Une mise en production qui casse le tunnel de paiement d’un client, une livraison en retard assortie de pénalités, une faille dans une API, un bout de code généré par IA sous licence incompatible : pour un développeur indépendant, une seule mission peut produire une réclamation supérieure à tout ce qu’elle a rapporté. La RC Pro informatique existe pour cela — encore faut-il savoir ce qu’elle prend réellement en charge.
- Le risque est immatériel : chiffre d’affaires perdu par le client, données corrompues, retard de lancement. C’est le cœur de la RC Pro informatique.
- Pénalités de retard : selon les contrats, les pénalités contractuelles qui remplacent l’indemnisation du client peuvent être prises en charge ; les engagements qui aggravent votre responsabilité légale sont en général exclus.
- Remboursement de prestation : certains contrats, dont celui que nous proposons, peuvent rembourser au client les honoraires d’une prestation défaillante — une garantie rare et précieuse.
- IA : le règlement européen sur l’IA s’applique depuis le 2 août 2026, avec des obligations échelonnées. L’usage d’outils d’IA doit être pris en compte dans votre déclaration de risque.
- Plateformes et portage : l’assurance éventuellement proposée par la plateforme ne remplace pas forcément une RC Pro personnelle adaptée à toutes vos missions.
- Bug, retard, faille : les réclamations types d’un développeur freelance
- Pénalités de retard : ce que l’assurance paie, ce qu’elle refuse
- Coder avec l’IA : nouveaux risques, nouvelles questions d’assurance
- Ce que couvre vraiment une RC Pro informatique
- Plateformes, portage, grands comptes : bien s’assurer
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Développeur back-end en mission longue chez un grand compte, développeuse front-end qui enchaîne les sites vitrines, intégrateur e-commerce, expert d’un CMS, développeur mobile, DevOps ou data engineer : le métier de développeur indépendant recouvre des réalités très différentes, mais une même exposition. Votre code tourne chez les autres. Quand il fonctionne mal, c’est l’activité de votre client qui en souffre — et c’est vers vous qu’il se retourne. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, assure des freelances et des sociétés du numérique auprès de partenaires assureurs spécialisés dans les métiers de l’informatique. Cet article ne refait pas le tour général de la RC Pro informatique : il répond aux questions concrètes que se posent les développeurs indépendants — pénalités, bugs, IA, plateformes, impayés — et explique ce qu’un contrat bien choisi couvre réellement.
1. Bug, retard, faille : les réclamations types d’un développeur freelance
Les sinistres typiques du métier
Le premier scénario est le bug en production. Une mise à jour d’un module de paiement introduit une régression ; pendant un week-end de forte activité, les commandes échouent. Le client estime son manque à gagner et vous en demande réparation. Variante : un script de migration efface des données clients, ou une erreur de configuration rend un service indisponible pendant plusieurs heures.
Le deuxième est le retard. Le lancement d’une application est décalé parce que la livraison n’est pas prête ; le client a engagé une campagne de communication, loué un stand, recruté. Il vous reproche le retard et réclame ses frais perdus, voire l’application des pénalités prévues au contrat.
Le troisième est la faille de sécurité. Une injection non filtrée, une clé d’API laissée dans un dépôt public, un contrôle d’accès mal implémenté : un attaquant exploite la faiblesse, des données personnelles fuient, et le client, sanctionné ou mis en cause par ses propres clients, se retourne contre vous. S’y ajoutent les réclamations pour propriété intellectuelle (réutilisation de code ou de composants sans respecter leur licence), pour violation de confidentialité (code ou données d’un client exposés), et les simples contestations de conformité (« ce n’est pas ce que nous avions demandé »).
Les missions en régie chez un grand compte ne mettent pas à l’abri. Même intégré à une équipe interne, le développeur indépendant reste un prestataire extérieur : si sa modification est à l’origine d’un incident, le client ou l’ESN qui l’a placé peut rechercher sa responsabilité, souvent sur le fondement d’un contrat de sous-traitance qu’il a signé sans en mesurer la portée.
Pourquoi la réclamation dépasse souvent le prix de la mission
La responsabilité civile repose sur un principe simple : réparer le préjudice causé. Or le préjudice du client n’a aucun lien avec le prix de votre prestation. Une correction facturée quelques jours de travail peut provoquer une panne qui touche l’activité entière d’un site marchand. Une mission de quelques semaines peut conditionner le lancement d’un produit dans lequel le client a investi bien davantage.
