Un accident de scooter à Bali, une appendicite compliquée au Cambodge, un infarctus lors d’un déplacement aux États-Unis : quand le problème médical survient loin de chez soi, tout se joue au téléphone, en quelques heures, avec un contrat d’assistance que l’on n’a souvent jamais lu. Voici la mécanique réelle du rapatriement sanitaire, ce qui le distingue de l’assurance santé et les clauses qui font la différence.
- Assistance ≠ assurance santé : l’assistance organise et finance le transport médical ; l’assurance santé rembourse les soins. Il faut en général les deux.
- L’État ne paie pas : ni l’ambassade ni le consulat ne prennent en charge les frais médicaux, d’évacuation ou de rapatriement, selon France Diplomatie.
- Le médecin de l’assisteur décide du principe, du moment, du moyen de transport et de la destination, en lien avec les médecins sur place.
- La destination n’est pas toujours la France : l’évacuation se fait souvent vers le centre médical adapté le plus proche, parfois dans un pays tiers.
- Cartes bancaires : utiles pour les courts séjours, mais limitées dans la durée et les montants ; au-delà de trois mois, France Diplomatie recommande un contrat d’assistance spécifique.
- Assistance ou assurance santé : deux métiers différents
- Qui décide du rapatriement et comment il se déroule
- Évacuation vers un pays tiers : la France n’est pas toujours la destination
- Exclusions et plafonds : les clauses qui font échouer un dossier
- Cartes bancaires, contrats voyage, contrats expatriés
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Le rapatriement sanitaire est l’une des garanties les plus citées et les plus mal comprises de l’assurance à l’étranger. Beaucoup de voyageurs et d’expatriés pensent qu’il suffit d’appeler un numéro pour être ramenés en France dans l’avion suivant, à leur convenance. La réalité est plus encadrée : c’est une décision médicale, prise par l’équipe de l’assisteur, selon des règles contractuelles précises, avec des exclusions et des plafonds qui peuvent tout changer. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des expatriés, des voyageurs et des entreprises qui envoient leurs salariés en mission. Ce guide décortique la mécanique d’un rapatriement, les acteurs qui décident, les cas d’évacuation vers un pays tiers, les exclusions les plus fréquentes et la place réelle de la carte bancaire.
1. Assistance ou assurance santé : deux métiers différents
Ce que fait l’assistance, ce que fait l’assurance santé
L’assistance est un métier de logistique médicale. Quand vous appelez son plateau, disponible en principe jour et nuit, elle recueille les informations, contacte les médecins qui vous soignent, organise si besoin votre transfert vers un établissement mieux équipé, puis votre retour. Elle peut aussi avancer des frais d’hospitalisation lorsque l’établissement exige une garantie de paiement, faire venir un proche à votre chevet, organiser le retour d’enfants mineurs restés seuls ou, en cas de décès, le rapatriement du corps. Son intervention se mesure en actes réalisés, pas en factures remboursées.
L’assurance santé, elle, prend en charge le coût des soins : consultations, examens, médicaments, hospitalisation, chirurgie. À l’étranger, cette prise en charge peut venir de la Sécurité sociale française (carte européenne d’assurance maladie en Europe, remboursement des soins urgents et imprévus hors d’Europe), de la CFE pour les expatriés qui y adhèrent, d’une complémentaire, d’un contrat au premier euro ou d’un contrat voyage. France Diplomatie liste d’ailleurs ce qu’une bonne couverture doit intégrer : visites chez le médecin, médicaments et soins dentaires d’urgence, transport d’urgence, avances de frais, rapatriement avec accompagnement médical, rapatriement de dépouille. Autrement dit, les deux métiers.
La confusion vient du fait que les deux garanties sont souvent vendues ensemble. Un contrat santé international inclut fréquemment une garantie d’assistance, tandis qu’un contrat d’assistance comporte souvent un volet « frais médicaux à l’étranger » plafonné. Le bon réflexe consiste à lire séparément les deux blocs : qui organise le transport, dans quelles conditions ; qui rembourse les soins, jusqu’à quel montant.
