Le contrat d’études est signé, le logement presque trouvé, le billet réservé. Reste une ligne que beaucoup d’étudiants cochent trop vite : l’assurance. La carte européenne d’assurance maladie ne couvre pas tout, elle n’est pas valable dans tous les pays du programme Erasmus+, et elle ne sert à rien à Montréal, Séoul ou Sydney. Voici ce qu’il faut vraiment vérifier, destination par destination.
- Une exigence du programme : le guide Erasmus+ 2026 prévoit que tout participant à une mobilité soit assuré pour la responsabilité civile, les accidents et maladies graves, le décès et le rapatriement, et le cas échéant le voyage et les bagages.
- CEAM : gratuite, valable 2 ans maximum, à demander au moins 15 jours avant le départ ; elle donne accès aux soins médicalement nécessaires dans l’UE, l’EEE, en Suisse et au Royaume-Uni.
- Pas partout : la Turquie, la Serbie et la Macédoine du Nord participent à Erasmus+ mais ne sont pas dans la zone de la CEAM.
- Hors Europe : la prise en charge dépend des conventions (Québec, Royaume-Uni, Andorre) ; ailleurs, une assurance santé internationale est en pratique indispensable, et souvent exigée par l’université ou pour le visa.
- Au-delà de la santé : responsabilité civile, rapatriement, bagages et sports pratiqués sur place sont à vérifier contrat par contrat.
- Ce que le programme Erasmus+ exige vraiment en matière d’assurance
- En Europe : ce que couvre la CEAM, et ce qu’elle ne couvre pas
- Hors Europe : conventions, CFE et assurance santé internationale
- Responsabilité civile, rapatriement, bagages, sports : les garanties à vérifier
- Le calendrier idéal, et le rôle du courtier
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Partir un semestre ou une année dans une université étrangère est devenu une étape presque classique du parcours étudiant. Selon l’Agence Erasmus+ France, près de 164 000 mobilités Erasmus+ ont été réalisées au départ de la France en 2024, tous publics confondus, et la barre des deux millions de bénéficiaires depuis la création du programme a été franchie en 2025. Mais la préparation administrative laisse souvent l’assurance au second plan, alors que c’est elle qui fera la différence en cas d’hospitalisation, d’accident de ski ou de dégât dans le logement. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, conseille des familles et des étudiants dans l’organisation de leur couverture à l’étranger. Voici la check-list complète, vérifiée auprès des sources officielles, à dérouler avant de partir.
1. Ce que le programme Erasmus+ exige vraiment en matière d’assurance
Beaucoup d’étudiants pensent que l’assurance est « fournie avec Erasmus ». C’est à la fois vrai et faux. Le programme européen fixe un principe : personne ne doit partir en mobilité sans être assuré. Mais il laisse aux organisateurs, c’est-à-dire en pratique aux établissements d’envoi et d’accueil, la liberté de choisir la police la plus adaptée, et il précise qu’une assurance spécifique n’est pas nécessaire si les participants sont déjà couverts par des contrats existants.
Les quatre risques à couvrir
Le guide du programme Erasmus+ 2026, publié par la Commission européenne, liste les aspects qui doivent être couverts. D’abord, le cas échéant, l’assurance voyage, y compris les bagages perdus ou endommagés. Ensuite, la responsabilité civile, y compris le cas échéant une responsabilité professionnelle pour les stages. Puis les accidents et maladies graves, y compris l’incapacité permanente ou temporaire. Enfin, le décès, y compris le rapatriement pour les projets réalisés à l’étranger. Le guide recommande en outre fortement de détenir la carte européenne d’assurance maladie.
Cette liste est une excellente grille de lecture pour l’étudiant et sa famille. Elle montre que la santé n’est qu’une partie du sujet, et que la CEAM, aussi utile soit-elle, ne répond à aucun des quatre points de manière complète : elle ne couvre ni la responsabilité civile, ni le rapatriement, ni les bagages, ni l’incapacité.
