Caisse des Français de l’Étranger seule, CFE doublée d’une complémentaire, ou contrat privé qui rembourse dès le premier euro : trois architectures coexistent pour se soigner à l’étranger. Aucune n’est la meilleure dans l’absolu. Le bon choix dépend du pays, de l’âge, de la famille et de l’état de santé — et d’une poignée de règles qu’il faut connaître avant de partir.
- La CFE est un organisme de Sécurité sociale à adhésion volontaire : pas de questionnaire de santé, pas d’exclusion, adhésion possible à tout âge, retour en France sans rupture de droits.
- Ses remboursements dépendent du pays de soins et des barèmes de la CFE : dans les pays où la médecine est chère, une part importante de la facture reste à charge.
- La complémentaire CFE prend le relais au-delà du remboursement de la CFE, comme une mutuelle le fait en France au-delà de l’Assurance maladie.
- Le contrat au 1er euro est une assurance privée autonome qui rembourse dès le premier euro, sans passer par la CFE, en échange d’une sélection médicale à l’adhésion.
- Le choix se fait sur quatre critères : coût des soins dans le pays, âge, composition familiale et antécédents médicaux. Adhérer tôt évite les délais de carence.
Partir vivre à l’étranger, c’est quitter la Sécurité sociale française. Le service public le rappelle sans détour : l’expatrié cesse de dépendre du régime français et relève du système de protection sociale du pays où il travaille, avec des droits qui varient selon l’existence ou non d’une convention bilatérale. Dans beaucoup de pays, ce régime local est lacunaire, lent ou inexistant pour un étranger. D’où la question que se posent presque tous les expatriés au moment du départ : faut-il adhérer à la CFE, souscrire un contrat privé au premier euro, ou combiner les deux logiques ? Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des expatriés, des retraités à l’étranger et des familles en mobilité. Ce comparatif met à plat le fonctionnement de chaque solution, leurs forces, leurs angles morts et la méthode pour choisir selon votre situation réelle.
1. La CFE : la Sécurité sociale des expatriés
Un organisme de Sécurité sociale à adhésion volontaire
La CFE n’est ni une mutuelle ni une compagnie d’assurance. Elle se présente elle-même comme un organisme de Sécurité sociale de droit privé, placé sous la tutelle des ministères chargés de la Sécurité sociale et du Budget, qui finance ses prestations par les cotisations de ses adhérents. Sa vocation, depuis sa création en 1978, est de permettre aux Français installés hors de France de conserver une protection proche de celle qu’ils avaient en métropole : assurance maladie-maternité, mais aussi, selon les offres, accidents du travail, retraite de base et indemnités journalières.
Le premier atout de la CFE tient en une phrase : elle ne sélectionne pas ses adhérents. Selon son site officiel, on peut y adhérer quel que soit son âge et son état de santé, sans répondre à un questionnaire médical, et l’on ne peut pas en être exclu une fois adhérent. Pour une personne qui suit un traitement au long cours, qui a déjà été opérée ou qui approche de la retraite, c’est un point décisif : là où un assureur privé peut appliquer une surprime, une exclusion ou un refus, la CFE accepte le dossier tel qu’il est.
La CFE propose plusieurs formules selon le profil : une offre pour les jeunes expatriés de moins de 30 ans, une offre pour les actifs, une offre dédiée aux retraités et une formule pour les expatriés qui se font surtout soigner en France lors de leurs séjours. Les Français aux revenus modestes résidant hors de l’Espace économique européen peuvent en outre demander, via leur consulat, le bénéfice de la catégorie aidée : une prise en charge partielle de la cotisation, réservée aux foyers dont les ressources sont inférieures à la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Remboursements, délais de carence et retour en France
La CFE rembourse les soins réalisés à l’étranger en fonction du pays dans lequel vous êtes soigné : selon les actes, elle applique un taux ou un forfait sur la facture réelle, à partir d’un découpage du monde en zones géographiques. Ce mécanisme reproduit la logique de la Sécurité sociale française. Il protège bien dans les pays où les tarifs médicaux sont proches des nôtres, beaucoup moins là où une consultation ou une nuit d’hôpital coûte plusieurs fois le prix pratiqué en France. L’Assurance maladie cite elle-même les États-Unis, le Canada et plusieurs pays d’Asie parmi les destinations où les frais médicaux coûtent très cher.
