🇲🇱 FICHE PAYS · MISE À JOUR AOÛT 2026

Assurance expatrié Mali : le guide complet 2026 Pour les Français déjà présents au Mali ou devant s’y rendre pour raisons professionnelles : zone rouge sur tout le territoire, accès aux soins conditionné à l’assurance, évacuation sanitaire, exclusions de zones, convention de sécurité sociale de 1979, convention fiscale dénoncée.

Cette fiche n’est pas une invitation au départ. Elle s’adresse aux personnes déjà sur place ou devant se rendre au Mali dans un cadre professionnel, et à leurs employeurs. L’enjeu n’y est pas le confort de la couverture mais l’assurabilité du risque et la continuité de la garantie.

100 % du territoire
en zone rouge — aucune zone orange, jaune ou verte sur la fiche Mali (MEAE, zonage du 11/03/2026)
Départ temporaire
recommandé aux ressortissants français (MEAE, Dernières minutes, 30/07/2026)
4 414 Français
inscrits au registre au 31/12/2024, −12,18 % en un an (Rapport du Gouvernement, éd. 2025)
Convention fiscale dénoncée
effets cessés au 01/01/2025 (BOFiP, BOI-INT-CVB-MLI)
⚠️ Avertissement officiel — à lire avant toute décision

Zonage MEAE, dernière actualisation le 11 mars 2026 : « L’ensemble du territoire est classé en zone rouge. Dans le contexte actuel de fortes tensions régionales et compte tenu de la présence de groupes terroristes et des risques d’attentat et d’enlèvement, tout déplacement au Mali est formellement déconseillé, y compris pour des raisons touristiques et familiales. » (MEAE, Mali — Sécurité, page mise à jour le 09/07/2026.)

Dernières minutes, mise à jour du 30 juillet 2026 : « La situation sécuritaire au Mali demeure très dégradée. Il est formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif. Pour mémoire, il est également recommandé aux ressortissants français de prévoir un départ temporaire du Mali dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles. »

En cas d’urgence, le consulat général de France à Bamako est joignable au +223 66 75 01 00 (MEAE, 30/07/2026). Informations arrêtées au 22/08/2026 — situation évolutive.

Sources officielles vérifiées le 22 août 2026 · MEAE (Sécurité, Santé, Entrée/séjour, Informations utiles, Contacts utiles, Dernières minutes) · ambassade et consulat général de France au Mali · CLEISS · BOFiP · AEFE · INSTAT Mali · OMS · Banque mondiale · BCEAO · franc CFA (XOF), parité fixe 1 EUR = 655,957 FCFA

🇲🇱 Le Mali en 30 secondes

CapitaleBamako — 4 170 005 hab. (INSTAT, Répertoire 2023)
Population22 395 489 hab. (INSTAT, RGPH5 2022)
Langue de travailFrançais (MEAE)
MonnaieFranc CFA — parité fixe 1 EUR = 655,957 FCFA (BCEAO)
RégimeTransition ; président Assimi Goïta (MEAE, 13/05/2026)
SécuritéTerritoire entier en zone rouge · départ temporaire recommandé
SantéPlateau « en général sommaire » · avance des frais de règle · carte Vitale non prise en compte (MEAE)
Sécurité sociale FRConvention du 12/06/1979 : maladie-maternité coordonnée, mais l’expatrié relève de la loi malienne (CLEISS)
FiscalitéPlus aucune convention applicable (BOFiP)
Présence françaiseAmbassade : chargé d’affaires, services fermés au public · consulat général ouvert
Urgence+223 66 75 01 00 · Service France Consulaire +33 1 70 71 29 69
Scolarisation7 établissements homologués AEFE à Bamako (3 546 élèves)

À qui s’adresse cette fiche

Aux Français déjà installés au Mali, aux salariés détachés ou en mission courte, aux personnels d’ONG et d’organisations internationales, aux professionnels des mines, de la logistique et de la sûreté, aux binationaux franco-maliens — et à leurs employeurs.