Qui couvre quoi, concrètement ?
En pratique, la situation varie d’une université à l’autre. Certaines écoles ont souscrit un contrat collectif couvrant la responsabilité civile et l’assistance de leurs étudiants en mobilité. D’autres demandent à l’étudiant de produire ses propres attestations. L’université d’accueil peut aussi imposer ses conditions, notamment hors Europe. Le premier réflexe est donc de demander au service des relations internationales de votre établissement, par écrit, ce qui est couvert par l’école, dans quelles limites et pour quelle durée. Le second est de lire votre contrat de mobilité et les documents de l’établissement d’accueil.
Ce travail de vérification évite deux erreurs symétriques : partir avec des trous de couverture en croyant que « l’école s’en occupe », ou au contraire payer deux fois la même garantie. Il permet aussi de préparer les attestations demandées, en français et souvent en anglais, avant le départ plutôt que depuis un bureau administratif à l’étranger.
- Erasmus+ exige que chaque participant soit assuré : voyage, RC, accidents et maladies graves, décès et rapatriement.
- La CEAM est fortement recommandée, mais ne couvre aucun de ces risques de manière complète.
- Demandez par écrit à votre établissement ce que couvre son contrat collectif, s’il en existe un.
Decaux Assurances vérifie ce que couvrent déjà votre CEAM, le contrat de votre école et le contrat habitation de vos parents, puis vous propose avec nos partenaires assureurs les garanties manquantes pour votre destination.
Demander mon étude personnalisée →2. En Europe : ce que couvre la CEAM, et ce qu’elle ne couvre pas
Pour une mobilité dans un pays de l’Union européenne, l’Assurance Maladie est claire : avant le départ, procurez-vous la carte européenne d’assurance maladie. Elle atteste de vos droits et vous permet d’être pris en charge sur place, selon la législation et les formalités du pays de séjour. Mais « selon la législation du pays » est une formule qui mérite d’être prise au sérieux.
Ce que la CEAM permet
Selon ameli.fr, la CEAM se demande au moins 15 jours avant le départ, en anticipant le plus possible, depuis le compte ameli ou auprès de sa caisse. Elle est individuelle et nominative, et valable deux ans au maximum, dans la limite de la durée de vos droits. Si elle n’arrive pas à temps, la caisse peut délivrer un certificat provisoire de remplacement. Avec la carte, vous accédez aux soins médicalement nécessaires dans le système public du pays d’accueil, aux mêmes conditions que les assurés de ce pays : si les soins y sont gratuits, ils le sont pour vous ; s’il existe un ticket modérateur ou un forfait hospitalier local, vous le payez comme eux.
Pour un étudiant, la CEAM est donc un socle indispensable. Elle permet de consulter un médecin conventionné, d’être soigné aux urgences d’un hôpital public ou d’obtenir des médicaments prescrits, sans avancer la totalité des frais dans la plupart des pays. Pensez à la prendre avec vous en permanence, et à en garder une photo sur votre téléphone.
Un réflexe utile en arrivant : repérer, avant d’en avoir besoin, le médecin généraliste conventionné le plus proche de votre logement, l’hôpital public de référence et la pharmacie de garde. Dans plusieurs pays, l’accès aux soins passe d’abord par un médecin traitant local ou par le service de santé de l’université. Renseignez-vous dès la semaine d’accueil : les bureaux internationaux des universités organisent souvent une présentation sur ce sujet. Gardez aussi toutes vos factures et justificatifs, car si vous avez dû payer sur place, vous pourrez demander un remboursement à votre caisse française à votre retour, dans les conditions prévues.
Les limites qu’il faut connaître
La CEAM ne donne accès qu’au secteur public ou conventionné. Si vous êtes soigné dans une clinique privée, vous risquez de payer l’intégralité des frais, sans remboursement garanti. Elle ne couvre pas la part laissée à la charge des patients dans le pays d’accueil, qui peut être significative. Elle ne couvre ni le rapatriement sanitaire, ni la responsabilité civile, ni les bagages, ni les frais de retour anticipé. Et elle ne couvre que les soins devenus nécessaires pendant le séjour, pas les soins programmés.
