Serveur chiffré, logiciel de caisse bloqué, site e-commerce hors ligne, messagerie inaccessible : pour une petite entreprise, un rançongiciel ne coûte pas seulement une remise en état informatique. Il coûte surtout des jours sans chiffre d’affaires. C’est précisément ce que couvre la perte d’exploitation cyber — à condition de respecter quelques règles dès les premières heures.
- Le vrai coût d’un ransomware pour une TPE, c’est l’arrêt de l’activité : ventes perdues, charges qui continuent, frais pour redémarrer.
- La perte d’exploitation cyber indemnise la marge perdue et les frais supplémentaires pendant l’interruption, selon les conditions du contrat.
- Plainte sous 72 heures : depuis la loi du 24 janvier 2023, l’indemnisation d’une cyberattaque par un contrat d’assurance est subordonnée à un dépôt de plainte au plus tard 72 heures après la connaissance de l’attaque (art. L12-10-1 du Code des assurances).
- Ne payez pas de rançon avant d’avoir déclaré le sinistre : le paiement préalable est un motif d’exclusion classique des contrats cyber.
- Une multirisque classique ne suffit pas : sa perte d’exploitation suppose en général un dommage matériel (incendie, dégât des eaux), pas une attaque informatique.
- Ransomware dans une TPE : ce qui s’arrête vraiment
- La perte d’exploitation cyber : comment elle se calcule
- Plainte, CNIL, assureur : les délais qui conditionnent l’indemnisation
- La rançon : pourquoi ne rien payer avant d’avoir déclaré
- Ce que couvre un bon contrat cyber pour une petite entreprise
- Top 5 des erreurs à éviter
- FAQ — 6 questions clés
Les grandes attaques font la une, mais ce sont les petites structures qui paient le plus lourd tribut en proportion : l’ANSSI observe année après année que les TPE, PME et ETI constituent la catégorie de victimes la plus touchée par les rançongiciels. Une boutique avec un site marchand, un cabinet d’expertise comptable, une agence de voyages, un organisme de formation, une petite société de services : toutes dépendent aujourd’hui d’un logiciel de gestion, d’une messagerie et de fichiers partagés. Quand ils sont chiffrés, l’activité s’arrête. Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne les petites entreprises dans le choix de leur assurance cyber auprès de partenaires assureurs spécialisés. Cet article se concentre sur la garantie qui fait le plus souvent la différence entre une crise surmontée et une entreprise fragilisée : la perte d’exploitation cyber. Comment elle se calcule, ce qu’elle couvre, et les conditions légales et contractuelles à respecter pour être indemnisé.
1. Ransomware dans une TPE : ce qui s’arrête vraiment
Le scénario type
Un vendredi soir, un salarié ouvre une pièce jointe piégée ou un attaquant exploite une vulnérabilité d’un équipement exposé sur Internet. Pendant le week-end, il se déplace dans le réseau, repère les sauvegardes et déclenche le chiffrement. Le lundi matin, plus rien ne fonctionne : les postes affichent une demande de rançon, le logiciel de gestion commerciale ne répond plus, la messagerie est inaccessible, parfois le site marchand renvoie une erreur. Les attaquants menacent en plus de publier les données volées.
Pour une petite entreprise, les conséquences s’enchaînent vite. Les commandes ne peuvent plus être saisies ni expédiées. Les rendez-vous ne peuvent plus être confirmés. Les factures ne partent plus. Le prestataire informatique habituel, souvent une petite structure lui aussi, n’a ni les outils ni la disponibilité pour mener seul une investigation et une restauration complète. Chaque journée d’arrêt se traduit par du chiffre d’affaires qui ne rentre pas, alors que les loyers, les salaires, les abonnements et les remboursements d’emprunt continuent de tomber.
L’ANSSI relève aussi un phénomène qui touche directement les petites structures : la compromission d’un prestataire (éditeur de logiciel, hébergeur) peut bloquer d’un coup tous ses clients. Votre entreprise peut donc subir un arrêt sans avoir été elle-même piratée.
Trois blocs de coûts à distinguer
Le premier bloc est celui des frais de réponse à incident : experts en investigation, restauration des systèmes, reconstitution des données, conseil juridique, et parfois communication de crise pour rassurer clients et partenaires. Ce sont des dépenses immédiates, qu’il faut engager dans l’urgence, souvent avant d’avoir une idée précise de l’étendue des dégâts.