Elle ne contient aucune section d’attractivité, aucune suggestion de séjour, aucune recommandation d’installation : ce serait contraire à la position officielle de l’État français, qui déconseille formellement tout déplacement, quel qu’en soit le motif.

Decaux Assurances — courtier en assurance, Neuilly-sur-Seine

Sécurité : ce que dit le MEAE

Cette section ouvre la fiche parce qu’elle commande tout le reste. Citations reproduites mot pour mot, avec leur date.

Zones formellement déconseillées (rouge) — totalité du territoire malien
« Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte). L’ensemble du territoire est classé en zone rouge. Dans le contexte actuel de fortes tensions régionales et compte tenu de la présence de groupes terroristes et des risques d’attentat et d’enlèvement, tout déplacement au Mali est formellement déconseillé, y compris pour des raisons touristiques et familiales. Les ressortissants français au Mali sont appelés à la plus grande vigilance : il est essentiel de se tenir à l’écart de tout rassemblement et de rester régulièrement informé de la situation. Il est également recommandé aux journalistes français d’éviter de se rendre au Mali, le contexte actuel n’étant pas favorable aux voyages de presse. »
MEAE, Mali — Sécurité, maj 09/07/2026 · mention portée au-dessus de la carte : « Zones de vigilance — Dernière actualisation le 11/03/2026 »

Ce classement n’est pas partiel : la fiche Mali ne comporte aucune rubrique orange, jaune ou verte. Bamako et les régions du Sud sont classées au même niveau — il n’existe pas de « poche » de territoire où un déplacement serait tenu pour raisonnable. Second élément structurant : la recommandation de départ temporaire, republiée le 30 juillet 2026.

Plusieurs groupes terroristes opèrent au Mali. Leurs attaques, qui sont susceptibles d’être conduites sur tout le territoire malien, ciblent en priorité les implantations et les convois des forces de sécurité maliennes (attaques multiples sur tout le territoire, y compris dans un rayon inférieur à 100 kms autour de Bamako). La présence possible d’engins explosifs improvisés (EEI) ou de mines, ainsi que les attaques fréquentes sur les axes routiers, interdisent toute circulation par la route en dehors de Bamako.
MEAE — Sécurité · Terrorisme · 09/07/2026
La menace d’enlèvement est élevée au Mali. Plusieurs enlèvements de ressortissants occidentaux, y compris français, ont eu lieu ces dernières années. Le risque est particulièrement élevé dans le centre et le nord du pays. Cette menace existe également à Bamako et dans ses alentours.
MEAE — Sécurité · Enlèvements · 09/07/2026

Consignes officielles aux ressortissants présents sur place

Sur place

  • Enregistrer son numéro de portable sur son compte Ariane (« il est impératif »).
  • « Séjourner dans les hôtels sécurisés dont les accès sont filtrés. »
  • Se tenir « à l’écart de tout rassemblement ».

Déplacements et contrôles

  • Circulation par la route interdite en dehors de Bamako par les consignes du MEAE.
  • « La circulation de nuit à Bamako est à éviter. »
  • Aux barrages : rouler lentement, laisser contrôler le coffre, « refuser l’accès à l’intérieur du véhicule ».
  • En cas de « car jacking », « ne pas résister », puis signaler au consulat général.

Cartographie des zones MEAE

Ceci n’est pas une carte d’installation mais la restitution du zonage officiel : les trente villes les plus peuplées relèvent toutes du même classement rouge.

Bamako Sikasso Kayes Koutiala Segou Mopti Kati Gao San Bougouni Niono Kita Kadiolo Tombouctou Kolondieba Kolokani Koulikoro Bla Fana Sevare Markala Nioro du Sahel Nara Ansongo Douentza Menaka Djenne Dire Bandiagara Kidal

Zonage MEAE actualisé le 11/03/2026 — intégralité du territoire en zone rouge. Populations : INSTAT Mali, Répertoire des localités 2023 (RGPH5) — valeurs de commune agrégeant plusieurs localités. ⚠️ Coordonnées issues d’une base non officielle, à revérifier avant mise en production.