Le calendrier d’adhésion compte autant que le choix de la formule. D’après la CFE, si vous adhérez avant votre départ ou dans les trois mois qui suivent votre installation à l’étranger, la prise en charge commence immédiatement. Au-delà, un délai de carence s’applique : trois mois pour les moins de 45 ans, six mois au-delà. Autre règle à connaître pour les projets familiaux : la maternité n’est prise en charge que si la date de conception est postérieure à l’adhésion, sauf si vous releviez du régime général juste avant d’adhérer.
Enfin, la CFE est la seule solution qui assure une véritable continuité avec la Sécurité sociale française. Lors d’un séjour temporaire en France, l’adhérent bénéficie d’une prise en charge de ses soins pendant trois mois, selon France Diplomatie. Et en cas de retour définitif, il conserve ses droits pendant trois mois au maximum à compter de son premier jour de résidence, avant de basculer vers la Protection universelle maladie. Sans CFE, l’expatrié qui rentre sans emploi peut se retrouver dans une période d’incertitude au moment même où il réorganise sa vie.
L’adhésion à la CFE est une assurance volontaire prévue par le Code de la sécurité sociale pour les Français de l’étranger. Comme le rappelle le CLEISS, cotiser en France à une assurance volontaire ne dispense pas de verser les cotisations obligatoires au régime du pays d’activité. L’expatrié hors détachement doit par ailleurs restituer sa carte Vitale, réservée aux personnes qui résident et sont assurées en France.
Réf : Code de la sécurité sociale (assurance volontaire des expatriés) · CLEISS · Service-Public.fr, fiche F407- Adhésion volontaire, à tout âge, sans questionnaire de santé ni exclusion.
- Adhérer avant le départ ou dans les 3 mois suivant l’installation : pas de délai de carence.
- Remboursements selon des barèmes par pays : protection limitée là où les soins sont très chers.
Decaux Assurances analyse votre pays, votre âge et votre situation familiale, puis compare les solutions de ses partenaires assureurs spécialisés en santé internationale.
Demander une étude complémentaire CFE →2. La complémentaire CFE : combler l’écart entre la facture et le remboursement
Pourquoi la CFE seule ne suffit pas dans la plupart des pays
Le remboursement de la CFE est calibré sur une logique de Sécurité sociale, pas sur les tarifs réels de chaque clinique privée du monde. Dans une capitale où l’expatrié se fait soigner dans le secteur privé, parce que le système public est saturé ou inaccessible aux étrangers, la différence entre la facture et le remboursement peut être importante, surtout en cas d’hospitalisation, de chirurgie ou de soins dentaires. France Diplomatie rappelle d’ailleurs que les frais engagés à l’étranger peuvent atteindre des montants conséquents et qu’ils restent à la charge du voyageur ou de son assureur, jamais à celle du consulat.
Il existe aussi des besoins que la CFE ne traite pas, ou pas complètement : l’avance de frais, qui peut être exigée avant toute admission dans certains hôpitaux privés, l’assistance et le rapatriement sanitaire, qui relèvent d’un contrat d’assistance distinct, ou encore l’optique et le dentaire au-delà des bases de remboursement. Aux États-Unis, par exemple, France Diplomatie indique que l’infrastructure médicale est excellente mais d’un coût très élevé, et que l’admission aux urgences est conditionnée à une garantie financière. Sans complément, la CFE seule y laisse une exposition réelle.
Ce que couvre une complémentaire CFE bien construite
Une complémentaire CFE sérieuse se juge sur quatre points. Le premier est le niveau de remboursement : exprimé en pourcentage des frais réels, en plafond annuel ou par acte, il doit correspondre au coût des soins dans votre pays et non à une moyenne mondiale. Le deuxième est la zone géographique : de nombreux contrats distinguent le monde entier hors États-Unis et le monde entier y compris États-Unis, ce qui change beaucoup de choses si vous y voyagez souvent. Le troisième est la gestion des remboursements : certains partenaires assureurs coordonnent directement les flux avec la CFE, ce qui vous évite d’envoyer deux fois vos factures. Le quatrième est la présence d’une garantie d’assistance avec rapatriement sanitaire.