Le deuxième bloc est la perte d’exploitation : la marge que l’entreprise n’a pas réalisée parce qu’elle ne pouvait plus travailler normalement, et les frais supplémentaires engagés pour limiter l’arrêt (location de matériel, heures supplémentaires, recours à un prestataire temporaire, saisie manuelle). C’est ce bloc que les dirigeants sous-estiment le plus, parce qu’il ne se voit pas sur une facture : il se voit sur le compte bancaire, plusieurs semaines après.
Le troisième bloc concerne les responsabilités : notification des personnes dont les données ont été exposées, réclamations de clients ou de partenaires, éventuelles enquêtes de l’autorité de contrôle. Une assurance cyber complète traite ces trois blocs. Mais pour une TPE, c’est le deuxième qui détermine souvent la capacité à passer le cap.
- Les TPE, PME et ETI sont la première catégorie de victimes des rançongiciels selon l’ANSSI.
- Trois blocs de coûts : réponse à incident, perte d’exploitation, responsabilités.
- Un prestataire compromis peut arrêter votre activité sans que vous soyez vous-même piraté.
Decaux Assurances compare les garanties cyber et perte d’exploitation de partenaires assureurs spécialisés, adaptées aux petites entreprises.
Demander mon devis cyber →2. La perte d’exploitation cyber : comment elle se calcule
Les paramètres qui font l’indemnité
Comme en assurance de dommages classique, la perte d’exploitation cyber repose sur quelques paramètres qu’il faut comprendre avant la souscription. La période d’indemnisation est la durée maximale pendant laquelle les pertes sont prises en charge après l’incident. Le délai de carence, exprimé en heures, est la durée d’interruption en dessous de laquelle aucune perte n’est indemnisée : il évite de déclarer les micro-coupures. Le montant de garantie plafonne l’indemnité totale.
L’indemnité elle-même est généralement calculée à partir de la marge brute perdue : le chiffre d’affaires qui n’a pas été réalisé, diminué des charges que l’entreprise n’a pas eu à engager du fait de l’arrêt (achats de marchandises non consommées, par exemple). Autrement dit, l’assurance cherche à replacer l’entreprise dans la situation financière où elle se serait trouvée sans l’attaque, en tenant compte de sa saisonnalité et de sa tendance. S’y ajoutent les frais supplémentaires d’exploitation engagés pour continuer à fonctionner en mode dégradé.
Pour une TPE, deux points méritent une attention particulière. Le premier est la justification des pertes : sans comptabilité à jour, historique de ventes et tableaux de bord, il est plus difficile de démontrer la perte réelle. Le second est la durée : une restauration complète, avec des données partiellement perdues et des clients à reconquérir, prend souvent plus de temps que prévu. Une période d’indemnisation trop courte laisse une partie de la perte à votre charge.
Prenons l’exemple, purement illustratif, d’un commerce qui réalise l’essentiel de ses ventes en ligne. Après l’attaque, le site est coupé plusieurs jours, le temps de vérifier qu’il n’a pas été compromis. Une fois remis en ligne, les commandes reprennent lentement : une partie des clients est allée ailleurs, les campagnes marketing ont été suspendues, le service client doit répondre aux inquiétudes. La perte ne s’arrête donc pas le jour où les serveurs redémarrent. Un contrat bien calibré tient compte de cette phase de reprise, pendant laquelle l’activité reste inférieure à la normale.
La même logique vaut pour un cabinet de professions libérales. Sans accès aux dossiers, les rendez-vous sont reportés, les échéances clients ne sont pas tenues, les collaborateurs sont payés sans pouvoir produire. La perte de marge est alors réelle, même si le cabinet n’a « rien vendu » en moins au sens commercial. Le rôle du courtier est de traduire ce fonctionnement en paramètres d’assurance compréhensibles.
Erreur humaine, prestataires, indemnisation simplifiée
La perte d’exploitation cyber n’est pas réservée aux attaques malveillantes. Dans le contrat que nous proposons, elle couvre aussi l’interruption des systèmes causée par une erreur humaine, par exemple une mauvaise manipulation qui efface une base de données ou une mise à jour qui paralyse le réseau. C’est un point à vérifier dans tout contrat, car de nombreux incidents informatiques ne sont pas des attaques.