Numéros d’urgence : trois jeux coexistent dans les sources officielles

Les sources officielles françaises publient trois séries de numéros de police et de gendarmerie : nous les reproduisons telles quelles, chacune avec sa source, sans en choisir une seule.

ServiceNuméroSource officielle
Consulat général — urgence avérée après 17 h+223 66 75 01 00ml.diplomatie.gouv.fr (27/03/2026) · MEAE (30/07/2026)
Service France Consulaire (hors visas)+33 1 70 71 29 69ml.diplomatie.gouv.fr (25/03/2026) — 9 h-17 h heure de Paris
Police · gendarmerie · protection civile101 · 111 · 122ml.diplomatie.gouv.fr, En cas d’urgence (27/03/2026)
Direction nationale de la police, Bamako80 331MEAE, Contacts utiles (09/07/2026)
Police · gendarmerie (numéros longs)80 00 11 15 · 80 00 11 14MEAE, Sécurité (09/07/2026)
Section consulaire — courrielcontact.bamako-cslt@diplomatie.gouv.frml.diplomatie.gouv.fr

Le statut réel de l’ambassade et du consulat général

Ambassade de France

  • Dirigée par un chargé d’affaires permanent, M. Thibaut Fourrière, depuis septembre 2025 (maj 29/01/2026).
  • « Les services de l’ambassade ne sont pas ouverts au public. »
  • Frais médicaux et de rapatriement : ils « ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place ».

Consulat général à Bamako

  • Ouvert, « compétent sur l’ensemble du territoire malien » (maj 25/03/2026) ; consul général M. David Giannoulatos.
  • Protection consulaire, registre et Ariane, passeports et laissez-passer, état civil, bourses scolaires, visas.

Fait notable : le numéro affiché par le MEAE pour le consulat général de Bamako est un numéro français, celui du Service France Consulaire : les démarches courantes sont majoritairement traitées à distance. Anticipez vos renouvellements de titres.

Notre avis de courtier

Ici, la question n’est pas de comparer des niveaux de remboursement : c’est de vérifier que la couverture existe, qu’elle reste opérante et qu’elle ne s’interrompt pas au moment où elle sert.

Ce que nous disons à nos clients

Nous n’avons pas d’avis à donner sur l’opportunité de se rendre au Mali : cette position appartient à l’État. Notre métier commence après cette décision, lorsqu’une organisation ou une personne doit malgré tout être présente sur place.

Premièrement, l’assurance conditionne l’accès aux soins : le MEAE écrit qu’à défaut de contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement, on s’expose à « ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale ». Deuxièmement, le sujet n’est pas le taux de remboursement mais l’assurabilité du risque : dans un pays intégralement classé rouge, la première vérification porte sur les clauses de zones. Troisièmement, l’évacuation sanitaire n’est pas un scénario extrême mais le mode probable de prise en charge d’une pathologie lourde.

Notre rôle : dire ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas et à quelles conditions — contrat en main. Nous ne promettons jamais une couverture en zone rouge : nous la vérifions.

Kevin Decaux — Decaux Assurances, courtier en assurance, Neuilly-sur-Seine

✅ Ce qui est objectivement solide

  • Une convention de sécurité sociale France-Mali existe (12/06/1979) et coordonne la maladie-maternité.
  • Le consulat général de Bamako reste ouvert, avec un numéro d’urgence dédié.
  • Le régime malien (AMO) est structuré : 70 % en ambulatoire, 80 % en hospitalisation.
  • 7 établissements homologués AEFE à Bamako, aucune fermeture documentée.
  • La parité fixe du franc CFA élimine le risque de change.
  • Deux architectures identifiées : CFE + complémentaire ou 1er euro.