Où se cache votre garantie d’assistance
Beaucoup de personnes disposent d’une assistance sans le savoir, ou croient en avoir une qui ne s’applique pas. Les sources possibles sont nombreuses : la carte bancaire, le contrat multirisque habitation, le contrat automobile, la complémentaire santé, le contrat de santé internationale, un contrat d’assistance souscrit à part, ou le contrat collectif de l’employeur pour un salarié en mission. France Diplomatie conseille de contacter toutes ces assurances en cas d’accident grave à l’étranger pour la prise en charge des frais médicaux et du rapatriement.
Chacune de ces sources a ses propres limites : durée maximale du déplacement, pays couverts, conditions d’utilisation de la carte, exclusions. Pour un expatrié, la plupart de ces garanties « de voyage » ne sont pas conçues pour une personne qui réside à l’étranger : elles couvrent un déplacement temporaire depuis la France. C’est pourquoi l’expatrié doit vérifier que son assistance est adossée à son statut de résident à l’étranger, en général via son contrat d’assurance santé expatrié.
Le Code des assurances classe les opérations d’assurance par branches : l’assistance aux personnes en difficulté, notamment au cours de déplacements, constitue la branche 18, distincte des branches « maladie » et « accidents ». C’est pourquoi l’assistance fait l’objet de garanties et de conditions propres, même lorsqu’elle est intégrée à un contrat santé.
Réf : Code des assurances, art. R321-1 (classification des branches)- L’assistance organise et finance le transport ; l’assurance santé rembourse les soins.
- Carte bancaire, habitation, auto, santé : plusieurs sources d’assistance possibles, chacune avec ses limites.
- L’expatrié doit disposer d’une assistance conçue pour un résident à l’étranger.
Decaux Assurances vérifie vos garanties existantes et compare les contrats santé et assistance de ses partenaires assureurs pour les expatriés et les voyageurs.
Demander une étude santé et assistance →2. Qui décide du rapatriement et comment il se déroule
Le déroulé d’une prise en charge, étape par étape
Tout commence par l’appel au plateau d’assistance, idéalement par la personne concernée, un proche ou l’établissement de soins. Ce premier contact est décisif : la plupart des contrats subordonnent leur intervention à un accord préalable, et les frais engagés sans cet accord peuvent ne pas être pris en charge. Le chargé d’assistance ouvre un dossier, vérifie les garanties et transmet le cas à l’équipe médicale. France Diplomatie recommande de vérifier avant le départ que l’assurance dispose d’un numéro d’urgence joignable 24 heures sur 24 depuis l’étranger et de correspondants médicaux dans le pays de destination.
Vient ensuite le bilan médical à distance. Le médecin régulateur de l’assisteur échange avec le médecin traitant local, recueille les comptes rendus, les résultats d’examens, parfois l’avis d’un médecin correspondant envoyé sur place. Il évalue la gravité, la qualité de la prise en charge locale et la capacité du patient à être transporté. Selon cette analyse, trois issues sont possibles : poursuite des soins sur place avec suivi, transfert vers un établissement mieux équipé, ou rapatriement.
Si un transport est décidé, l’assisteur organise la logistique : réservation d’un vol commercial en place assise, en civière ou avec plusieurs sièges, présence éventuelle d’un médecin ou d’un infirmier accompagnateur, ambulances au départ et à l’arrivée, admission dans l’hôpital de destination, voire affrètement d’un avion sanitaire dans les cas les plus lourds. Le choix du moyen dépend exclusivement de l’état médical, pas du confort ou de la préférence du patient.
Le rôle du patient, de la famille et du médecin local
Le patient et sa famille sont informés et consultés, mais la décision appartient à l’équipe médicale de l’assisteur. Les contrats le prévoient en général expressément : seules les décisions prises par les médecins de l’assisteur sont retenues pour déterminer le moment, le moyen et la destination du transport. Un refus du patient de suivre la solution proposée peut, selon les contrats, mettre fin à l’intervention de l’assisteur pour la suite de l’événement.
Le médecin local joue un rôle essentiel d’information : c’est lui qui connaît l’état du patient et les moyens de son établissement. Il arrive qu’il estime le transport prématuré, ou au contraire qu’il juge son hôpital insuffisamment équipé. Le dialogue entre médecins détermine alors le calendrier. Pour la famille, le meilleur appui consiste à centraliser les documents médicaux, à rester joignable et à éviter de prendre des initiatives, comme l’achat d’un billet d’avion ou le transfert vers une autre clinique, sans l’accord du plateau d’assistance.