La défaillance d’un prestataire informatique (hébergeur, éditeur de logiciel en ligne) est un autre cas important, puisque votre activité peut s’arrêter à cause d’une attaque qui ne vous visait pas. Selon les contrats, cette extension est incluse ou proposée en option : elle doit être explicitement discutée lors de l’étude si vous dépendez d’un logiciel en ligne pour facturer, vendre ou prendre des rendez-vous.
Enfin, pour les plus petites entreprises, certains contrats — dont celui que nous proposons — prévoient un mode d’indemnisation simplifié de la perte d’exploitation, fondé sur un plafond journalier, avec une procédure allégée et la possibilité d’engager certains frais d’urgence sans attendre l’accord préalable de l’assureur. Les conditions d’accès (notamment le chiffre d’affaires) et les limites sont précisées lors de l’étude. Pour une TPE sans direction financière, cette simplicité est un atout réel.
- Période d’indemnisation, délai de carence et plafond : trois paramètres à choisir avec soin.
- L’indemnité vise la marge perdue et les frais supplémentaires pour limiter l’arrêt.
- Erreur humaine et défaillance de prestataire : vérifier qu’elles sont couvertes.
3. Plainte, CNIL, assureur : les délais qui conditionnent l’indemnisation
La plainte sous 72 heures : une condition légale
La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur du 24 janvier 2023 a créé l’article L12-10-1 du Code des assurances. Il prévoit que le versement d’une indemnité en application d’une clause d’assurance couvrant les pertes et dommages causés par une atteinte à un système de traitement automatisé de données est subordonné au dépôt d’une plainte de la victime, au plus tard 72 heures après la connaissance de l’atteinte. Le texte vise les personnes morales et les personnes physiques dans le cadre de leur activité professionnelle.
Concrètement, cela signifie que même avec le meilleur contrat du marché, une plainte déposée trop tard peut compromettre l’indemnisation. La plainte peut être déposée auprès d’un commissariat, d’une brigade de gendarmerie ou par écrit au procureur de la République. Le dispositif national d’assistance aux victimes, Cybermalveillance.gouv.fr, rappelle cette obligation et recommande de conserver toutes les preuves techniques de l’incident pour les enquêteurs.
Dans l’urgence d’un lundi matin sans informatique, cette démarche passe facilement au second plan. C’est pourquoi elle doit figurer noir sur blanc dans votre procédure de crise, avec le nom de la personne chargée de la mener.
CNIL, assistance, déclaration : l’ordre des priorités
Si l’attaque a pu exposer des données personnelles (clients, salariés, patients, stagiaires), le RGPD impose au responsable de traitement de notifier la violation à la CNIL dans les meilleurs délais et, si possible, dans les 72 heures après en avoir pris connaissance, lorsque la violation est susceptible d’engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes. Si le délai est dépassé, la notification doit expliquer les motifs du retard. La CNIL permet une notification initiale suivie d’un complément une fois les investigations avancées.
Côté assurance, le premier appel doit aller à la ligne d’assistance de votre contrat cyber si elle existe. Dans le contrat que nous proposons, une assistance est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : elle mobilise un expert en sécurité informatique, un avocat et, si besoin, un spécialiste de la communication de crise. Ce sont ces experts qui vous aident à contenir l’attaque, à préserver les preuves, à préparer la plainte et la notification CNIL.
Enfin, la déclaration de sinistre formelle doit être faite dans le délai prévu au contrat. Votre courtier vous accompagne dans cette déclaration et dans le suivi du dossier ; c’est votre assureur qui gère le sinistre et indemnise.
L’article L12-10-1 du Code des assurances, créé par la loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023, subordonne l’indemnisation des pertes et dommages causés par une cyberattaque au dépôt d’une plainte au plus tard 72 heures après la connaissance de l’atteinte. L’article 33 du RGPD impose de notifier à l’autorité de contrôle, si possible dans les 72 heures, une violation de données présentant un risque pour les personnes.
Réf : Code des assurances, art. L12-10-1 · Loi n° 2023-22 du 24/01/2023, art. 5 · RGPD, art. 33 et 34- Plainte au plus tard 72 heures après la connaissance de l’attaque : condition de l’indemnisation.
- Notification CNIL dans les 72 heures si des données personnelles sont exposées avec un risque.
- Appeler l’assistance du contrat en premier : elle aide à mener toutes les démarches.