⚠️ Les points de vigilance majeurs

  • 100 % du territoire en zone rouge : les clauses de zones déconseillées se vérifient contrat par contrat.
  • Départ temporaire recommandé : interaction possible avec les garanties de retour anticipé et d’interruption de mission.
  • Aucune couverture maladie française hors détachement ; le retraité n’a aucun droit conventionnel.
  • Invalidité, décès et chômage non coordonnés : prévoyance entièrement privée.
  • Plus de convention fiscale : double imposition non arbitrée, pensions imposables en France.
  • Plateau « en général sommaire » et un seul service d’urgence jugé satisfaisant dans tout le pays.
  • Avance des frais de règle : la prise en charge directe prime sur le taux de remboursement.

Qui vit encore au Mali

Une communauté en contraction rapide, passée de l’expatriation classique à la mission encadrée. Ces chiffres décrivent une réalité ; ils ne suggèrent aucun projet.

4 414
Français inscrits au registre au 31/12/2024
Rapport du Gouvernement, éd. 2025
−12,18 %
en un an, quand le total mondial progresse de +3,6 %
Idem — 1 754 688 inscrits dans le monde
54e
rang mondial ; 80e pour la circonscription de Bamako
Idem (tableau par poste)
0,25 %
part du Mali dans la population française inscrite à l’étranger
Calcul sur données MEAE 2025

⚠️ Deux chiffres à ne jamais confondre. Le registre recense 4 414 Français au 31/12/2024 ; le MEAE cite par ailleurs une estimation de « 6 000 » personnes datant de 2022. L’inscription au registre est facultative et l’estimation lui est antérieure de deux ans : nous les présentons distinctement, sans en faire de moyenne. Le pays perd ainsi plus d’un huitième de sa communauté enregistrée en un an — cohérent avec la recommandation de départ temporaire.

Les profils réellement présents

Aucune source officielle ne publie de ventilation par profession : nous décrivons des profils documentés par le contexte, sans en chiffrer la répartition. Dominent les salariés détachés et les missions courtes (le détachement maintient le salarié au régime français, formulaire SE 335-01) ; les personnels de l’humanitaire et des organisations internationales, dans un cadre restreint depuis l’interdiction, en novembre 2022, des activités d’ONG financées ou appuyées par la France ; les professionnels des mines, de la logistique et de la sûreté ; et les binationaux franco-maliens, concernés par la règle de frontière du 14 janvier 2024 et par la restriction conventionnelle décrite plus loin.

Le fleuve Niger traversant une plaine du centre du Mali, vue documentaire
Le classement rouge s’applique sur l’intégralité du territoire (MEAE)
Quartier administratif de Bamako, bâtiments et circulation, vue documentaire
Bamako : consulat général, les deux structures de santé citées en source officielle, les sept écoles homologuées
Piste sahélienne et véhicule tout-terrain sur un axe routier du Sahel malien
« Les attaques fréquentes sur les axes routiers interdisent toute circulation par la route en dehors de Bamako » (MEAE)

Système de santé et accès aux soins

Nous ne citons ici que ce qui figure en source officielle : aucun établissement supplémentaire, aucun tarif, aucun délai.

Ce que dit la fiche Santé du MEAE

La page Mali — Santé (maj 09/07/2026) énonce deux constats :

« L’équipement médical et hospitalier est en général sommaire au Mali. Le service des urgences de la clinique Pasteur à Bamako est cependant satisfaisant. »

« L’avance des frais médicaux est de règle au Mali. La carte vitale n’y est pas prise en compte. »

Un seul service d’urgence est donc officiellement qualifié de satisfaisant sur l’ensemble du territoire, et le patient paie d’abord. Le consulat général ajoute (18/02/2026) : « Si vous êtes hospitalisé […] ou être rapatrié pour des questions sanitaires, l’État français ne prendra pas en charge vos frais de santé. »

Couloir d’une clinique privée à Bamako, Mali — accès aux soins des expatriés

Les deux seules structures nommées en source officielle

Il n’existe aucune liste officielle d’établissements agréés. Deux structures, et deux seulement, sont nommées par des pages officielles françaises (MEAE, 09/07/2026 ; poste, 27/03/2026).