Il faut aussi regarder les conditions d’adhésion de la complémentaire elle-même. La CFE ne pose aucune question de santé, mais une complémentaire privée peut en poser, selon les contrats et les partenaires. Pour une personne présentant des antécédents, le montage CFE + complémentaire reste souvent le plus robuste : même si la complémentaire exclut une pathologie précise, la part CFE continue, elle, de jouer sans exclusion. C’est un filet de sécurité qu’un contrat au premier euro ne garantit pas.
La complémentaire CFE est enfin la solution naturelle pour ceux qui veulent préserver la continuité avec la France : retraités qui partagent leur temps entre deux pays, familles qui envisagent un retour à moyen terme, salariés dont la carrière alterne périodes en France et à l’étranger. Pour eux, la CFE sert de colonne vertébrale et la complémentaire ajuste le niveau de protection au pays du moment.
- Elle intervient après la CFE, sur le reste à charge, comme une mutuelle en France.
- Vérifier le niveau de remboursement, la zone (avec ou sans États-Unis), la coordination avec la CFE et l’assistance.
- Montage souvent le plus robuste en cas d’antécédents médicaux : la part CFE ne connaît pas d’exclusion.
3. Le contrat santé au 1er euro : une couverture privée autonome
Fonctionnement : zones, plafonds, réseau de soins
Le contrat au premier euro fonctionne comme une assurance santé complète, qui se substitue entièrement à un régime de base. Il n’y a pas de double circuit : vous transmettez vos factures à un seul interlocuteur, ou vous n’avancez rien lorsque l’établissement fait partie du réseau de prise en charge directe de votre assureur. C’est souvent ce confort, autant que le niveau de garantie, qui séduit les expatriés installés dans des pays où les cliniques privées exigent un paiement ou une garantie avant l’admission.
La structure d’un contrat au premier euro repose sur quelques paramètres qu’il faut lire attentivement. La zone de couverture fixe les pays où vos soins sont remboursés ; elle conditionne fortement le coût du contrat, notamment selon que les États-Unis sont inclus ou non. Les plafonds s’expriment par an, par assuré ou par acte ; un plafond global élevé peut cacher des sous-plafonds serrés sur le dentaire, l’optique ou la maternité. La franchise, lorsqu’elle existe, laisse les premiers euros de dépense à votre charge chaque année. Enfin, les formules sont en général modulaires : hospitalisation seule, hospitalisation et soins courants, puis options dentaire, optique, maternité, assistance.
Pour les séjours dans un pays de l’Union européenne, n’oubliez pas que la situation dépend de votre statut. Un salarié expatrié dans l’Espace économique européen relève en principe de la Sécurité sociale de son pays d’installation, auprès de laquelle il cotise ; le contrat au premier euro vient alors souvent en complément de ce régime local plutôt qu’en remplacement. Hors d’Europe, en l’absence de convention ou lorsque le régime local est peu protecteur, le contrat au premier euro peut au contraire devenir la couverture principale.
La contrepartie : sélection médicale et conditions d’adhésion
Un contrat privé international est un contrat d’assurance, souscrit individuellement ou via l’employeur. Pour les adhésions individuelles, l’assureur évalue le risque avant d’accepter : questionnaire de santé, parfois examens complémentaires, limites d’âge à la souscription selon les contrats. À l’issue de cette analyse, il peut accepter aux conditions standard, appliquer une surprime, exclure une pathologie existante ou refuser. Ces décisions ne sont pas des sanctions : elles traduisent le fait que la mutualisation se fait entre assurés sélectionnés, là où la CFE mutualise tout le monde.
La sincérité des réponses est essentielle. Pour un contrat soumis au droit français, l’assuré doit répondre exactement aux questions posées par l’assureur lors de la souscription. Une omission découverte au moment d’une hospitalisation peut entraîner une réduction de l’indemnité, voire la nullité du contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle. Mieux vaut une exclusion claire et connue d’avance qu’un contrat fragilisé par un questionnaire mal rempli.
Deux autres conditions méritent une attention particulière : les délais de carence, fréquents sur la maternité, le dentaire ou certains soins lourds, et les conditions de résiliation et de maintien à un âge avancé. Un contrat au premier euro souscrit à 35 ans n’a pas forcément les mêmes garanties de maintien qu’un contrat souscrit à 60 ans : lisez les clauses de renouvellement et d’évolution tarifaire, et demandez ce qui se passe en cas de retour en France.