4. La rançon : pourquoi ne rien payer avant d’avoir déclaré
Payer ne règle pas le problème
Face à des écrans bloqués et à un compte à rebours, la tentation de payer est compréhensible. Pourtant, Cybermalveillance.gouv.fr recommande clairement de ne pas payer. D’abord parce que rien ne garantit l’obtention d’une clé de déchiffrement fonctionnelle, ni la suppression des données volées. Ensuite parce qu’une entreprise qui a payé une fois est identifiée comme une cible rentable. Enfin parce que le paiement alimente l’écosystème criminel.
Surtout, payer ne dispense pas du travail de fond : il faut de toute façon identifier la porte d’entrée, nettoyer les systèmes, changer les accès et restaurer proprement. Une clé de déchiffrement ne fait pas disparaître l’attaquant du réseau. Les experts mobilisés par l’assistance d’un contrat cyber évaluent d’abord les possibilités de restauration à partir des sauvegardes, qui restent la meilleure réponse à un rançongiciel.
Il faut aussi savoir que beaucoup d’attaques pratiquent la « double extorsion » : les données sont chiffrées, mais aussi copiées, et les attaquants menacent de les publier. Payer pour éviter la publication ne donne aucune garantie que les données seront réellement supprimées. Dans ce cas, la priorité est de mesurer quelles données ont pu être exfiltrées, d’informer si nécessaire les personnes concernées et la CNIL, et de préparer la communication vis-à-vis des clients. Ce sont précisément les missions des avocats et spécialistes de la communication de crise mobilisés par l’assistance d’un contrat cyber.
Ce que prévoit l’assurance
Le Code des assurances ne prévoit pas d’interdiction générale d’assurer les conséquences d’une cyber-extorsion : l’article L12-10-1 encadre l’indemnisation en la subordonnant au dépôt de plainte. Certains contrats cyber comportent d’ailleurs une garantie « cyber-extorsion ». Mais cette garantie n’est pas un chèque en blanc : elle fonctionne en lien étroit avec l’assureur et ses experts, et les contrats excluent le paiement d’une rançon effectué avant la déclaration du sinistre.
La logique est simple : l’assureur doit pouvoir évaluer la situation, vérifier les alternatives (restauration, déchiffrement par d’autres moyens), et s’assurer que les démarches légales sont respectées. Un paiement effectué seul, sans déclaration préalable, prive l’assureur de cette possibilité et vous expose à un refus de garantie, non seulement pour la rançon elle-même mais potentiellement pour d’autres postes.
La règle pratique à inscrire dans votre procédure de crise est donc : aucun contact avec les attaquants, aucun paiement, avant d’avoir appelé l’assistance et déclaré le sinistre.
Le dispositif national d’assistance aux victimes recommande de ne pas payer la rançon, de couper les connexions du réseau attaqué, de conserver les preuves techniques et de déposer plainte. Il rappelle que la plainte dans les 72 heures conditionne l’indemnisation par une assurance cyber.
Réf : Cybermalveillance.gouv.fr — fiche réflexe rançongiciels · Code des assurances, art. L12-10-1- Les autorités recommandent de ne pas payer.
- Payer une rançon avant d’avoir déclaré le sinistre est un motif d’exclusion.
- Premier réflexe : assistance du contrat, plainte, déclaration — jamais de contact seul avec l’attaquant.
5. Ce que couvre un bon contrat cyber pour une petite entreprise
Les garanties à rechercher
Le contrat que nous proposons aux petites entreprises s’organise autour de quatre volets. L’assistance, d’abord, avec une ligne joignable en permanence et un panel d’experts (sécurité informatique, avocat, communication de crise, récupération de données). Les dommages subis, ensuite : frais liés à une violation de données (notification des personnes, centre d’appel), atteinte aux données, perte d’exploitation et frais supplémentaires. La responsabilité envers les tiers, pour les réclamations de clients ou de partenaires dont les données ont été exposées ou qui ont été touchés par un virus transmis depuis vos systèmes. Enfin, la défense et la prise en charge des sanctions légalement assurables en cas d’enquête d’une autorité.
La cyberfraude (faux ordre de virement, usurpation d’un fournisseur, fraude au président) est un risque distinct : selon les contrats, elle est proposée en option et doit être demandée explicitement. C’est souvent le premier sinistre cyber d’une petite entreprise, avant même le rançongiciel.