Bamako

Clinique Pasteur

ACI 2000 Hamdallaye, Avenue du Mali — +223 20 29 10 10 / +223 20 29 14 38.

Le MEAE juge « satisfaisant » le service des urgences, et lui seul.

✔ Citée par le MEAE et par le poste
Bamako

Golden Life

Badalabougou, Rue 50 Porte 734 — +223 20 22 99 99 / +223 20 22 11 11.

⚠️ Aucune appréciation qualitative n’est portée sur cet établissement par les sources françaises : nous n’en formulons aucune.

✔ Citée par le MEAE et par le poste
1,88
médecin pour 10 000 habitants
OMS GHO, 2023
41 / 100
indice de couverture sanitaire universelle
OMS GHO, 2023
47,2 %
de la dépense de santé payée directement par les ménages
OMS / Banque mondiale, 2023
367
décès maternels pour 100 000 naissances vivantes
OMS / Banque mondiale, 2023

Espérance de vie : 61,7 ans (OMS, 2021) · 60,7 ans (Banque mondiale, 2024) · 61 ans (F) et 59 ans (H) selon le MEAE citant l’ONU (2023). Millésimes différents : chaque valeur est datée.

Le régime local (AMO) et les risques sanitaires

Le CLEISS décrit un régime couvrant « les salariés des secteurs public et privé », mais précise qu’« il n’existe pas de régime couvrant la perte d’emploi ». L’AMO (loi n° 09-015 du 26 octobre 2009, gérée par la CANAM) ouvre droit après six mois de cotisations : 70 % en ambulatoire, 80 % en hospitalisation. Même affilié, l’assuré supporte le ticket modérateur et l’écart entre le tarif conventionné malien et le coût réel d’une prise en charge de qualité.

Côté risques, la fièvre jaune est endémique et la vaccination obligatoire, en centre agréé avant le départ ; le MEAE cite aussi, selon les cas, méningite ACWY, hépatites A et B, fièvre typhoïde, tuberculose chez l’enfant, rage, chikungunya, dengue et mpox. Il souligne que « des cas mortels ou des épidémies de méningite cérébrospinale sont régulièrement notifiés dans le pays » et qu’« il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants », et que « les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants au Mali ». ⚠️ La classification par « groupe » de chimiorésistance ne figure pas sur la fiche 2026 : nous ne l’employons pas.

Évacuation sanitaire et rapatriement

La section la plus importante de cette fiche : au Mali, l’assurance ne complète pas l’accès aux soins, elle le conditionne.

La phrase à retenir
« Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place. »
MEAE, Mali — Santé, maj 09/07/2026

Le MEAE ne dit pas qu’il est « conseillé » de s’assurer : il écrit qu’il est impératif de disposer d’un contrat, et que le défaut d’assurance expose à ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. La garantie de l’assureur conditionne donc l’admission.

Civière médicalisée et matériel de transport sanitaire, illustration de l’évacuation sanitaire depuis le Mali

Pourquoi l’évacuation est le scénario central

Trois faits officiels : un équipement « en général sommaire » ; un seul service d’urgence jugé satisfaisant dans tout le pays ; le rapatriement sanitaire cité parmi les garanties impératives. Chirurgie complexe, réanimation, polytraumatisme, grossesse pathologique : la question du transfert se pose bien plus tôt qu’ailleurs.

La chaîne d’évacuation, maillon par maillon. Chacun peut être un point de rupture contractuel — ce sont des principes généraux, rien ici ne préjuge d’un contrat particulier.