Pour un contrat soumis au droit français, le Code des assurances impose à l’assuré de répondre exactement aux questions posées lors de la souscription (article L113-2). En cas de fausse déclaration intentionnelle, le contrat peut être annulé (article L113-8) ; en cas d’omission non intentionnelle, l’indemnité peut être réduite en proportion (article L113-9).
Réf : Code des assurances, art. L113-2, L113-8 et L113-9- Couverture autonome, remboursement dès le premier euro, souvent avec prise en charge directe.
- Lire la zone (avec ou sans États-Unis), les plafonds, les sous-plafonds et la franchise.
- Sélection médicale à l’adhésion : répondre exactement au questionnaire.
4. Les critères de choix : pays, âge, famille, santé
Le pays de résidence et le coût local des soins
Le pays est le premier filtre. Dans un État de l’Espace économique européen, l’expatrié salarié relève du régime local et la question porte surtout sur le niveau de complément à ajouter. Hors d’Europe, il faut regarder trois choses : l’existence d’une convention bilatérale de sécurité sociale avec la France, l’accès réel des étrangers au système public, et le coût du secteur privé. Là où la médecine est très chère — l’Assurance maladie cite les États-Unis, le Canada et plusieurs pays d’Asie —, un remboursement calé sur des barèmes de Sécurité sociale laisse un reste à charge important ; une complémentaire CFE de haut niveau ou un contrat au premier euro deviennent alors nécessaires.
À l’inverse, dans certains pays où les tarifs médicaux sont modérés, la CFE seule peut couvrir une part significative des dépenses courantes. Mais le risque n’est pas la consultation de médecine générale : c’est l’hospitalisation lourde, l’évacuation vers un pays voisin mieux équipé, ou un traitement long. France Diplomatie recommande, pour tout séjour de plus de six mois hors de l’Union européenne, de souscrire une assurance maladie auprès de la CFE ou d’un assureur privé, et un contrat d’assistance spécifique au-delà de trois mois.
L’âge, la famille et l’état de santé
L’âge joue dans les deux sens. À 25 ou 35 ans, en bonne santé, un contrat au premier euro est généralement accessible sans restriction et peut offrir un excellent rapport entre niveau de garantie et cotisation. À partir de la cinquantaine, les conditions d’acceptation se durcissent chez les assureurs privés, et certains contrats fixent un âge limite de souscription. La CFE, elle, accepte à tout âge, ce qui en fait souvent le socle naturel des retraités expatriés, complété par une complémentaire adaptée à leur pays.
La famille change aussi l’équation. Un projet de grossesse impose de regarder les délais de carence maternité avant même de partir : à la CFE, la conception doit être postérieure à l’adhésion ; dans un contrat privé, la maternité fait souvent l’objet d’un délai de carence spécifique. Des enfants scolarisés dans un pays où les consultations pédiatriques sont chères font grimper les soins courants. Une famille de quatre personnes n’a pas le même profil de dépenses qu’un expatrié seul qui voyage beaucoup.
Reste l’état de santé, le critère le plus déterminant. Un diabète, une maladie cardiovasculaire, des antécédents de cancer ou un traitement au long cours peuvent conduire un assureur privé à exclure la pathologie ou à refuser l’adhésion. Dans ce cas, la CFE garantit une prise en charge sans exclusion sur sa part, et la complémentaire CFE complète selon ses propres conditions. Adhérer tôt, avant que la situation médicale n’évolue, protège pour la suite.
- Pays aux soins très chers : complémentaire CFE haut de gamme ou 1er euro.
- Âge avancé ou antécédents : la CFE devient le socle indispensable.
- Projet de grossesse : vérifier les délais de carence maternité avant le départ.
5. Construire sa stratégie sans rupture de couverture
Les combinaisons les plus fréquentes
Le montage CFE seule convient à un profil précis : résidence dans un pays où les soins courants sont peu coûteux, budget contraint, volonté de conserver des droits en France. Il doit presque toujours être complété par un contrat d’assistance et de rapatriement, que la CFE ne remplace pas. Le montage CFE + complémentaire est le plus polyvalent : il cumule l’absence de sélection médicale sur la part de base, la continuité avec la Sécurité sociale française et un niveau de remboursement ajustable au pays. C’est souvent la réponse la plus sûre pour les familles et les plus de cinquante ans.