Point souvent ignoré : la zone de validité de la CEAM ne correspond pas exactement à celle du programme Erasmus+. Le guide du programme rappelle que la carte fonctionne dans les 27 pays de l’Union, en Islande, au Liechtenstein et en Norvège ; l’Assurance Maladie y ajoute la Suisse et le Royaume-Uni. En revanche, la Turquie, la Serbie et la Macédoine du Nord, pays associés au programme Erasmus+, ne font pas partie de cette zone. Un étudiant qui part à Istanbul ou à Belgrade doit donc se renseigner auprès de sa caisse ou du Cleiss sur les conventions applicables, et prévoir une assurance santé adaptée.
Le cas du Royaume-Uni
Le Royaume-Uni fait l’objet de règles propres depuis sa sortie de l’Union. Selon ameli.fr, pour des études de moins de six mois, aucun visa d’entrée n’est nécessaire et la CEAM permet d’accéder aux soins médicalement nécessaires. Au-delà de six mois, un visa étudiant est exigé, auquel s’ajoute une surcharge santé (Immigration Health Surcharge) qui donne accès au système de santé britannique. Les modalités évoluent : vérifiez-les sur les sites officiels avant de partir.
La coordination européenne des systèmes de sécurité sociale permet à l’assuré français en séjour temporaire dans l’UE, l’EEE ou en Suisse d’accéder aux soins devenus nécessaires, sur présentation de la CEAM, dans les conditions du pays de séjour. Un accord spécifique avec le Royaume-Uni prévoit un mécanisme équivalent. Selon ameli.fr, la carte est valable deux ans au maximum.
Réf : règlement (CE) n° 883/2004 et règlement (CE) n° 987/2009 ; ameli.fr, carte européenne d’assurance maladie- Gratuite, 2 ans maximum, à demander au moins 15 jours avant le départ.
- Soins nécessaires dans le système public, aux conditions locales : ni privé, ni rapatriement, ni RC.
- Non valable en Turquie, Serbie et Macédoine du Nord, pourtant pays du programme Erasmus+.
3. Hors Europe : conventions, CFE et assurance santé internationale
Beaucoup d’étudiants français partent aussi hors d’Europe, dans le cadre d’accords bilatéraux entre universités, de doubles diplômes ou de la dimension internationale d’Erasmus+. Pour eux, la question de la santé se pose en des termes très différents.
Les pays avec une convention qui vise les étudiants
Selon ameli.fr, trois territoires ont signé avec la France une convention de sécurité sociale prévoyant la prise en charge des soins des étudiants : le Royaume-Uni, le Québec et l’Andorre. Pour le Québec, l’étudiant inscrit dans une université française qui effectue une partie de ses études dans le cadre d’un échange demande à sa caisse le formulaire SE 401-Q-106, le fait compléter par son université en France, puis s’inscrit à son arrivée auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. L’étudiant inscrit directement dans une université québécoise utilise le formulaire SE 401-Q-102. Attention : cet accord ne vaut que pour le Québec, pas pour les autres provinces canadiennes.
Les autres pays : soins urgents, régime local ou assurance privée
Dans les pays sans convention visant les étudiants, l’Assurance Maladie distingue deux situations. Si vous avez moins de 20 ans ou si votre période d’études à l’étranger est inférieure à six mois, vos soins urgents et imprévus peuvent être remboursés à votre retour, dans la limite des tarifs forfaitaires français, à condition de fréquenter un établissement préparant à un diplôme officiel, de fournir un certificat de scolarité et de revenir au moins une fois en France pendant l’année universitaire. Vous avancez les frais sur place. Au-delà, vous devez vous inscrire auprès du régime étudiant ou du régime de sécurité sociale du pays d’accueil, selon ses propres règles.