Pour que le dossier avance vite, quelques documents font gagner un temps précieux : le numéro de contrat et le numéro d’assistance, une pièce d’identité, les comptes rendus médicaux et d’hospitalisation, les ordonnances, les coordonnées du médecin qui vous suit sur place, ainsi que toutes les factures et preuves de paiement. France Diplomatie recommande d’ailleurs de conserver sur soi les informations relatives à son assurance et d’en laisser une copie à un proche avant le départ. Dans l’urgence, c’est souvent ce proche, resté en France ou dans le pays de résidence, qui déclenche l’assistance.
Il faut aussi garder à l’esprit que le consulat n’est pas un assisteur. Selon France Diplomatie, en cas d’accident grave, le consulat peut prévenir la famille, se procurer les rapports de police et médicaux, et fournir une liste de médecins, mais les honoraires et les frais médicaux restent à votre charge, à charge pour vous de voir avec votre assurance.
- Appeler le plateau d’assistance avant d’engager des frais : l’accord préalable conditionne la prise en charge.
- La décision est médicale : moment, moyen de transport et destination sont fixés par les médecins de l’assisteur.
- Le consulat informe et oriente, mais ne finance ni les soins ni le transport.
3. Évacuation vers un pays tiers : la France n’est pas toujours la destination
Transfert régional, évacuation, rapatriement : trois étapes distinctes
Dans le vocabulaire des contrats, plusieurs opérations se succèdent. Le transport primaire conduit le blessé du lieu de l’accident vers le premier établissement de soins. Le transfert ou l’évacuation le déplace vers un établissement mieux équipé, dans le même pays ou dans un pays voisin disposant d’un plateau technique adapté. Le rapatriement, enfin, le ramène vers son pays d’origine ou de résidence, une fois l’état stabilisé. Dans certaines régions, l’établissement adapté le plus proche se trouve dans un pays tiers : un grand centre hospitalier régional peut ainsi accueillir des patients évacués de plusieurs pays voisins.
France Diplomatie insiste sur un point concret, à propos des randonnées et de la montagne : la prise en charge par l’assurance doit commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche, afin de couvrir un éventuel héliportage. Le coût de ces opérations est élevé, et un contrat qui ne couvre que le transport entre deux hôpitaux laisse à votre charge la partie la plus chère de l’intervention. Vérifiez donc la définition du point de départ de la garantie et la couverture des frais de recherche et de secours.
Expatriés : vers quel « domicile » êtes-vous rapatrié ?
Pour un voyageur résidant en France, la destination du rapatriement est simple : son domicile ou un hôpital proche de chez lui. Pour un expatrié, la question est plus subtile. Certains contrats le ramènent vers son pays de résidence, d’autres vers son pays de nationalité, d’autres encore laissent le choix entre les deux lorsque l’état médical le permet. Un Français installé à Dubaï et hospitalisé lors d’un déplacement en Inde peut ainsi être ramené à Dubaï, où il a son médecin et sa famille, ou en France, où il a peut-être ses proches. La rédaction du contrat fait la différence.
D’autres garanties méritent d’être vérifiées dans la même logique : le retour après soins vers le pays de résidence, une fois le traitement terminé en France ; la prise en charge d’un accompagnant ou de la venue d’un proche ; le retour des enfants mineurs ; et le rapatriement de dépouille, dont France Diplomatie rappelle que les frais sont supportés par la famille ou par l’organisme d’assurance du défunt. Pour un expatrié, la clarté de ces définitions est plus importante que le niveau des plafonds affichés.
Selon France Diplomatie, en cas de maladie, d’accident grave, d’évacuation sanitaire ou de décès, l’ambassade ou le consulat ne prend pas en charge les frais engendrés : ils restent à la charge du voyageur ou de son organisme d’assurance. Le ministère indique qu’un rapatriement peut coûter jusqu’à 80 000 € et qu’il est donc essentiel de souscrire une assurance rapatriement.
Réf : France Diplomatie — Prise en charge médicale, assistance et rapatriement · Comment réagir en cas d’imprévu à l’étranger- Transport primaire, évacuation, rapatriement : trois opérations à vérifier séparément.
- La garantie doit démarrer à la demande d’évacuation, héliportage compris.
