Chaque année, à l’échéance de votre contrat, l’avis de prélèvement arrive avec un montant souvent supérieur à celui de l’année précédente — sans que vous n’ayez modifié votre couverture. Ce phénomène n’est pas arbitraire : il découle de l’indexation automatique des contrats sur des indices publics — principalement l’indice FFB publié par la Fédération Française du Bâtiment et l’indice IRL (Indice de Référence des Loyers) publié par l’INSEE. Cet article explique le mécanisme, ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas, et comment réagir face à une hausse importante. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et basé à Neuilly-sur-Seine, accompagne ses clients dans l’analyse de leurs avenants et propose des arbitrages quand la hausse devient excessive.
1. L’indice FFB — référence du bâtiment
Le premier indice à connaître. C’est lui qui pèse le plus sur les contrats d’assurance dommages aux biens.
Définition et publication trimestrielle
L’indice FFB du coût de la construction est calculé et publié trimestriellement par la Fédération Française du Bâtiment. Il reflète l’évolution des coûts de construction : matériaux (acier, ciment, bois, isolants, composants techniques), main-d’œuvre, frais de chantier. Quand les matériaux et la main-d’œuvre montent, l’indice monte ; quand le marché se détend, il peut stagner ou ralentir. C’est un indicateur essentiel pour le secteur — il sert de référence pour de nombreux contrats, indemnisations de sinistre et calculs de capitaux.
Application : capitaux MRH, MRP, dommages aux biens
Dans une multirisque habitation (MRH), les capitaux mobiliers et le capital immobilier sont indexés sur l’indice FFB. Si l’indice progresse, les capitaux assurés progressent automatiquement — et la prime suit la même évolution. Dans une multirisque professionnelle (MRP), la même logique s’applique sur les biens, le matériel et les bâtiments. C’est le mécanisme principal d’évolution des contrats dommages aux biens : il maintient la cohérence entre les capitaux assurés et la valeur réelle de reconstruction ou de remplacement.
2. L’indice INSEE / IRL — référence des loyers
Pour les bailleurs et les contrats liés aux loyers, c’est l’IRL qui structure l’indexation.
L’Indice de Référence des Loyers (IRL)
L’IRL est calculé par l’INSEE et publié trimestriellement. Il repose sur une moyenne sur 12 mois de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Il sert de plafond légal à la révision annuelle des loyers d’habitation soumis à la loi de 1989. Par voie indirecte, il influence les contrats de PNO (Propriétaire Non Occupant) et de GLI (Garantie Loyers Impayés) dont les capitaux d’indemnisation peuvent être indexés sur les loyers réels.
Application : revalorisation locative et primes liées
Pour un bailleur, deux dynamiques se conjuguent : le loyer perçu qui peut être revalorisé chaque année dans la limite de l’IRL ; et la prime PNO ou GLI qui peut être indexée sur l’évolution des loyers ou de l’indice. Quand l’inflation progresse, l’IRL progresse — les loyers et les primes suivent. Cette cohérence protège le bailleur (couverture adaptée au loyer réel) tout en augmentant le coût d’assurance. Pour les copropriétés, l’assurance multirisque immeuble (MRI) peut combiner indexation FFB (sur le bâti) et indexation IRL (sur les charges).
3. Comment l’indice impacte votre prime
La mécanique est mathématique mais souvent opaque pour l’assuré.
Indexation des capitaux assurés
La logique est simple. Imaginons que votre capital mobilier était fixé à un niveau donné l’an passé, indexé à un indice FFB de référence. Cette année, l’indice FFB a progressé de X %. Votre capital mobilier progresse mécaniquement de X %. La prime, étant proportionnelle au capital assuré, progresse aussi de X % (toutes choses égales par ailleurs). Cette indexation est automatique et figure dans les conditions générales du contrat. C’est ce qui garantit que vous n’êtes pas sous-assuré en cas de sinistre — un capital indexé reflète la valeur réelle.
Mécanisme de revalorisation annuelle
Concrètement, l’avis de revalorisation arrive à l’échéance annuelle du contrat avec un nouveau montant. La hausse comprend deux composantes : la part indice (mécanique, sur les capitaux indexés) et la part technique (révision tarifaire propre à l’assureur, sur la base de la sinistralité observée). Distinguer les deux est essentiel : la part indice est généralement opposable, la part technique peut être négociée ou contestée. Une lecture rigoureuse de l’avis permet de comprendre la composition réelle de la hausse.
4. Comprendre la part inflation et la part technique
Au-delà des indices, plusieurs facteurs alimentent la hausse réelle des primes.
Inflation matières et main d’œuvre
Depuis 2022-2023, l’inflation des matières premières (énergie, métaux, bois, transport) et de la main-d’œuvre a poussé l’indice FFB à des hausses significatives. Ces hausses se répercutent automatiquement sur les capitaux et les primes — ce n’est pas une décision de l’assureur mais une indexation mécanique. Pour l’assuré, l’effet est visible mais structurellement justifié : sans cette indexation, les capitaux deviendraient rapidement insuffisants face à l’inflation des coûts de reconstruction.
Évolution de la sinistralité
Au-delà de l’indexation, la sinistralité du portefeuille de l’assureur impacte les primes. Une augmentation de la fréquence ou de la gravité des sinistres dans une catégorie (par exemple, dégâts des eaux en MRH, cyber, catastrophe naturelle, incendies en MRP) conduit l’assureur à réviser ses tarifs. Cette révision est une décision commerciale de l’assureur, dans le cadre prévu par le contrat. Elle peut être contestée si elle est jugée excessive — c’est précisément un moment où le rôle d’un courtier indépendant prend tout son sens, en mettant en concurrence d’autres partenaires assureurs.