Dans les deux cas, le remboursement sur la base des tarifs français est sans commune mesure avec les frais réels dans certains pays. L’Assurance Maladie elle-même le souligne : aux États-Unis ou au Canada, les frais d’hospitalisation sont très élevés, et il est recommandé de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement. Ameli mentionne aussi la possibilité d’adhérer à la Caisse des Français de l’étranger, qui rembourse sur la base des tarifs français et peut être complétée par une assurance privée.
Exigences des universités et des visas
Hors Europe, l’assurance est souvent une condition d’inscription ou de séjour. De nombreuses universités américaines imposent l’adhésion à leur propre plan santé, sauf à démontrer une couverture équivalente selon des critères précis. L’Australie subordonne le visa étudiant à une couverture santé spécifique. D’autres pays demandent une attestation au moment de la demande de visa. Il faut donc lire attentivement la lettre d’admission et les conditions consulaires, et vérifier que le contrat choisi répond exactement aux critères demandés : plafonds, franchise, rapatriement, durée. Pour les séjours longs dans des pays où les soins sont très chers, une assurance santé au premier euro peut être plus simple qu’une combinaison de plusieurs couvertures.
Selon ameli.fr, le Royaume-Uni, le Québec et l’Andorre ont signé avec la France une convention de sécurité sociale prévoyant la prise en charge des soins des étudiants. Pour le Québec, l’étudiant utilise le formulaire SE 401-Q-106 (échange entre établissements) ou SE 401-Q-102 (inscription dans une université québécoise). Dans les autres pays, la prise en charge dépend de l’âge, de la durée des études et du régime local.
Réf : ameli.fr, études à l’étranger ; Cleiss, conventions bilatérales de sécurité sociale- Québec, Royaume-Uni, Andorre : conventions visant les étudiants ; ailleurs, règles au cas par cas.
- Soins urgents remboursés au mieux sur la base des tarifs français, et sous conditions.
- Universités et visas exigent souvent une assurance aux critères précis : lire la lettre d’admission.
4. Responsabilité civile, rapatriement, bagages, sports : les garanties à vérifier
La santé concentre l’attention, mais les sinistres les plus fréquents d’une année à l’étranger sont souvent plus banals : une machine à laver qui inonde l’appartement du dessous, un vélo emprunté et accidenté, un ordinateur volé dans une bibliothèque, une entorse au ski un week-end. Chacun relève d’une garantie différente.
La responsabilité civile à l’étranger
La responsabilité civile vie privée couvre les dommages corporels, matériels et immatériels que vous causez involontairement à des tiers. Elle est exigée par le programme Erasmus+, et de nombreux bailleurs ou résidences étudiantes à l’étranger demandent une attestation. Pour un étudiant fiscalement rattaché à ses parents, elle est souvent incluse dans le contrat d’assurance habitation familial. Mais trois points doivent être vérifiés : que l’étudiant est bien considéré comme assuré, que la garantie joue à l’étranger, et qu’elle couvre un séjour de la durée prévue. Certains contrats limitent la couverture hors de France à des séjours de courte durée.
La responsabilité civile ne couvre pas les dommages au logement que vous louez vous-même : c’est le rôle d’une garantie des risques locatifs, que le bailleur peut exiger selon la législation locale. Pour un stage, vérifiez aussi avec votre établissement la couverture accident du travail et la responsabilité civile liée à l’activité de stagiaire : la convention de stage précise en général qui assure quoi.
Rapatriement, bagages, retour anticipé
L’assistance rapatriement organise et prend en charge le transport sanitaire vers la France ou vers un établissement adapté lorsque l’état de santé le justifie, sur décision de l’équipe médicale de l’assisteur. Elle comprend souvent le retour anticipé en cas de décès ou d’hospitalisation grave d’un proche, et parfois la venue d’un proche au chevet de l’étudiant hospitalisé. C’est une garantie exigée par le guide Erasmus+ au titre du décès et du rapatriement, et la CEAM ne la couvre jamais. La garantie bagages et effets personnels, quant à elle, est rarement incluse d’office ; elle mérite d’être vérifiée si vous partez avec un ordinateur ou du matériel coûteux.