- Expatriés : vérifier si le rapatriement se fait vers le pays de résidence, de nationalité, ou au choix.
4. Exclusions et plafonds : les clauses qui font échouer un dossier
Les exclusions les plus fréquentes
Les contrats d’assistance comportent des exclusions qui varient d’un contrat à l’autre, mais certaines reviennent souvent. Les affections préexistantes non stabilisées ou en cours de traitement au moment du départ sont fréquemment exclues, en tout ou partie : une rechute d’une maladie connue n’est pas toujours traitée comme un événement imprévu. Les affections bénignes qui peuvent être soignées sur place ne justifient pas un rapatriement. La grossesse fait souvent l’objet de limites, notamment au-delà d’un certain terme. Les sports à risque ou pratiqués en compétition, l’alpinisme ou la plongée au-delà de certaines profondeurs peuvent être exclus ou soumis à option.
D’autres exclusions tiennent aux circonstances : état d’ivresse ou usage de stupéfiants non prescrits, actes intentionnels, participation à des rixes, voyages dans des zones formellement déconseillées par les autorités, conflits armés. France Diplomatie recommande de vérifier que la police n’exclut aucun pays ou aucune région où l’on a l’intention de se rendre. Pour un expatrié qui voyage dans sa région, une exclusion géographique peut passer inaperçue jusqu’au jour où elle s’applique.
Le bon réflexe consiste à croiser les exclusions du contrat avec les conseils aux voyageurs publiés par France Diplomatie pour chaque pays, qui distinguent les zones selon leur niveau de vigilance. Un séjour dans une région formellement déconseillée peut, selon les contrats, priver l’assuré de toute intervention. De même, une activité pratiquée ponctuellement pendant un séjour — un trek en altitude, une sortie en plongée, une randonnée hors sentier — doit être vérifiée avant le départ, car c’est précisément dans ces situations que l’évacuation est la plus coûteuse et la plus complexe à organiser.
Plafonds, durées et conditions : les limites chiffrées du contrat
Le rapatriement lui-même est souvent pris en charge « aux frais réels », c’est-à-dire sans plafond chiffré, parce que c’est l’assisteur qui l’organise et le paie directement. En revanche, les frais médicaux à l’étranger inclus dans un contrat d’assistance sont généralement plafonnés, avec parfois une franchise. Dans un pays où l’hospitalisation est très coûteuse, ce plafond peut être atteint rapidement. C’est pourquoi un contrat d’assistance ne remplace pas une véritable assurance santé internationale pour un séjour long.
La durée maximale du déplacement est un autre piège classique. Beaucoup de garanties d’assistance ne couvrent que les premiers jours d’un déplacement, avec une limite fixée par la notice. Un voyageur qui prolonge son séjour, ou un expatrié qui s’appuie sur une garantie conçue pour des voyages temporaires, peut se retrouver hors garantie sans le savoir. Enfin, l’accord préalable reste la condition la plus souvent oubliée : une hospitalisation décidée seule, un billet d’avion acheté par la famille ou un transfert de clinique non validé par l’assisteur peuvent rester à la charge de l’assuré.
- Maladies préexistantes, sports à risque, grossesse avancée, zones déconseillées : les exclusions à lire en premier.
- Rapatriement souvent aux frais réels, mais frais médicaux à l’étranger plafonnés.
- Durée maximale de déplacement et accord préalable : deux conditions à respecter impérativement.
5. Cartes bancaires, contrats voyage, contrats expatriés : ce qui protège vraiment
La carte bancaire : utile, mais pas universelle
Selon France Diplomatie, pour les séjours de moins de trois mois, de nombreux contrats d’assistance sont liés aux contrats d’habitation, aux véhicules ou aux cartes bancaires, et il faut bien vérifier leurs clauses avant tout départ. Le consulat de France aux États-Unis précise que le simple fait d’être porteur d’une carte peut ouvrir un droit à une prise en charge, même si le billet n’a pas été payé avec elle, selon les cas. Tout dépend donc de la notice de votre carte, qui fixe les conditions d’activation, la durée maximale du déplacement couvert, les bénéficiaires et les plafonds.