Attention enfin à la confusion fréquente avec la multirisque professionnelle. La perte d’exploitation d’une MRP est en général déclenchée par un dommage matériel (incendie, dégât des eaux). Une attaque informatique qui ne détruit rien physiquement ne l’active pas, sauf extension spécifique. De même, la RC Pro couvre votre responsabilité envers vos clients, pas vos propres pertes.
Pour les entreprises qui ont déjà une RC Pro auprès de nos partenaires, la garantie cyber peut, selon les cas, être souscrite dans la même police. Cette combinaison simplifie la gestion : un seul interlocuteur, une seule échéance, et moins de risque de « trou » entre ce que couvre la RC Pro (votre responsabilité quand un client subit un préjudice) et ce que couvre la cyber (vos propres pertes et vos obligations envers les personnes dont les données sont exposées). Qu’elle soit combinée ou autonome, l’essentiel est que les deux garanties soient pensées ensemble, avec des plafonds cohérents.
Les exclusions et conditions à connaître
Un contrat cyber n’est pas une garantie illimitée. Parmi les exclusions classiques : la reconstitution de données en l’absence de sauvegardes régulières (certains contrats exigent par exemple une sauvegarde au moins mensuelle), le paiement d’une rançon avant déclaration, les dommages matériels et corporels, les conflits armés, les défaillances des fournisseurs d’énergie ou de télécommunications, et les manquements purement contractuels. Le questionnaire de souscription porte aussi sur vos mesures de sécurité : sauvegardes, mises à jour, authentification, antivirus. Des réponses inexactes fragilisent la garantie.
C’est pourquoi passer par un courtier est utile : Decaux Assurances vous aide à répondre au questionnaire avec exactitude, à dimensionner la période d’indemnisation et le montant de garantie en fonction de votre chiffre d’affaires réel et de votre dépendance au numérique, et à choisir les options pertinentes (cyberfraude, défaillance de prestataire). Nous comparons les propositions de nos partenaires assureurs et vous expliquons ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas. En cas de sinistre, votre assureur gère et indemnise ; nous restons à vos côtés pour la déclaration et le suivi.
Enfin, l’assurance ne remplace pas la prévention. Les services associés au contrat (outils d’évaluation, sensibilisation) et les conseils de l’ANSSI — sauvegardes déconnectées, mises à jour, double authentification — réduisent à la fois le risque et la durée d’un éventuel arrêt. Une entreprise qui restaure ses données en deux jours plutôt qu’en deux semaines divise sa perte d’exploitation d’autant.
- Assistance 24/7, réponse à incident, perte d’exploitation, notification, responsabilité, défense.
- Cyberfraude et défaillance de prestataire : souvent en option, à demander.
- Sauvegardes régulières et questionnaire exact : conditions essentielles de la garantie.
Tableau récapitulatif — quel contrat indemnise quoi après un ransomware ?
| Poste de coût | Assurance cyber | MRP classique | RC Pro |
|---|---|---|---|
| Experts, investigation, restauration | Oui, selon plafonds | En général non | Non |
| Marge perdue pendant l’arrêt | Oui (perte d’exploitation cyber) | En général non, sans dommage matériel | Non |
| Notification des personnes concernées | Oui | Non | Non |
| Réclamation d’un client dont les données ont fuité | Oui (responsabilité cyber) | Non | Selon contrat |
| Faux ordre de virement | En option (cyberfraude) | Non | Non |
| Rançon payée avant déclaration | Exclue | Non | Non |
Top 5 des erreurs à éviter face à un ransomware
- Oublier la plainte dans les 72 heuresC’est une condition légale de l’indemnisation. Solution : désigner à l’avance la personne chargée de porter plainte.
- Payer la rançon avant d’avoir déclaréExclusion classique des contrats cyber. Solution : appeler l’assistance et déclarer avant tout contact avec l’attaquant.
- Croire que la MRP couvre la perte d’exploitation cyberSans dommage matériel, elle ne joue généralement pas. Solution : souscrire un contrat cyber dédié.
- Sous-dimensionner la période d’indemnisationLa reprise complète prend souvent plus longtemps que prévu. Solution : la calibrer sur un scénario réaliste avec votre courtier.
- Négliger les sauvegardesSans sauvegardes régulières, la reconstitution des données peut être exclue et l’arrêt s’allonge. Solution : sauvegardes fréquentes, dont une copie déconnectée.