Sports et activités sur place
Une année en mobilité, ce sont aussi des week-ends au ski, de la plongée, de la randonnée en montagne ou du surf. Les contrats d’assistance et d’assurance santé excluent souvent certaines activités jugées à risque, ou les couvrent seulement en loisir et avec des limites. Si vous pratiquez un sport en club, en compétition ou en haute montagne, vérifiez les exclusions et, si nécessaire, demandez une extension. C’est l’une des questions que nous posons systématiquement lors de l’étude.
Même logique pour les voyages effectués pendant la mobilité. Beaucoup d’étudiants profitent de leur année pour découvrir les pays voisins, parfois hors d’Europe : un week-end au Maroc depuis l’Espagne, un séjour en Asie du Sud-Est depuis l’Australie. Vérifiez que votre assurance santé et d’assistance couvre bien ces déplacements, et pas seulement le pays d’études. Certains contrats étudiants limitent la zone géographique ou la durée des séjours hors du pays d’accueil.
| Risque | CEAM | Contrat habitation des parents | Assurance santé internationale ou voyage étudiant |
|---|---|---|---|
| Soins nécessaires dans le public (UE, EEE, Suisse, Royaume-Uni) | Oui, aux conditions locales | Non | Oui, en complément selon le contrat |
| Soins dans une clinique privée ou hors Europe | Non | Non | Oui, selon le contrat |
| Rapatriement sanitaire | Non | Rarement | Oui, selon le contrat |
| Dommage causé à un tiers | Non | Souvent, à vérifier (étranger, durée) | Parfois incluse |
| Vol ou perte de bagages | Non | Selon le contrat | En option le plus souvent |
| Sport à risque | Soins publics uniquement | RC seulement | Selon exclusions et options |
- RC vie privée : vérifier la qualité d’assuré, la validité à l’étranger et la durée couverte.
- Rapatriement : exigé par Erasmus+, jamais couvert par la CEAM.
- Bagages et sports : options et exclusions à lire avant le départ.
5. Le calendrier idéal, et le rôle du courtier
La période qui précède un départ est chargée : validation du contrat d’études, recherche de logement, visa éventuel, billets, ouverture d’un compte bancaire local. L’assurance arrive souvent en dernier, alors qu’elle conditionne parfois l’inscription ou le visa. Un calendrier simple permet de ne rien oublier.
Trois étapes avant le départ
Deux à trois mois avant : réunissez la lettre d’admission, les exigences d’assurance de l’université d’accueil et, le cas échéant, celles du consulat. Demandez à votre établissement ce que couvre son contrat collectif. Faites vérifier le contrat habitation de vos parents pour la responsabilité civile. Un mois avant : souscrivez les garanties manquantes, obtenez les attestations dans la langue demandée, et, pour le Québec, le formulaire de sécurité sociale adapté. Quinze jours avant au plus tard : demandez la CEAM si vous partez en Europe, inscrivez-vous sur Fil d’Ariane, le service du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères destiné aux séjours de moins de six mois, ou, pour un séjour plus long, au registre des Français établis hors de France auprès du consulat, et enregistrez sur votre téléphone les numéros d’assistance et une copie de vos documents.
Sur place, gardez les factures et justificatifs de tous vos soins. En cas d’hospitalisation, prévenez l’assisteur avant d’engager des frais importants, sauf urgence vitale : c’est votre assureur ou son assisteur qui organise la prise en charge et décide d’un éventuel rapatriement ; nous vous accompagnons, vous et votre famille, dans la déclaration et le suivi.
