doivent être déposées ensemble.
Dernier réflexe : dès réception de votre numéro d’immatriculation, transmettez-le à votre courtier le jour même. L’attestation définitive est celle que vous remettrez à vos clients professionnels, et c’est elle qui sera réclamée lors du contrôle annuel.
- Attestation provisoire = pièce du dossier, pas preuve de couverture.
- Garantie effective le lendemain de l’immatriculation, à zéro heure.
- Aucune vente, aucun acompte avant l’immatriculation.
4. Quel montant de garantie choisir en pratique ?
Beaucoup de créateurs arrivent avec un chiffre en tête, souvent un million d’euros, parce que c’est ce qu’un client, un confrère ou un modèle trouvé en ligne leur a suggéré. Le bon montant dépend pourtant de votre activité réelle, et les assureurs ont leurs propres règles.
Libre en droit, encadré en pratique
Le registre d’Atout France est clair : le montant de la garantie RC Pro est librement fixé par le demandeur et son assureur, en fonction des activités touristiques exercées ou à exercer. Il n’existe donc pas de minimum réglementaire unique, contrairement à d’autres professions réglementées. Mais « libre » ne veut pas dire « au choix de l’assuré » : chaque assureur définit les montants qu’il accepte d’accorder pour ce risque.
Chaque contrat fixe donc son propre montant minimum, et il est souvent plus élevé que ce que les créateurs imaginent. Un seul accident de car impliquant un groupe, une intoxication collective dans un hôtel ou un rapatriement sanitaire peut suffire à mobiliser une garantie importante : mieux vaut dimensionner le contrat sur votre activité réelle que sur un chiffre repris d’un modèle trouvé en ligne.
Dimensionner selon vos voyages
Plusieurs critères orientent le choix. La taille des groupes d’abord : organiser des voyages pour 150 étudiants n’expose pas comme des séjours individuels sur mesure. Les activités proposées ensuite : randonnées, sports nautiques, visites industrielles, soirées d’intégration. Les destinations enfin : le coût d’un dommage corporel et des frais médicaux varie fortement d’un pays à l’autre.
La question des États-Unis et du Canada mérite une attention particulière. Il faut distinguer deux notions. La territorialité du contrat désigne les pays où vos voyages peuvent se dérouler : sur l’offre que nous proposons, elle couvre le monde entier. L’extension USA/Canada vise un autre sujet : les réclamations portées devant les juridictions américaines ou canadiennes. D’après les échanges que nous avons eus avec la souscription, cette extension est surtout utile si vous vendez à une clientèle américaine ou canadienne, susceptible de vous poursuivre chez elle. Emmener un groupe d’étudiants français à New York ne la rend pas automatiquement nécessaire. C’est typiquement le genre d’arbitrage que nous faisons avec vous, dossier par dossier.
Enfin, le montant se revoit. Votre volume d’affaires, la taille de vos groupes et vos destinations évoluent ; votre plafond doit suivre. Nous le réexaminons à chaque échéance, en même temps que l’attestation annuelle.
Pour se faire une idée des enjeux, il suffit de passer en revue les situations types que les assureurs du secteur voient passer. Un participant se blesse lors d’une activité organisée par un prestataire local, et la famille réclame l’indemnisation de son préjudice corporel à l’organisateur. Un hôtel surbooké reloge le groupe à quarante kilomètres, et les clients demandent réparation d’un séjour dégradé. Une erreur dans les noms saisis sur des billets d’avion oblige à racheter des places au dernier moment. Des passeports confiés pour une demande de visa sont perdus. Aucune de ces situations n’est exceptionnelle, et plusieurs peuvent se produire la même année. Un plafond trop juste se consomme vite, surtout quand les frais de défense s’ajoutent aux indemnités.
- Pas de minimum légal : montant fixé avec l’assureur selon l’activité.
- Planchers propres à chaque assureur : le montant est validé lors de l’étude.
- Territorialité monde entier et extension USA/Canada : deux sujets différents.
5. Ce que doit couvrir votre contrat, et le rôle du courtier
Une attestation conforme ne dit rien de la qualité du contrat. Deux RC Pro peuvent satisfaire la commission d’immatriculation et réagir très différemment le jour d’un sinistre. C’est là que le travail de comparaison prend son sens.
Les garanties qui comptent pour un opérateur de voyages
Le contrat que nous proposons aux opérateurs immatriculés couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés aux voyageurs, aux prestataires ou aux tiers, qu’ils résultent d’une faute, d’une erreur, d’une omission ou d’un manquement contractuel, et surtout la responsabilité sans faute de l’article L. 211-16. Il couvre aussi les biens confiés typiques du métier : bagages, passeports et documents, titres de transport, billets de spectacle. Les frais de défense et les dommages et intérêts sont pris en charge dans la limite du plafond.