- Évaluer combien de jours votre entreprise peut fonctionner sans informatique.
- Mettre en place des sauvegardes régulières, dont une copie déconnectée, et tester la restauration.
- Souscrire une assurance cyber avec assistance 24/7 et perte d’exploitation adaptée.
- Noter le numéro d’assistance et la procédure de plainte dans un document accessible hors ligne.
- Identifier les données personnelles traitées pour anticiper une notification CNIL.
- Revoir chaque année garanties, options et questionnaire de sécurité avec votre courtier.
FAQ — Perte d’exploitation cyber : 6 questions clés
Qu’est-ce que la perte d’exploitation cyber ?
C’est la garantie qui indemnise la marge perdue et les frais supplémentaires engagés lorsque l’activité est interrompue ou ralentie par un incident informatique (cyberattaque, et selon les contrats erreur humaine), pendant la période d’indemnisation prévue au contrat.
Faut-il vraiment porter plainte pour être indemnisé ?
Oui. Depuis la loi du 24 janvier 2023, l’article L12-10-1 du Code des assurances subordonne l’indemnisation des pertes et dommages causés par une cyberattaque à un dépôt de plainte au plus tard 72 heures après la connaissance de l’atteinte.
Mon assurance paiera-t-elle la rançon ?
Certains contrats comportent une garantie cyber-extorsion, qui fonctionne en lien avec l’assureur et ses experts. Payer une rançon avant d’avoir déclaré le sinistre est en revanche un motif d’exclusion. Les autorités recommandent de ne pas payer.
Ma multirisque professionnelle couvre-t-elle un ransomware ?
En général non : la perte d’exploitation de la multirisque suppose un dommage matériel. Une attaque informatique qui ne détruit rien physiquement relève d’un contrat cyber dédié.
Et si c’est mon prestataire informatique qui est piraté ?
Votre activité peut être bloquée sans que vous soyez visé. Selon les contrats, la défaillance d’un prestataire informatique est couverte ou proposée en option : il faut le demander lors de l’étude.
Dois-je prévenir la CNIL ?
Si des données personnelles ont été exposées et que la violation présente un risque pour les personnes, oui : la notification doit intervenir si possible dans les 72 heures. L’assistance de votre contrat cyber peut vous aider à la préparer.
Période d’indemnisation, options, assistance : Decaux Assurances compare pour vous les contrats cyber de nos partenaires assureurs adaptés aux petites entreprises.
Demander mon devis →- Légifrance — Code des assurances, art. L12-10-1 (assurance des risques de cyberattaques) (consulté le 27/09/2026)
- ANSSI — Panorama de la cybermenace 2025 (consulté le 27/09/2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr — rançongiciel : que faire si votre organisation est victime ? (consulté le 27/09/2026)
- CNIL — notifier une violation de données personnelles (consulté le 27/09/2026)
- ANSSI — 10 règles d’or en matière de sécurité numérique (consulté le 27/09/2026)
- Rançongiciel (ransomware)
- Logiciel malveillant qui chiffre les données d’une victime et exige une rançon pour les rendre accessibles.
- Perte d’exploitation
- Perte de marge subie pendant l’interruption ou la réduction d’activité consécutive à un sinistre.
- Période d’indemnisation
- Durée maximale, après le sinistre, pendant laquelle les pertes d’exploitation sont prises en charge.
- Délai de carence
- Durée d’interruption en dessous de laquelle aucune perte d’exploitation n’est indemnisée.
- Frais supplémentaires d’exploitation
- Dépenses engagées pour limiter la perte pendant l’arrêt (matériel de remplacement, heures supplémentaires…).
- Cyberfraude
- Détournement de fonds par manipulation numérique : faux ordre de virement, usurpation de fournisseur, fraude au président.
Pourquoi ce guide vous est utile
Decaux Assurances, courtier indépendant immatriculé à l’ORIAS sous le n° 20005730 et installé à Neuilly-sur-Seine, accompagne commerçants, e-commerçants, professions libérales et sociétés de services dans leur assurance cyber. Nous aidons à dimensionner la perte d’exploitation, à choisir les options utiles et à préparer la procédure de crise qui conditionne l’indemnisation.
Publié le 30/10/2026 · 11 rue de Chartres, 92200 Neuilly-sur-Seine
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