Ce que nous faisons pour vous
Notre rôle de courtier est d’abord de faire l’inventaire de ce qui existe déjà : CEAM, contrat de l’école, contrat habitation des parents, éventuelle carte bancaire avec assistance. Nous comparons ensuite ces garanties avec les exigences du programme, de l’université et du pays d’accueil. Nous proposons, avec nos partenaires assureurs, les garanties manquantes : santé internationale, assistance rapatriement, responsabilité civile, bagages, extension sports. Nous vérifions enfin que les attestations répondent exactement aux critères demandés, ce qui évite les allers-retours avec l’université.
Pour les mobilités longues, les doubles diplômes à l’étranger ou les étudiants qui envisagent de s’installer durablement après leurs études, la question change de nature : il s’agit alors de construire une vraie couverture d’expatrié. Nous vous présentons dans ce cas les solutions adaptées aux Français de l’étranger, pour que la transition entre la vie étudiante et la vie professionnelle se fasse sans rupture de couverture.
- Deux à trois mois avant : exigences, contrats existants, garanties manquantes.
- Quinze jours avant au plus tard : CEAM, Fil d’Ariane ou registre consulaire, numéros d’assistance.
- Le courtier évite les trous de couverture et les doublons, et sécurise les attestations.
Top 5 des erreurs à éviter pour un étudiant en mobilité
- Croire que la CEAM suffitElle ne couvre ni le privé, ni le rapatriement, ni la RC. Solution : compléter selon la destination et les exigences Erasmus+.
- Oublier que certains pays Erasmus+ sont hors zone CEAMTurquie, Serbie, Macédoine du Nord : la carte n’y joue pas. Solution : se renseigner auprès de sa caisse ou du Cleiss et s’assurer.
- Supposer que « l’école s’occupe de tout »Les contrats collectifs sont souvent limités. Solution : demander par écrit ce qui est couvert, et pour quelle durée.
- Ne pas vérifier la RC du contrat familialValidité à l’étranger et durée peuvent être limitées. Solution : faire relire le contrat habitation des parents.
- Souscrire au dernier momentAttestation non conforme, inscription ou visa bloqués. Solution : lancer la démarche deux à trois mois avant le départ.
- Lire les exigences d’assurance de l’université d’accueil et, si besoin, du consulat.
- Demander par écrit à son établissement ce que couvre son contrat collectif.
- Vérifier la responsabilité civile du contrat habitation familial (étranger, durée).
- Souscrire les garanties manquantes : santé, rapatriement, RC, bagages, sports.
- Demander la CEAM au moins 15 jours avant (Europe) ou le formulaire SE 401-Q (Québec).
- S’inscrire sur Fil d’Ariane (moins de 6 mois) ou au registre consulaire, et garder attestations et numéros d’assistance sur son téléphone.
FAQ — Étudiant Erasmus et assurance santé : 6 questions clés
La CEAM suffit-elle pour un Erasmus en Europe ?
Non, en règle générale. Elle donne accès aux soins nécessaires dans le système public du pays, aux conditions locales, mais ne couvre ni le secteur privé, ni le rapatriement, ni la responsabilité civile, ni les bagages, que le programme Erasmus+ demande pourtant de couvrir.
Quand demander sa CEAM et combien de temps est-elle valable ?
Selon ameli.fr, au moins 15 jours avant le départ, depuis son compte ameli. Elle est gratuite, individuelle et valable deux ans au maximum. En cas de retard, la caisse peut délivrer un certificat provisoire de remplacement.
La CEAM est-elle valable dans tous les pays Erasmus+ ?
Non. Elle fonctionne dans l’UE, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège, en Suisse et au Royaume-Uni. La Turquie, la Serbie et la Macédoine du Nord, associées au programme Erasmus+, ne sont pas dans sa zone de validité.
Je pars étudier au Québec : comment suis-je couvert ?
Un accord France-Québec permet à l’étudiant resté affilié en France d’être pris en charge par la RAMQ. Demandez à votre caisse le formulaire SE 401-Q-106 (échange) ou SE 401-Q-102 (inscription dans une université québécoise) avant le départ.