Les six maillons

  • Déclaration préalable : contacter le plateau médical avant d’engager frais ou transport.
  • Décision médicale : c’est le médecin régulateur de l’assisteur qui décide, ni l’assuré, ni l’employeur, ni le courtier.
  • Vecteur : vol sanitaire dédié ou ligne commerciale médicalisée, selon l’état du patient et les conditions d’accès.
  • Destination : « rapatriement » vers la France et « évacuation » régionale ne relèvent pas toujours de la même garantie.
  • Accompagnants : retour des ayants droit, accompagnement d’un mineur — à vérifier avant, pas pendant.
  • L’après : soins de suite et continuité de la couverture après le retour.

Ce que nous n’écrirons pas

  • Aucun coût d’évacuation : aucune source officielle n’en publie.
  • Aucun délai d’intervention garanti : un courtier ne peut pas s’engager à la place d’un assisteur.
  • Aucun engagement de résultat sur un transfert depuis un pays intégralement classé en zone rouge.
  • Qui annonce un délai garanti d’évacuation depuis le Mali vend une certitude qui n’existe pas.

Assurance et zones déconseillées : la question des exclusions

Un principe général de fonctionnement des contrats — jamais le contenu d’un contrat particulier.

Les contrats d’assurance santé internationale et d’assistance-rapatriement comportent, de façon usuelle, des clauses relatives aux zones formellement déconseillées par le ministère des Affaires étrangères, ou à des situations de guerre, émeute, insurrection, terrorisme ou troubles civils. Elles prennent des formes très différentes : exclusion, suspension, limitation à certaines garanties, plafonnement, déclaration préalable obligatoire, extension moyennant surprime, ou maintien de la couverture pour les sinistres sans lien avec l’événement exclu.

Le point décisif : dans un pays où 100 % du territoire est classé en zone rouge, il n’existe pas de zone de repli interne. Là où, ailleurs, une clause peut se gérer en restant hors des provinces concernées, ce raisonnement est inopérant au Mali. La vérification des clauses de zones doit donc intervenir avant toute comparaison de garanties.

Les questions à poser, contrat en main

  • Existe-t-il une clause visant les zones formellement déconseillées, et à quelle date le zonage s’apprécie-t-il ?
  • Vise-t-elle le pays entier, une liste de pays, ou le zonage en vigueur de façon dynamique ?
  • Exclusion, suspension, limitation ou simple déclaration préalable ?
  • Quel sort pour les sinistres sans lien avec l’événement exclu — une appendicite n’est pas un fait de guerre ?
  • Santé et assistance/rapatriement suivent-elles le même régime ?
  • Que se passe-t-il pour un assuré déjà présent si le classement évolue en cours de contrat ?

Notre méthode sur ce point

  • Nous partons du texte du contrat, jamais d’un argumentaire commercial.
  • Nous demandons une position écrite de l’assureur sur la situation exacte : pays, durée, activité, statut.
  • Nous distinguons santé, assistance, prévoyance et responsabilité civile : ces garanties ne réagissent pas de la même manière au classement d’un pays.
  • Nous examinons le sort des contrats en cours : renouvellement, résiliation, conditions à l’échéance.
  • Nous documentons la réponse par écrit, de façon opposable.

Ce que cette page ne fera jamais. Aucun nom d’assureur ou de courtier grossiste, aucune clause contractuelle reproduite, aucun plafond, aucune franchise, aucun tarif de prime, aucun engagement de couverture en zone rouge. Affirmer publiquement qu’un contrat couvre — ou ne couvre pas — le Mali reviendrait à s’engager sur un texte que nous n’avons pas sous les yeux : c’est l’inverse du devoir de conseil.

Un angle mort fréquent : le risque routier. Le MEAE documente que « bien que l’assurance “responsabilité civile à l’égard des tiers” soit obligatoire, la plupart des automobilistes au Mali ne sont pas ou mal assurés » et que « les accidents de la circulation sont fréquents au Mali ». L’indemnisation d’un dommage corporel ne peut donc pas reposer sur la responsabilité du tiers : ce sont la garantie du conducteur, l’individuelle accident ou la prévoyance qui prennent le relais — contrat par contrat.