Le montage premier euro se justifie pour un actif en bonne santé, installé durablement dans un pays aux soins onéreux, qui privilégie la simplicité de gestion et l’accès direct aux cliniques privées. Il est aussi fréquent dans les contrats collectifs d’entreprise pour les salariés expatriés. Rien n’interdit, enfin, de conserver une adhésion CFE à côté d’un contrat au premier euro pour préserver la continuité des droits, par exemple lorsqu’un retour en France est envisagé ou pour sécuriser l’avenir en cas d’aggravation de l’état de santé.
Il faut aussi penser au reste de la protection. La santé ne couvre ni la perte de revenus en cas d’arrêt de travail, ni l’invalidité, ni le décès. Une prévoyance individuelle adaptée à l’expatriation, un plan d’épargne retraite et, pour les projets immobiliers, une assurance de prêt pour non-résident complètent l’architecture.
Le rôle du courtier et les réflexes au moment du sinistre
Le courtier ne se substitue ni à la CFE ni à l’assureur : il analyse votre situation, compare les conditions de plusieurs partenaires assureurs et vous explique ce que chaque contrat couvre réellement, exclusions comprises. Il vous aide aussi à organiser le calendrier : adhésion CFE avant le départ ou dans les trois mois, date d’effet de la complémentaire ou du contrat au premier euro alignée sur la fin de vos droits en France, déclaration correcte du questionnaire de santé.
Au moment d’une hospitalisation, le bon réflexe est de contacter l’assistance ou le service de prise en charge avant l’admission lorsque c’est possible : c’est votre assureur qui délivre l’accord de prise en charge, règle l’établissement ou vous rembourse selon les conditions du contrat. Votre courtier vous accompagne dans la déclaration et le suivi du dossier. Conservez systématiquement factures acquittées, comptes rendus médicaux et prescriptions : ce sont eux qui déclenchent les remboursements, à la CFE comme chez l’assureur privé.
- CFE seule, CFE + complémentaire ou 1er euro : le choix dépend du profil, pas d’un classement général.
- Aligner les dates d’effet pour éviter tout trou de couverture au départ comme au retour.
- Compléter la santé par l’assistance, la prévoyance et, si besoin, l’assurance de prêt.
| Critère | CFE seule | CFE + complémentaire | Contrat au 1er euro |
|---|---|---|---|
| Questionnaire de santé | Non | Non pour la CFE ; selon le contrat pour la complémentaire | Oui, le plus souvent |
| Exclusion possible d’une pathologie | Non | Non sur la part CFE ; possible sur la complémentaire | Possible |
| Niveau de remboursement | Barèmes CFE par pays | Barèmes CFE + complément jusqu’au niveau choisi | Selon la formule, souvent sur frais réels avec plafonds |
| Continuité avec la Sécurité sociale française | Oui | Oui | Non |
| Prise en charge directe à l’hôpital | Selon les pays et établissements | Selon le contrat | Fréquente via un réseau |
| Assistance et rapatriement | Non, contrat à ajouter | Souvent incluse ou en option | Souvent incluse ou en option |
| Profil type | Pays peu chers, budget serré | Familles, seniors, antécédents médicaux | Actifs en bonne santé, pays très chers |
Top 5 des erreurs à éviter entre CFE et assurance au 1er euro
- Adhérer à la CFE trop tardAu-delà de trois mois après l’installation, un délai de carence de 3 à 6 mois s’applique. Solution : adhérer avant le départ ou dès l’arrivée.
- Croire que la CFE rembourse les frais réelsElle rembourse selon ses barèmes par pays. Solution : estimer le reste à charge local et ajouter une complémentaire si besoin.
- Remplir le questionnaire de santé à la légèreUne omission peut réduire l’indemnité ou annuler le contrat. Solution : répondre exactement, quitte à accepter une exclusion connue.
- Choisir une zone sans les États-Unis par réflexeUn séjour professionnel ou familial imprévu peut coûter très cher. Solution : vérifier vos déplacements réels avant de fixer la zone.
- Oublier l’assistance rapatriementNi la CFE ni certains contrats santé n’incluent le rapatriement. Solution : vérifier et, si besoin, souscrire un contrat d’assistance.
- Identifier le régime local du pays d’installation et l’existence d’une convention avec la France.
- Estimer le coût des soins privés dans le pays et vos déplacements hors zone.