Trois limites reviennent souvent. La durée : les garanties d’assistance des cartes ne couvrent en général que les premiers jours d’un déplacement, fréquemment autour de trois mois selon les notices. Les plafonds de frais médicaux : ils varient fortement selon la gamme de la carte et peuvent être insuffisants dans un pays où les soins sont très chers. Le statut : ces garanties sont pensées pour un titulaire qui réside en France et se déplace temporairement ; elles ne sont pas faites pour un expatrié installé durablement à l’étranger.
En Europe, la carte européenne d’assurance maladie est un réflexe utile : elle permet d’être pris en charge sur place pour les soins médicalement nécessaires, selon la législation et les formalités du pays de séjour. Mais elle relève de l’assurance maladie, pas de l’assistance : elle n’a pas pour objet d’organiser un transport médicalisé vers la France, ni de couvrir les frais restant à charge dans les établissements privés. Même pour un séjour en Europe, un contrat d’assistance reste donc nécessaire pour être couvert en cas de rapatriement.
Choisir la bonne solution selon votre profil
Pour un voyage de courte durée, une carte bancaire bien choisie ou une assurance voyage dédiée peut suffire, à condition d’en vérifier les plafonds et les exclusions. Pour un étudiant ou un séjour de plusieurs mois, France Diplomatie recommande un contrat d’assistance spécifique au-delà de trois mois, et une véritable assurance maladie au-delà de six mois hors de l’Union européenne. Pour un salarié envoyé en mission, l’employeur doit vérifier la couverture de ses collaborateurs, par exemple via une assurance déplacement des professionnels.
Pour un expatrié, l’assistance doit être liée à sa couverture santé : contrat au premier euro ou complémentaire CFE intégrant une garantie d’assistance, ou contrat d’assistance souscrit à part lorsque la CFE est utilisée seule, puisqu’elle ne prévoit pas le rapatriement. Lors d’un sinistre, c’est votre assureur, via son plateau d’assistance, qui organise et finance le transport selon le contrat ; votre courtier vous accompagne dans les démarches et le suivi du dossier.
Enfin, une garantie d’assistance se révise. Un changement de pays de résidence, l’arrivée d’un enfant, un nouveau traitement médical, des déplacements plus fréquents dans une région à risque ou la pratique d’un nouveau sport modifient le besoin. Faire le point chaque année, ou à chaque changement de situation, permet de vérifier que la destination du rapatriement, la zone couverte et les exclusions correspondent toujours à votre vie réelle, et non à celle que vous aviez au moment de la souscription.
- Carte bancaire : adaptée aux courts séjours, à vérifier dans la notice (durée, plafonds, conditions).
- Au-delà de trois mois : contrat d’assistance spécifique recommandé par France Diplomatie.
- Expatrié : assistance liée au contrat santé international ou souscrite à part avec la CFE.
| Solution | Profil adapté | Points forts | Limites à vérifier |
|---|---|---|---|
| Carte bancaire | Voyage court depuis la France | Garantie déjà disponible, activation parfois automatique | Durée du déplacement, plafonds de frais médicaux, conditions de paiement |
| Assurance voyage | Séjour ponctuel, circuit, vacances | Garanties choisies pour le séjour | Durée maximale, exclusions sportives et médicales |
| Contrat d’assistance long séjour | Séjour de plusieurs mois, étudiant | Conçu pour les séjours supérieurs à trois mois | Frais médicaux plafonnés : prévoir une assurance maladie |
| Santé internationale avec assistance | Expatrié résident à l’étranger | Soins et rapatriement coordonnés | Destination du rapatriement, zone, préexistants |
| CFE seule | Expatrié, part de base | Soins sans questionnaire de santé | Ne comprend pas l’assistance : contrat à ajouter |
Top 5 des erreurs à éviter en matière de rapatriement sanitaire
- Engager des frais avant d’appeler l’assistanceSans accord préalable, transferts et billets peuvent rester à votre charge. Solution : appeler le plateau d’assistance en premier.
- Compter sur le consulatL’État ne finance ni les soins ni le rapatriement. Solution : souscrire une assistance avant le départ.
- Se fier à sa carte bancaire pour un long séjourLes garanties sont limitées dans le temps. Solution : contrat d’assistance spécifique au-delà de trois mois.
- Taire une maladie préexistanteUne rechute d’une affection connue peut être exclue. Solution : vérifier la clause et, si besoin, choisir un contrat adapté.