Sécurité sociale : une convention qui existe mais qui protège mal l’expatrié

La nuance la plus délicate de cette fiche. La convention existe, la branche maladie y est coordonnée — et pourtant elle ne maintient aucun droit maladie français à un expatrié au Mali.

Références : convention générale du 12 juin 1979, arrangement administratif du 10 février 1978, entrée en vigueur le 1er juin 1983. Elle vise les travailleurs salariés français ou maliens et leurs ayants droit (art. 4) ; la loi applicable est celle « de l’État où est exercée l’activité salariée (art. 5 §1) », sauf exceptions.

Oui, la branche maladie-maternité est bien coordonnée

« Maladie maternité (Art. 7 à 17) — Totalisation des périodes d’assurance pour l’ouverture des droits aux prestations de l’assurance maladie maternité du nouveau pays d’emploi. Séjour temporaire du travailleur salarié dans son pays d’origine (pays dont il est ressortissant) à l’occasion des congés payés. Transfert de résidence indemnisé […] Droit aux prestations en nature de l’assurance maladie maternité des membres de la famille qui ne résident pas avec le travailleur dans le pays d’emploi. Prestations aux travailleurs détachés. »CLEISS — Accords de sécurité sociale entre la France et le Mali

Sont aussi coordonnées la vieillesse et les survivants (art. 18 à 31), les accidents du travail et maladies professionnelles (art. 32 à 42) et les prestations familiales (art. 43 à 48).

Mais trois branches ne sont pas couvertes

« La convention franco-malienne ne contient aucune disposition de coordination pour les branches invalidité et décès. L’assurance chômage n’entre pas dans le champ d’application de la convention. »CLEISS — citation littérale

Tout le volet prévoyance — capital décès, rente d’éducation, rente de conjoint, incapacité, invalidité — se construit donc en assurance privée ou par le contrat de l’employeur. Et au Mali, « il n’existe pas de régime couvrant la perte d’emploi » : ni droit français exportable, ni équivalent local.

Et pourtant, l’expatrié perd sa couverture maladie française

« Dès que vous exercez une activité professionnelle au Mali (sauf si vous êtes “détaché” par votre employeur dans le cadre de la convention franco-malienne), vous êtes assujetti à la législation malienne de sécurité sociale et bénéficiez de ses prestations pour vous-même et les membres de votre famille qui résident sur le territoire malien, en vous adressant aux organismes locaux de sécurité sociale. »CLEISS — Travailler au Mali en tant qu’expatrié

La coordination organise le passage d’un régime à l’autre ; elle ne maintient pas le régime français. Ce qu’elle apporte réellement : totalisation des périodes (SE 335-03, à demander avant le départ, art. 8), prestations familiales françaises pour les enfants restés en France (SE 335-21) et droits maladie de la famille restée en France (art. 14, SE 335-07). Aucun ne couvre les soins de l’expatrié lui-même au Mali.

Le détaché : la seule situation où le régime français est maintenu

« Cet accord permet à votre employeur de vous maintenir au régime français de sécurité sociale sous certaines conditions. Ainsi, vous conservez le bénéfice de l’assurance maladie française et de la prise en charge des soins reçus au Mali sans cotisation supplémentaire. Toutefois, le coût des frais de santé pouvant être plus élevé que ceux habituellement pratiqués en France, il est conseillé de faire le point avec votre caisse de complémentaire maladie et de l’interroger sur la possibilité d’adapter, si nécessaire, votre contrat d’assurance. »CLEISS — Travailler au Mali en tant que détaché

Formulaire SE 335-01 ; remboursement via l’imprimé S 3125c. Le maintien se fait aux tarifs français de remboursement : c’est exactement le point où une couverture internationale prend le relais.