Le droit du numérique ajoute une particularité : le prestataire informatique est tenu, selon une jurisprudence constante, d’une obligation de conseil et de mise en garde envers son client, surtout lorsque celui-ci n’est pas un professionnel de l’informatique. Ne pas avoir alerté sur un risque de sécurité, sur une architecture inadaptée ou sur un calendrier irréaliste peut être reproché au développeur, même si le client a pris la décision finale.
Enfin, même une réclamation mal fondée a un coût : il faut répondre à une mise en demeure, rassembler les preuves (tickets, échanges, validations de recette), parfois désigner un expert et un avocat. C’est souvent le premier service rendu par une RC Pro : la prise en charge de la défense, dans les conditions du contrat.
- Bug en production, retard, faille, propriété intellectuelle, confidentialité : les cinq familles de réclamations.
- Le préjudice du client est sans rapport avec le prix de votre mission.
- L’obligation de conseil et de mise en garde pèse sur le prestataire informatique.
Decaux Assurances compare les RC Pro informatiques de partenaires assureurs spécialisés, adaptées aux freelances et aux petites structures.
Demander mon devis RC Pro →2. Pénalités de retard : ce que l’assurance paie, ce qu’elle refuse
Pénalité libératoire, clause pénale, aggravation contractuelle
Les contrats de prestation informatique comportent de plus en plus de clauses de pénalités : tant d’euros par jour de retard, un pourcentage du prix en cas de non-respect d’un niveau de service, une somme forfaitaire en cas d’indisponibilité. En droit, ces clauses sont des clauses pénales au sens de l’article 1231-5 du Code civil : elles fixent à l’avance le montant dû en cas d’inexécution, et le juge peut les modérer si elles sont manifestement excessives, ou les augmenter si elles sont dérisoires.
Pour l’assureur, la question est différente : la pénalité remplace-t-elle l’indemnisation que le client aurait de toute façon obtenue, ou s’y ajoute-t-elle ? Lorsqu’elle est libératoire — c’est-à-dire que son paiement solde la réclamation du client pour ce manquement —, elle correspond à une indemnisation forfaitaire du préjudice. Le contrat que nous proposons aux métiers de l’informatique prévoit la prise en charge de ces pénalités contractuelles libératoires, dans les limites du contrat. Lorsque la pénalité s’ajoute aux dommages-intérêts, ou qu’elle sanctionne un engagement que vous n’aviez pas l’obligation légale de prendre, elle relève de l’aggravation contractuelle, généralement exclue.
La leçon pratique est claire : avant de signer, lisez les clauses de pénalités et de responsabilité, et faites préciser qu’elles sont libératoires et plafonnées. Un courtier peut vous aider à repérer les clauses qui sortent du champ de votre assurance.
Retard dû au client, garanties de résultat, plafonds de responsabilité
Beaucoup de retards ne sont pas imputables au développeur : spécifications livrées tardivement, validations qui traînent, dépendance à un autre prestataire, changements de périmètre en cours de route. La meilleure défense reste la traçabilité : tickets datés, comptes rendus, demandes de validation écrites, avenants pour tout changement de périmètre. Ce sont ces pièces que votre assureur utilisera pour contester la réclamation.
Méfiez-vous aussi des garanties de résultat (« l’application supportera tel volume », « disponibilité garantie à tel pourcentage ») quand vous ne maîtrisez ni l’hébergement ni l’usage. En droit, la prestation informatique relève le plus souvent d’une obligation de moyens ; transformer contractuellement une obligation de moyens en obligation de résultat est typiquement une aggravation de responsabilité.
À l’inverse, une clause limitative de responsabilité raisonnable (par exemple plafonnée à un multiple du montant de la mission, et excluant les dommages indirects) protège à la fois votre patrimoine et votre assurance. Elle ne joue pas en cas de faute lourde ou de dol, et elle doit rester équilibrée pour être valable, mais elle fixe un cadre utile dans la négociation d’un éventuel litige.
Lorsque le contrat stipule qu’une partie paiera une certaine somme à titre de dommages et intérêts en cas d’inexécution, le juge peut, même d’office, modérer ou augmenter la pénalité ainsi convenue si elle est manifestement excessive ou dérisoire (art. 1231-5 du Code civil). Toute stipulation contraire est réputée non écrite.
Réf : Code civil, art. 1231-5- Pénalités libératoires : prises en charge par les contrats les plus complets, selon leurs limites.
- Pénalités cumulatives, garanties de résultat, aggravation contractuelle : en général exclues.
- Traçabilité et clause limitative de responsabilité : vos meilleures protections.