- Ignorer la destination prévue par le contratUn expatrié peut être ramené là où il ne l’attend pas. Solution : lire la définition du domicile et du pays de rapatriement.
- Recenser toutes vos garanties d’assistance : carte, habitation, auto, santé, employeur.
- Vérifier la durée maximale de déplacement couverte et votre statut (voyageur ou résident).
- Lire les exclusions : maladies préexistantes, sports, grossesse, pays et zones exclus.
- Contrôler les plafonds de frais médicaux et le point de départ de l’évacuation.
- Enregistrer le numéro d’assistance 24 h/24 et le numéro de contrat, et les confier à un proche.
- En cas de problème : appeler l’assistance avant toute dépense et conserver tous les documents médicaux.
FAQ — Rapatriement sanitaire : 6 questions clés
Le consulat peut-il payer mon rapatriement ?
Non. Selon France Diplomatie, en cas de maladie, d’accident grave, d’évacuation sanitaire ou de décès, l’ambassade ou le consulat ne prend pas en charge les frais : ils restent à la charge du voyageur ou de son assurance. Le consulat peut en revanche prévenir la famille et fournir une liste de médecins.
Qui décide qu’un rapatriement est nécessaire ?
Les médecins de l’assisteur, en lien avec les médecins qui soignent le patient sur place. Ils fixent le moment, le moyen de transport et la destination selon l’état médical. Le souhait du patient est entendu mais n’est pas décisif à lui seul.
Combien coûte un rapatriement sanitaire ?
Cela dépend de la distance, de l’état du patient et du moyen de transport. France Diplomatie indique qu’un rapatriement peut atteindre 80 000 € en cas de maladie ou d’accident grave, d’où l’importance d’une assurance couvrant ce risque.
La carte bancaire suffit-elle pour être rapatrié ?
Pour un court séjour, elle peut suffire si la notice le prévoit. Mais ses garanties sont limitées dans le temps et en montant. Pour les séjours de plus de trois mois, France Diplomatie recommande un contrat d’assistance spécifique.
Peut-on être évacué vers un autre pays que la France ?
Oui. L’assisteur privilégie souvent le centre médical adapté le plus proche, qui peut se situer dans un pays tiers. Le rapatriement vers le pays d’origine ou de résidence intervient ensuite, lorsque l’état du patient le permet.
La CFE couvre-t-elle le rapatriement ?
La CFE rembourse des frais de santé ; le rapatriement relève d’un contrat d’assistance. Un expatrié qui s’appuie sur la CFE doit donc vérifier que sa complémentaire inclut une assistance, ou souscrire un contrat d’assistance distinct.
Carte bancaire, contrat voyage, santé internationale : Decaux Assurances identifie vos garanties réelles, leurs limites, et compare les solutions de ses partenaires assureurs.
Demander mon étude →- France Diplomatie — prise en charge médicale, assistance et rapatriement (consulté le 26/09/2026)
- France Diplomatie — comment réagir en cas d’imprévu à l’étranger (consulté le 26/09/2026)
- France Diplomatie — accident grave à l’étranger (consulté le 26/09/2026)
- Consulat de France aux États-Unis — accident, hospitalisation et décès (consulté le 26/09/2026)
- Ameli — vacances à l’étranger : votre prise en charge (consulté le 26/09/2026)
- Assistance
- Garantie qui organise et finance une intervention (transport médical, rapatriement, avance de frais) au profit d’une personne en difficulté lors d’un déplacement.
- Rapatriement sanitaire
- Transport médicalement organisé d’un patient vers son pays d’origine ou de résidence.
- Évacuation sanitaire
- Transfert d’un patient vers un établissement mieux équipé, parfois dans un pays tiers.
- Médecin régulateur
- Médecin de l’assisteur qui évalue le dossier et décide des modalités du transport.
- Accord préalable
- Validation par l’assisteur, avant toute dépense, des frais et de l’organisation de l’intervention.
- Affection préexistante
- Maladie connue ou en cours de traitement avant le départ, souvent encadrée ou exclue par les contrats d’assistance.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des expatriés, des voyageurs et des entreprises qui envoient leurs salariés à l’étranger. Nous vérifions l’articulation entre assurance santé et assistance, la destination du rapatriement, les exclusions et les plafonds, pour que la garantie tienne au moment où vous en avez besoin.
Publié le 07/10/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
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