Decaux Assurances décompose votre avis de revalorisation et met en concurrence si la hausse dépasse l’indexation légitime.
Échanger avec un courtier →5. Que faire face à une augmentation
Trois réflexes simples permettent de garder le contrôle.
Vérifier la cohérence indice / hausse
Premier réflexe : comparer la hausse de votre prime à l’évolution de l’indice FFB ou IRL pertinent. L’indice est public et facilement consultable. Si la hausse de votre prime correspond à l’indexation indice + un léger ajustement technique : c’est probablement justifié. Si la hausse dépasse très significativement l’évolution de l’indice : il y a une révision tarifaire qu’il convient d’éclaircir avec votre assureur ou votre courtier. La transparence sur la composition de la hausse est imposée par l’ACPR dans le cadre de la DDA.
Mise en concurrence si écart majeur
Si la hausse est jugée excessive, plusieurs options. 1. Discuter avec l’assureur via le courtier : une révision peut parfois être négociée, surtout si vous êtes un client de longue date sans sinistre. 2. Mise en concurrence avec d’autres partenaires assureurs : à profil et garanties équivalents, les écarts entre assureurs peuvent être significatifs. 3. Résilier à l’échéance ou via la loi Hamon après 12 mois (pour les contrats grand public). Pour les MRP professionnelles, la résiliation suit les conditions contractuelles, avec un préavis généralement de deux mois avant l’échéance annuelle. Decaux Assurances accompagne ses clients à Neuilly-sur-Seine et au-delà dans cette analyse comparative et — si la mise en concurrence est concluante — pilote le transfert administratif sans rupture de couverture.
FAQ — Indice FFB INSEE et primes : 5 questions clés
Pourquoi ma prime augmente même sans sinistre ?
Principalement à cause de l’indexation sur les indices FFB ou IRL. Les capitaux assurés sont mécaniquement revalorisés pour maintenir la cohérence avec la valeur réelle des biens. La prime suit. Une part technique peut s’ajouter selon la sinistralité globale du portefeuille de l’assureur — sans lien direct avec votre dossier individuel.
Puis-je refuser l’indexation ?
Pas directement. L’indexation est généralement contractuelle — elle figure dans les conditions générales et s’applique automatiquement. La seule façon de l’éviter est de revoir les capitaux à la baisse (avec le risque de sous-assurance) ou de changer de contrat. La résiliation à échéance ou via la loi Hamon reste possible pour aller chercher un meilleur contrat ailleurs.
Que veut dire « indice FFB de référence » dans mon contrat ?
C’est l’indice FFB à une date donnée (généralement la date de souscription ou de dernière revalorisation), qui sert de point de départ au calcul de l’indexation. Chaque année, l’indice actuel est divisé par l’indice de référence — le ratio détermine le coefficient appliqué aux capitaux et à la prime.
Une hausse de 5 à 10 % par an est-elle normale ?
Cela dépend de l’évolution des indices. En période d’inflation forte, des hausses de 5 à 10 % peuvent refléter l’indexation mécanique. En période d’inflation modérée, une telle hausse mérite une analyse plus poussée — peut-être une révision tarifaire qui peut être négociée ou comparée avec d’autres partenaires.
Mon courtier peut-il négocier la hausse avec mon assureur ?
Oui, dans certaines limites. Sur la part indexation, peu de marge. Sur la part technique (révision tarifaire), la négociation est possible — surtout pour des clients fidèles, sans sinistre, ou avec un volume de contrats important. À défaut, la mise en concurrence reste l’arme principale du courtier.
Decaux Assurances analyse la hausse, distingue la part indexation et la part technique, et met en concurrence si nécessaire.
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Decaux Assurances
N’hésitez pas à solliciter Decaux Assurances pour une étude personnalisée sans frais. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et basé à Neuilly-sur-Seine, analyse l’évolution annuelle de vos primes (MRH, PNO, MRP, MRI, RC Pro, cyber, emprunteur) et propose des arbitrages quand la hausse devient excessive. Notre approche : un courtier, un interlocuteur, plusieurs partenaires assureurs réellement mis en concurrence à chaque échéance majeure.
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Notons que nous proposons de l’assurance audit énergétique (RCP – RCE – RCD – RC Pro) réglementaire pour les diagnostiqueurs immobilier ou bureau d’étude voulant exercer une activité de conseil en Audit énergétique (Qualification OPQIBI 1911 / Qualification OPQIBI 1905 / Qualification QUALIBAT 8731 / LNE / AFNOR / Certibat). Certaines formations vous permettront d’obtenir le label RGE (Reconnu garant de l’environnement). Notez qu’il est possible de faire apparaitre la mention « audit énergétique » sur nos attestations d’assurance. Certains organismes de formations en audit énergétique et conseil en rénovation vous demanderont cette mention.
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Au préalable, avant de choisir son assurance en tant qu’auditeur énergétique, il est nécessaire de s’assurer que son activité relève du conseil et ne dépasse le cadre de la Responsabilité Civile Professionnelle. Autrement, il faudra s’orienter vers une décennale si l’auditeur énergétique participe à l’acte de construire.
Enfin, sachez que si vous réalisez des audits énergétiques ou envisagez de vous lancer dans cette activité. Depuis l’arrêté du 24 novembre 2014, votre qualification pour la conduite d’audit énergétique selon la norme NF EN 16247 est obligatoire. Les auditeurs externes devront satisfaire à la norme NF X 50-091. Les organismes de formation sont accrédités par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation).