3. Coder avec l’IA : nouveaux risques, nouvelles questions d’assurance
Ce que l’IA change pour votre responsabilité
Pour votre client, peu importe que la ligne de code ait été écrite à la main, copiée d’un forum ou suggérée par un assistant : vous l’avez livrée, vous en répondez. L’IA ne transfère aucune responsabilité à son éditeur dans votre relation avec le client. Elle introduit en revanche trois risques nouveaux.
Le premier est la propriété intellectuelle. Un assistant peut proposer un extrait très proche d’un code existant soumis à une licence contraignante, ou recommander une bibliothèque dont la licence est incompatible avec le projet du client. Le deuxième est la confidentialité : coller le code source ou des données d’un client dans un outil en ligne peut contrevenir à votre accord de confidentialité, voire au RGPD si des données personnelles sont concernées. Le troisième est la qualité : un code généré sans revue peut contenir des failles, des dépendances inexistantes ou mal orthographiées exploitables par des attaquants, ou des comportements subtils que les tests ne couvrent pas.
La réponse n’est pas de renoncer à ces outils, mais de les encadrer : paramètres de confidentialité adaptés, accord écrit du client lorsque c’est nécessaire, revue humaine systématique, vérification des licences et des dépendances, documentation de ce qui a été généré. C’est aussi ce que votre assureur voudra comprendre.
Règlement européen sur l’IA et assurance
Le règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle est entré en vigueur le 1er août 2024 et s’applique de manière générale depuis le 2 août 2026. Certaines obligations s’appliquent depuis 2025 (pratiques interdites, maîtrise de l’IA, modèles d’IA à usage général). À la suite d’un règlement de simplification entré en vigueur en juillet 2026, les règles applicables aux systèmes à haut risque dans certains domaines sensibles (emploi, éducation, biométrie, infrastructures critiques…) s’appliqueront à partir du 2 décembre 2027, et à partir du 2 août 2028 pour ceux intégrés à des produits réglementés.
Pour la plupart des développeurs, qui intègrent des API d’IA dans des applications courantes, l’enjeu immédiat est surtout contractuel et technique. Mais si vous développez pour un client un outil d’aide au recrutement, de notation ou d’évaluation, vous pouvez entrer dans le champ des systèmes à haut risque, avec des exigences de documentation et de gestion des risques qui peuvent devenir source de litige.
Côté assurance, l’usage de l’IA et le développement de fonctionnalités d’IA doivent être déclarés lors de la souscription. Nos partenaires assureurs suivent ces usages de près ; selon les contrats, la couverture des réclamations liées à l’IA et ses éventuelles limites sont à confirmer lors de l’étude. C’est précisément le type de question qu’un courtier pose pour vous, par écrit, avant la signature.
Le règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle s’applique depuis le 2 août 2026, avec des exceptions : pratiques interdites et obligations de maîtrise de l’IA depuis le 2 février 2025, modèles d’IA à usage général depuis le 2 août 2025, systèmes à haut risque de l’annexe III à partir du 2 décembre 2027 et systèmes intégrés à des produits réglementés à partir du 2 août 2028.
Réf : Règlement (UE) 2024/1689 · calendrier publié par la Commission européenne- Le code généré par IA engage votre responsabilité comme tout autre code livré.
- Licences, confidentialité, failles : les trois risques à encadrer.
- Déclarer l’usage de l’IA à l’assureur ; couverture à confirmer lors de l’étude.
4. Ce que couvre vraiment une RC Pro informatique
Les garanties qui comptent pour un développeur
Le principe « tous risques sauf » est important : tout ce qui n’est pas expressément exclu est couvert, dans les limites du contrat. Pour un développeur, cela signifie que les réclamations les plus courantes — anomalie, retard, défaut de performance, faute de conseil — sont traitées sans avoir à démontrer qu’elles entrent dans une liste fermée. Le contrat que nous proposons couvre aussi les manquements contractuels consécutifs à un événement cyber : si une attaque vous empêche de livrer à temps, la réclamation de votre client n’est pas écartée au motif qu’elle a une origine cyber.
Plusieurs garanties sont particulièrement utiles aux freelances. Les frais additionnels et correctifs, qui financent la correction d’une erreur pour limiter le préjudice du client. Le remboursement de prestation, qui permet de rembourser au client les honoraires d’une prestation défaillante lorsque c’est la meilleure issue du litige — une garantie peu répandue, que le contrat que nous proposons peut intégrer. Les biens et données confiés, pour le code, les bases et les accès que le client met à votre disposition. Et un service d’aide en cas de contestation de vos honoraires : lorsqu’un client refuse de payer en invoquant un défaut, le sujet est souvent traité comme un litige de responsabilité.