Le contrat habitation de mes parents me couvre-t-il à l’étranger ?
Souvent pour la responsabilité civile vie privée, si l’étudiant est considéré comme assuré. Mais il faut vérifier que la garantie joue à l’étranger et pour toute la durée du séjour. Il ne couvre en principe ni la santé, ni le rapatriement.
Mes sports d’hiver ou la plongée sont-ils couverts ?
Cela dépend du contrat : les activités jugées à risque sont souvent exclues ou limitées. Vérifiez les exclusions de votre assurance santé et d’assistance, et demandez une extension si vous pratiquez régulièrement.
CEAM, contrat de l’école, RC familiale, santé internationale, rapatriement : Decaux Assurances vérifie votre couverture et complète ce qui manque avec nos partenaires assureurs.
Préparer mon départ →- ameli.fr — études à l’étranger : votre prise en charge (consulté le 27/09/2026)
- ameli.fr — séjour en Europe et carte européenne d’assurance maladie (consulté le 27/09/2026)
- Commission européenne — guide du programme Erasmus+ 2026 (consulté le 27/09/2026)
- Agence Erasmus+ France — chiffres de la mobilité Erasmus+ (consulté le 27/09/2026)
- Commission européenne — pays éligibles au programme Erasmus+ (consulté le 27/09/2026)
- France Diplomatie — Fil d’Ariane (consulté le 27/09/2026)
- CEAM
- Carte européenne d’assurance maladie : atteste des droits de l’assuré et donne accès aux soins nécessaires dans l’UE, l’EEE, en Suisse et au Royaume-Uni, aux conditions locales.
- Erasmus+
- Programme de l’Union européenne pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, ouvert aux États membres et à six pays tiers associés.
- SE 401-Q
- Formulaires de l’accord France-Québec permettant à l’étudiant affilié en France d’être pris en charge par la Régie de l’assurance maladie du Québec.
- Assistance rapatriement
- Garantie qui organise et prend en charge le transport sanitaire de l’assuré vers la France ou un établissement adapté, sur décision médicale.
- Responsabilité civile vie privée
- Garantie qui indemnise les dommages causés involontairement à des tiers dans le cadre de la vie privée.
- Cleiss
- Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale, qui informe sur les conventions de sécurité sociale.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne des familles, des étudiants et des expatriés dans la construction de leur couverture à l’étranger. Nous partons de ce qui existe déjà, CEAM, contrat de l’école, contrat habitation familial, et nous complétons avec nos partenaires assureurs les garanties exigées par la destination et le programme de mobilité.
Publié le 22/10/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Nous organisons la couverture de votre mobilité : assurance santé internationale, assurance voyage et rapatriement, et, pour les séjours longs, les solutions dédiées aux Français de l’étranger. Courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine.

Decaux Assurances
N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Nous organisons la couverture de votre mobilité étudiante : assurance santé internationale, assurance voyage et rapatriement et, pour les séjours longs, les solutions dédiées aux Français de l’étranger. Courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS (n° 20005730) et installé à Neuilly-sur-Seine.
- Tous
- Actualités assurance
- Assurance décennale
- Assurance emprunteur
- Audit énergétique
- Dommages
- Dommages-Ouvrage
- Éditorial
- Event
- Expat
- Fiscalité
- Flash Infos
- Le Morning Café
- Particuliers
- Produits
- Professionnels
- Qualité de l'air
- RC Pro
- Santé
Flash. Singapour sous la brume de fumées : l’indice de pollution en zone « malsaine », les réflexes santé des expatriés
Vidéo. S’installer à Singapour en 2026 : Employment Pass, fiscalité territoriale et santé des dirigeants
Partir en Erasmus bien couvert
La CEAM ne couvre ni le rapatriement ni la RC. Nous vérifions vos contrats existants et complétons avec une assurance santé internationale, une assurance voyage ou, pour un long séjour, une solution expat ou complémentaire CFE.