- Faire le point sur vos antécédents médicaux et vos projets familiaux.
- Décider de l’adhésion CFE avant le départ ou dans les 3 mois suivant l’installation.
- Comparer complémentaire CFE et contrat au 1er euro : plafonds, zone, carences, exclusions.
- Ajouter assistance, rapatriement et prévoyance, puis aligner toutes les dates d’effet.
FAQ — CFE ou assurance santé au 1er euro : 6 questions clés
L’adhésion à la CFE est-elle obligatoire pour un expatrié ?
Non. L’adhésion à la CFE est volontaire. L’expatrié relève obligatoirement du régime de son pays de travail ; la CFE s’y ajoute pour ceux qui souhaitent conserver une protection de type Sécurité sociale française et la continuité de leurs droits.
La CFE demande-t-elle un questionnaire de santé ?
Non. Selon la CFE, l’adhésion est ouverte quel que soit l’âge et l’état de santé, sans questionnaire médical, et l’adhérent ne peut pas être exclu. C’est la principale différence avec un contrat privé au premier euro.
Quelle différence entre complémentaire CFE et assurance au 1er euro ?
La complémentaire CFE intervient après le remboursement de la CFE, sur le reste à charge. Le contrat au premier euro rembourse seul, dès le premier euro, sans adhésion à la CFE. Le premier montage préserve la continuité avec la France ; le second simplifie la gestion.
Existe-t-il un délai de carence à la CFE ?
Pas si vous adhérez avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation. Au-delà, la CFE applique un délai de trois mois pour les moins de 45 ans et de six mois au-delà. Pour la maternité, la conception doit être postérieure à l’adhésion, sauf cas de coordination avec le régime général.
Peut-on cumuler CFE et contrat au premier euro ?
Oui, rien ne l’interdit. Certains expatriés conservent la CFE pour la continuité de leurs droits et la sécurité en cas d’aggravation de leur santé, tout en utilisant un contrat au premier euro pour la prise en charge directe. Il faut alors vérifier comment les deux remboursements s’articulent.
Que se passe-t-il au retour en France ?
Les adhérents CFE conservent leurs droits pendant trois mois au maximum à compter du premier jour de résidence en France, puis relèvent de la Protection universelle maladie, selon France Diplomatie. Avec un contrat privé seul, il faut vérifier la date de fin du contrat et les démarches d’affiliation en France.
CFE, complémentaire CFE ou contrat au 1er euro : Decaux Assurances étudie votre pays, votre âge et votre famille, et compare les solutions de ses partenaires assureurs.
Demander mon étude santé internationale →- CFE — offre santé des expatriés : adhésion, délais de carence, maternité, remboursements (consulté le 26/09/2026)
- CFE — qui sommes-nous ? (statut, création en 1978, adhésion sans questionnaire médical) (consulté le 26/09/2026)
- Service-Public.fr — assurance maladie d’un Français vivant à l’étranger (consulté le 26/09/2026)
- CLEISS — vous partez en tant qu’expatrié à l’étranger (consulté le 26/09/2026)
- France Diplomatie — prise en charge médicale, assistance et rapatriement (consulté le 26/09/2026)
- France Diplomatie — assurance maladie au retour d’un pays hors Union européenne (consulté le 26/09/2026)
- CFE
- Caisse des Français de l’Étranger : organisme de Sécurité sociale à adhésion volontaire pour les personnes vivant hors de France.
- Complémentaire CFE
- Contrat d’assurance privé qui rembourse tout ou partie de la dépense restée à charge après l’intervention de la CFE.
- Assurance au 1er euro
- Contrat santé privé autonome qui rembourse dès le premier euro, sans régime de base préalable.
- Délai de carence
- Période suivant l’adhésion pendant laquelle certaines prestations ne sont pas encore prises en charge.
- Catégorie aidée
- Dispositif de la CFE qui allège la cotisation des Français expatriés aux ressources modestes, hors Espace économique européen.
- Prise en charge directe
- Mécanisme par lequel l’assureur règle directement l’établissement de soins, sans avance de frais par l’assuré.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des expatriés, des retraités à l’étranger et des familles en mobilité internationale. Nous comparons complémentaires CFE et contrats au premier euro auprès de partenaires assureurs spécialisés, en tenant compte de votre pays, de votre âge et de votre situation de santé.
Publié le 29/09/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
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