Des services complètent le contrat : guides de bonnes pratiques contractuelles, retours d’expérience sur les sinistres les plus fréquents, et possibilité d’y associer une protection juridique, une assurance cyber pour vos propres pertes ou une responsabilité des dirigeants si vous exercez en société.
Les exclusions à connaître
Aucun contrat ne couvre tout. Parmi les exclusions habituelles des RC Pro informatiques : les engagements contraires à la loi, la rupture abusive d’un contrat, le maniement de fonds, les amendes et sanctions pécuniaires, la collecte illégale de données, les faits connus avant la souscription, les conflits armés et opérations cyber étatiques. Certains secteurs sont hors du champ des offres standards : aéronautique et spatial, dispositifs médicaux, systèmes de paiement ou de transfert de fonds, cryptoactifs, comparateurs et moteurs de recherche. Si vous intervenez sur ces sujets, il faut une étude spécifique.
Deux points de vigilance supplémentaires. La territorialité : si vous travaillez pour des clients hors de l’Union européenne, et en particulier aux États-Unis ou au Canada, une extension spécifique est généralement nécessaire. Et la description d’activité : un développeur déclaré pour du « développement web » qui fait aussi de l’infogérance, du conseil en cybersécurité ou de l’édition de logiciel en SaaS doit le déclarer. Une activité non déclarée peut être contestée au moment du sinistre.
La souscription se fait sur la base d’un questionnaire court : chiffre d’affaires, activités, exposition géographique, antécédents. Répondre avec exactitude est essentiel. Decaux Assurances vous aide à le remplir, compare les propositions de nos partenaires assureurs et vous explique les exclusions avant la signature ; en cas de sinistre, votre assureur gère la réclamation et indemnise, et nous vous accompagnons dans la déclaration et le suivi.
- « Tous risques sauf », manquement contractuel y compris d’origine cyber, défense.
- Frais correctifs, remboursement de prestation, données confiées : des garanties clés pour un freelance.
- Territorialité, secteurs exclus et description d’activité : à vérifier avant de signer.
5. Plateformes, portage, grands comptes : bien s’assurer
L’assurance de la plateforme suffit-elle ?
Les plateformes de mise en relation et les sociétés de portage ont souvent leurs propres assurances, et certaines proposent une couverture à leurs indépendants. Avant de vous en contenter, posez trois questions. Couvre-t-elle votre responsabilité personnelle ou seulement celle de la plateforme ? S’applique-t-elle à toutes vos missions, y compris celles trouvées en direct, ou uniquement à celles passées par la plateforme ? Et ses plafonds sont-ils compatibles avec les exigences de vos clients, qui demandent parfois des montants précis dans leurs contrats ?
Si vous travaillez à la fois via une plateforme et en direct, une RC Pro personnelle couvrant l’ensemble de votre activité évite les zones grises. Elle vous permet aussi de fournir une attestation à votre nom, souvent exigée par les services achats des grands comptes et par les ESN qui vous sous-traitent une mission.
Pensez enfin à la durée : une réclamation peut arriver longtemps après la fin d’une mission, par exemple lorsqu’une faille est découverte des mois plus tard. Si vous changez de statut ou arrêtez votre activité, vérifiez les conditions de la garantie subséquente.
Le statut juridique compte aussi. En micro-entreprise ou en entreprise individuelle, votre patrimoine professionnel et votre quotidien sont étroitement liés : une réclamation non assurée pèse directement sur votre trésorerie personnelle. En société (SASU, EURL), la société répond de ses engagements, mais le dirigeant peut être mis en cause personnellement pour une faute de gestion, et une réclamation importante peut suffire à mettre la structure en difficulté. Dans les deux cas, la RC Pro protège l’activité ; en société, une assurance responsabilité des dirigeants peut compléter la protection de la personne. Enfin, un arrêt de travail prolongé est souvent le premier risque financier d’un indépendant : une prévoyance individuelle protège vos revenus.
RGPD, délais de paiement et impayés
Dès que vous accédez à des données personnelles pour le compte d’un client — base clients, comptes utilisateurs, journaux —, vous êtes en principe sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD. Vous devez agir sur instruction documentée du client, garantir la confidentialité, mettre en œuvre des mesures de sécurité appropriées et l’alerter en cas de violation. Le RGPD prévoit que le sous-traitant répond du dommage causé lorsqu’il n’a pas respecté les obligations qui lui incombent spécifiquement ou qu’il a agi en dehors des instructions. Une clause de sous-traitance claire dans vos contrats vous protège autant que votre client.