Il prévoit également des frais correctifs : si, pour éviter un sinistre plus lourd, il est moins coûteux de réacheminer un groupe ou de trouver un hébergement de remplacement, ces frais peuvent être pris en charge dans les conditions du contrat. Des garanties annexes existent aussi, comme l’atteinte à la réputation ou la contestation de créance, et une protection juridique peut compléter l’ensemble. Des modules complémentaires (RC exploitation et employeur, cyber, responsabilité des dirigeants, multirisque des locaux) peuvent être ajoutés dans la même police.
Ce que la RC Pro ne couvrira pas
Il faut être lucide sur les limites. La RC Pro ne remplace jamais la garantie financière : le non-reversement de fonds, le défaut de paiement de vos prestataires et le remboursement des acomptes en cas de défaillance relèvent du garant, pas de l’assureur RC. Les remboursements ou restitutions du prix du voyage sont exclus. Les événements comme les grèves, les catastrophes naturelles, les épidémies ou le terrorisme figurent parmi les exclusions générales. L’exploitation en propre d’un hébergement ou d’un moyen de transport, la perte d’espèces ou d’objets précieux des voyageurs, le recours à une compagnie aérienne figurant sur la liste noire européenne sont aussi exclus.
Ces limites ne sont pas un défaut du contrat : elles délimitent son rôle. Pour les risques d’annulation ou d’interruption de voyage côté voyageurs, on se tourne vers des assurances voyage proposées au client. Pour la défaillance de l’opérateur, c’est la garantie financière.
Notre rôle de courtier est de vous expliquer ces frontières avant la signature, de vérifier que l’activité décrite dans le contrat correspond exactement à ce que vous faites, de dimensionner le plafond, de coordonner l’attestation provisoire puis définitive, et de suivre les attestations annuelles. En cas de sinistre, c’est votre assureur qui instruit et indemnise ; nous vous accompagnons dans la déclaration et le suivi. Précision importante : notre partenaire ne délivre pas de garantie financière. Nous vous expliquons comment la rechercher auprès d’un organisme habilité, sans pouvoir la fournir nous-mêmes.
Concrètement, la démarche avec nous se déroule en quelques étapes : un questionnaire dédié aux opérateurs de voyages (type de voyages, clientèle, taille des groupes, répartition du chiffre d’affaires par zone géographique, prestataires utilisés), une cotation auprès de nos partenaires assureurs, un échange écrit sur les points sensibles (plafond, extension USA/Canada, activités annexes), puis la signature et l’émission de l’attestation provisoire. Les pièces demandées à la souscription sont classiques : proposition signée, mandat de prélèvement, justificatif d’identité du dirigeant. Nous gardons ensuite la main sur le calendrier des attestations pour que vous n’ayez pas à y penser.
- Responsabilité sans faute, biens confiés, défense, frais correctifs : les garanties clés.
- Garantie financière, remboursements de prix, grèves et épidémies : hors RC Pro.
- Le courtier cadre l’activité déclarée, le plafond et le calendrier des attestations.
| Étape | Document | Qui le délivre | Garantie RC Pro active ? |
|---|---|---|---|
| Signature du contrat RC Pro | Projet signé + attestation provisoire | Assureur, via le courtier | Non |
| Obtention de la garantie financière | Attestation de garantie financière | Garant habilité (organisme collectif, banque, assureur caution…) | Non |
| Dépôt du dossier | Demande d’immatriculation + les deux attestations | Opérateur, auprès d’Atout France | Non |
| Immatriculation | Numéro d’immatriculation | Commission d’immatriculation | Oui, le lendemain à 0 h |
| Après immatriculation | Attestation RC Pro définitive | Assureur, via le courtier | Oui |
| Chaque année | Nouvelle attestation RC Pro et de garantie financière | Assureur / garant | Oui, si contrat en vigueur |
Top 5 des erreurs à éviter pour votre attestation RC Pro Atout France
- Vendre avec l’attestation provisoireElle sert au dossier, pas à couvrir des ventes. Solution : attendre l’immatriculation avant tout contrat client ou acompte.
- Présenter une RC Pro souscrite pour une autre activitéLes contrats généralistes excluent souvent les opérations touristiques. Solution : souscrire une RC Pro dédiée aux opérateurs de voyages.
- Une attestation au mauvais nomEI, société en formation, adresse erronée : la commission bloque. Solution : aligner l’attestation sur l’entité exacte qui s’immatricule.
- Croire que la RC Pro couvre la défaillanceRemboursement des avances et rapatriement relèvent de la garantie financière. Solution : traiter les deux dossiers en parallèle.
- Oublier l’attestation annuelleSon absence peut conduire à une radiation. Solution : caler l’échéance du contrat et demander l’attestation à votre courtier en amont.
- Décrire précisément votre activité : forfaits, clientèle, taille des groupes, destinations.
- Demander une étude RC Pro opérateur de voyages à votre courtier, avec le plafond adapté.
- Lancer en parallèle la recherche d’une garantie financière auprès d’un organisme habilité.
- Signer le contrat et récupérer l’attestation provisoire au nom exact de l’entité.
- Déposer le dossier d’immatriculation avec les deux attestations, puis attendre le numéro.
- Transmettre le numéro au courtier pour obtenir l’attestation définitive, et programmer l’envoi annuel.
FAQ — Attestation RC Pro Atout France : 6 questions clés
La RC Pro est-elle obligatoire pour s’immatriculer chez Atout France ?
Oui. L’article L. 211-18 du Code du tourisme fait de l’assurance RC Pro, avec la garantie financière, une condition de l’immatriculation au registre des opérateurs de voyages et de séjours. L’attestation est demandée au dépôt puis chaque année.
Suis-je couvert entre la signature du contrat et mon immatriculation ?
Non. Selon l’article R. 211-40, la garantie ne prend effet que le lendemain de la délivrance de l’immatriculation, à zéro heure. Vous ne devez pas exercer avant d’être immatriculé ; les contrats excluent d’ailleurs l’activité exercée sans l’immatriculation requise.
À quoi sert l’attestation provisoire ?
Elle permet de déposer le dossier d’immatriculation. Une fois le numéro obtenu, l’assureur émet l’attestation définitive à effet de la date d’immatriculation. L’attestation provisoire ne doit pas être utilisée pour vendre des voyages.
Quel montant de garantie faut-il prévoir ?
Le Code du tourisme ne fixe pas de minimum : Atout France indique que le montant est librement fixé avec l’assureur selon l’activité. Chaque assureur spécialisé applique toutefois son propre plancher, que votre courtier vous indique lors de l’étude.
Mon assureur RC Pro peut-il aussi me fournir la garantie financière ?
Rarement. Ce sont deux obligations distinctes, souvent traitées par des acteurs différents. Notre partenaire assureur ne délivre pas de garantie financière : elle doit être obtenue auprès d’un organisme habilité (organisme de garantie collective, établissement de crédit, entreprise d’assurance habilitée, société de financement ou groupement agréé).
Que se passe-t-il si je transforme mon entreprise individuelle en société ?
La forme juridique n’affecte pas la garantie en elle-même, mais le contrat et l’attestation doivent être au nom de l’entité immatriculée. Transmettez à votre courtier la nouvelle attestation d’immatriculation pour que le contrat soit modifié.
Activité, plafond, territorialité, calendrier des attestations : Decaux Assurances prépare votre RC Pro d’opérateur de voyages avec nos partenaires assureurs.
Demander mon devis RC Pro →- Atout France — immatriculation des opérateurs de voyages et de séjours (consulté le 26/09/2026)
- Registre des opérateurs de voyages — garantie financière et assurance RC Pro (consulté le 26/09/2026)
- Légifrance — article R. 211-40 du Code du tourisme (consulté le 26/09/2026)
- Légifrance — article L. 211-16 du Code du tourisme (consulté le 26/09/2026)
- Direction générale des entreprises — créer son agence de voyages (consulté le 26/09/2026)
- Bpifrance Création — agent de voyages, réglementation (consulté le 26/09/2026)
- Atout France
- Agence de développement touristique de la France ; sa commission d’immatriculation tient le registre des opérateurs de voyages et de séjours.
- Opérateur de voyages et de séjours
- Professionnel qui élabore et vend des forfaits touristiques ou des services de voyage qu’il ne produit pas lui-même (art. L. 211-1 du Code du tourisme).
- Responsabilité de plein droit
- Responsabilité engagée sans qu’une faute soit prouvée : le vendeur du forfait répond des services exécutés par ses prestataires.
- Attestation provisoire
- Document remis par l’assureur pour constituer le dossier d’immatriculation, avant l’émission de l’attestation définitive.
- Garantie financière
- Engagement d’un garant habilité de rembourser les avances des clients et d’assurer leur rapatriement en cas de défaillance de l’opérateur.
- Frais correctifs
- Frais engagés pour éviter ou limiter un dommage (réacheminement, hébergement de remplacement), pris en charge dans les conditions du contrat.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des créateurs d’agences, des tour-opérateurs et des organisateurs de voyages d’études ou de séminaires dans leur démarche d’immatriculation. Nous coordonnons avec nos partenaires assureurs l’attestation provisoire, l’attestation définitive et les renouvellements annuels, et nous vous expliquons clairement ce qui relève de la RC Pro et ce qui relève de la garantie financière.
Publié le 02/10/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
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Attestation provisoire pour le dossier, attestation définitive après l’immatriculation, renouvellement chaque année : nous pilotons le calendrier de votre RC Pro tourisme. Pensez aussi à la RC exploitation, à l’assurance cyber et à la RC des dirigeants.