Reste la question des impayés, fréquente chez les freelances. Entre professionnels, le Code de commerce plafonne les délais de paiement à soixante jours à compter de la date d’émission de la facture (ou quarante-cinq jours fin de mois si les parties en conviennent), prévoit des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Lorsqu’un client refuse de payer en invoquant un défaut de votre prestation, le litige bascule souvent sur le terrain de la responsabilité : c’est là que la RC Pro, avec sa défense et son aide en cas de contestation d’honoraires, prend tout son sens.
Un courtier vous aide à relier ces éléments : contrats clients, clauses de pénalités, sous-traitance RGPD, usage de l’IA, plateformes et assurance. Decaux Assurances étudie votre situation réelle et vous présente une couverture adaptée, avec ses exclusions expliquées.
- Vérifier qui couvre l’assurance de la plateforme, pour quelles missions, avec quels plafonds.
- Sous-traitant RGPD : obligations propres et responsabilité en cas de manquement.
- Impayé contesté pour défaut : un litige qui relève souvent de la RC Pro.
Tableau récapitulatif — la RC Pro du développeur face aux situations courantes
| Situation | Prise en charge par la RC Pro informatique | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Bug en production qui fait perdre des ventes au client | Oui, dans les limites du contrat | Traçabilité de la recette |
| Pénalité de retard libératoire | Oui, selon le contrat | Vérifier la rédaction de la clause |
| Pénalité cumulée avec des dommages-intérêts | En général non | Aggravation contractuelle |
| Client qui demande le remboursement des honoraires | Possible avec la garantie remboursement de prestation | Garantie à demander |
| Code généré par IA sous licence incompatible | À confirmer lors de l’étude | Déclarer l’usage de l’IA |
| Vos propres données chiffrées par un ransomware | Non : relève de l’assurance cyber | Contrat cyber dédié |
Top 5 des erreurs à éviter pour un développeur freelance
- Signer des pénalités sans les lirePénalités cumulatives et garanties de résultat sont souvent exclues. Solution : exiger des pénalités libératoires et plafonnées.
- Compter uniquement sur l’assurance de la plateformeElle peut ne couvrir ni vos missions en direct ni votre responsabilité personnelle. Solution : une RC Pro à votre nom.
- Coller le code d’un client dans un outil d’IA en ligneRisque de violation de confidentialité. Solution : paramétrage adapté, accord du client, revue humaine.
- Sous-déclarer ses activitésInfogérance, SaaS ou conseil non déclarés peuvent être refusés. Solution : décrire toutes vos activités réelles.
- Oublier l’extension USA/CanadaUn client nord-américain sans extension adaptée crée un trou de garantie. Solution : la demander dès la première mission.
- Lister vos activités réelles, vos clients types et leur localisation.
- Relire les clauses de pénalités, de résultat et de responsabilité de vos contrats.
- Ajouter une clause de sous-traitance RGPD quand vous accédez à des données personnelles.
- Encadrer votre usage de l’IA : confidentialité, licences, revue de code.
- Souscrire une RC Pro « tous risques sauf » avec défense, frais correctifs et remboursement de prestation.
- Compléter si besoin par une assurance cyber pour vos propres pertes.
FAQ — RC Pro développeur freelance : 6 questions clés
La RC Pro est-elle obligatoire pour un développeur freelance ?
Aucun texte ne l’impose de manière générale aux développeurs indépendants. En pratique, les grands comptes, les ESN donneuses d’ordre et de nombreuses plateformes exigent une attestation, et sans assurance une réclamation est payée sur votre patrimoine professionnel.
Les pénalités de retard sont-elles couvertes ?
Selon les contrats, les pénalités contractuelles libératoires, qui se substituent à l’indemnisation du client, peuvent être prises en charge. Les pénalités qui s’ajoutent aux dommages-intérêts ou résultent d’une aggravation contractuelle sont en général exclues.
Suis-je couvert si j’utilise l’IA pour coder ?
Le code généré par IA engage votre responsabilité comme tout code livré. Déclarez cet usage lors de la souscription : selon les contrats, les conditions de couverture des réclamations liées à l’IA sont à confirmer lors de l’étude.
L’assurance de ma plateforme freelance suffit-elle ?
Pas toujours. Vérifiez qu’elle couvre votre responsabilité personnelle, toutes vos missions (y compris en direct) et des plafonds compatibles avec vos contrats. Une RC Pro à votre nom évite les zones grises.
Un client peut-il me réclamer le remboursement de mes honoraires ?
Oui, en cas de prestation défaillante. Le remboursement du prix est souvent exclu des RC Pro, mais certains contrats, dont celui que nous proposons, peuvent intégrer une garantie de remboursement de prestation.
RC Pro ou assurance cyber : laquelle choisir ?
Les deux sont complémentaires. La RC Pro couvre les dommages causés à vos clients ; l’assurance cyber couvre vos propres pertes (données, systèmes, arrêt d’activité) après un incident informatique.
Pénalités, remboursement de prestation, IA, clients à l’étranger : Decaux Assurances compare pour vous les RC Pro informatiques de nos partenaires assureurs.
Demander mon devis →- Légifrance — Code civil, art. 1231-5 (clause pénale) (consulté le 27/09/2026)
- Légifrance — Code de commerce, art. L441-10 (délais de paiement) (consulté le 27/09/2026)
- Commission européenne — cadre réglementaire de l’IA et calendrier d’application (consulté le 27/09/2026)
- CNIL — RGPD, chapitre IV (responsable du traitement et sous-traitant) (consulté le 27/09/2026)
- CNIL — notifier une violation de données personnelles (consulté le 27/09/2026)
- Clause pénale
- Clause fixant à l’avance la somme due en cas d’inexécution ; le juge peut la modérer ou l’augmenter (art. 1231-5 C. civ.).
- Pénalité libératoire
- Pénalité dont le paiement solde la réclamation du client pour le manquement concerné, en remplacement de dommages-intérêts.
- Aggravation contractuelle
- Engagement qui étend la responsabilité au-delà du droit commun (garantie de résultat, pénalités cumulatives) ; souvent exclu.
- Tous risques sauf
- Contrat qui couvre tout ce qui n’est pas expressément exclu, dans les limites prévues.
- Sous-traitant (RGPD)
- Prestataire qui traite des données personnelles pour le compte et sur instruction d’un responsable de traitement.
- Remboursement de prestation
- Garantie permettant de rembourser au client les honoraires d’une prestation défaillante, lorsque le contrat la prévoit.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, assure des développeurs indépendants, studios web et sociétés du numérique. Nous lisons vos contrats clients avec vous, identifions les clauses qui sortent du champ de l’assurance et comparons les RC Pro informatiques de nos partenaires assureurs spécialisés.
Publié le 06/11/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
- Assurance RC Professionnelle pour les métiers de l’informatique et du digital : pourquoi est-elle indispensable ?
- Immatriculation Atout France : l'attestation RC Pro à fournir et le piège de la date d'effet
- RC Pro et garantie financière agent immobilier, courtier, IOBSP, CIF : deux obligations à ne pas confondre
- Naturopathe, sophrologue, praticien massage bien-être : ce que la RC Pro couvre et ne couvre pas
N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Nous adaptons votre RC Pro de développeur freelance à vos missions, à vos contrats clients et à votre usage de l’IA, et nous étudions si besoin votre assurance cyber, votre responsabilité des dirigeants et votre prévoyance. Courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine.

Decaux Assurances
N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Nous adaptons votre RC Pro de développeur freelance à vos missions, à vos contrats clients et à votre usage de l’IA, et nous étudions si besoin votre assurance cyber, votre responsabilité des dirigeants et votre prévoyance. Courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS (n° 20005730) et installé à Neuilly-sur-Seine.
- Tous
- Actualités assurance
- Assurance décennale
- Assurance emprunteur
- Audit énergétique
- Dommages
- Dommages-Ouvrage
- Éditorial
- Event
- Expat
- Fiscalité
- Flash Infos
- Le Morning Café
- Particuliers
- Produits
- Professionnels
- Qualité de l'air
- RC Pro
- Santé
Flash. Séisme au Panama : huit hôpitaux évalués par le ministère de la Santé et l’OPS peuvent continuer les soins, les repères des Français sur place
Vidéo. S’installer en Israël en 2026 : alyah, fiscalité des nouveaux immigrants et assurance maladie
Développeur indépendant : les bonnes protections
La RC Pro informatique couvre les dommages causés à vos clients ; l’assurance cyber vos propres pertes. En société, pensez à la responsabilité des dirigeants, et protégez vos revenus avec une prévoyance individuelle.