Le retraité : aucun droit conventionnel

« La convention franco-malienne de sécurité sociale du 12 juin 1979 ne comporte aucune disposition vous permettant de bénéficier du remboursement des soins reçus au Mali au titre de votre retraite française. […] Si vous souhaitez bénéficier d’une couverture maladie au Mali, vous pouvez adhérer volontairement à l’assurance maladie de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) si vous avez la nationalité française […], ou souscrire une assurance auprès d’une compagnie d’assurances privée. »CLEISS — Vous partez vivre votre retraite au Mali

À énoncer sans atténuation : un retraité français résidant au Mali n’a aucun droit conventionnel au remboursement de ses soins. Pour le pensionné revenant temporairement en France, les droits supposent une pension rémunérant au moins 15 ans d’assurance en France (art. L160-3 et R160-23 CSS), la gestion relevant de la CNAREFE ; son conjoint résidant à l’étranger, lui, « ne peut pas obtenir la prise en charge par le régime français des soins de santé qui lui sont dispensés lors de ce séjour temporaire ».

Le séjour temporaire : la nuance à ne surtout pas simplifier

« En règle générale, si vous êtes assuré du régime français, il n’existe pas de possibilité de prise en charge sur place des frais de soins de santé dispensés à l’étranger. Toutefois, la caisse […] peut, sur présentation des factures acquittées, rembourser des frais liés aux soins à l’étranger à condition qu’il s’agisse de soins inopinés. Il s’agit d’une possibilité et non d’une obligation. »CLEISS — Votre couverture maladie lorsque vous partez en vacances au Mali
« Exception (dispositions conventionnelles ; sous condition de nationalité malienne) […] vous devez : être ressortissant malien (pas de double nationalité française et malienne) ; être assuré du régime français au titre d’une activité salariée en France ; vous rendre au Mali en séjour temporaire à l’occasion de vos congés payés. »CLEISS — Idem

⚠️ À lire deux fois. Cette prise en charge conventionnelle est réservée aux ressortissants maliens qui ne sont pas binationaux. Un Français n’en bénéficie pas ; un binational franco-malien non plus, la double nationalité l’excluant expressément. En synthèse : convention oui, maladie-maternité coordonnée oui — mais maintien des droits français non hors détachement, retraité non, séjour temporaire d’un Français non, invalidité, décès et chômage non coordonnés. Les deux solutions citées par le CLEISS lui-même : CFE ou assurance privée.

Quelle assurance santé pour le Mali

Deux architectures, citées par le CLEISS lui-même : la CFE complétée par une couverture internationale, ou la santé au 1er euro.

CritèreCFE + complémentaire internationaleSanté au 1er euro
PrincipeAdhésion volontaire à un régime français, complétée par un contrat privéUn contrat privé unique couvre dès le premier euro, sans régime de base
Lien avec le système françaisMaintenu — la CFE est citée nommément par le CLEISSAucun lien avec un régime français de base
Base de remboursementPrestations appréciées par référence aux tarifs français, d’où un écart possible avec les coûts facturésPrestations appréciées selon le contrat, en principe plus proches des frais réels
Retour en FranceContinuité facilitée avec le système françaisÀ organiser contractuellement — à anticiper là où un départ temporaire est recommandé
Public souvent concernéSéjours longs, familles, retraitésMissions, durées déterminées, contrats d’employeur
Assistance et rapatriementÀ vérifier : contrat complémentaire, contrat séparé ou couverture employeurSouvent intégrée ou en option — périmètre à lire garantie par garantie
Clauses de zones déconseilléesÀ vérifier dans les deux cas, avant toute autre comparaison

⚠️ Ce tableau décrit des architectures, pas des produits : aucun assureur, aucun plafond, aucune prime, aucune garantie nommée. Aucune source officielle ne publie de comparatif tarifaire. Points de vigilance propres au Mali, dans l’ordre : clauses de zones, puis prise en charge directe (« l’avance des frais médicaux est de règle »), puis assistance et évacuation, puis prévoyance (invalidité et décès hors convention) et conditions de renouvellement.

⚠️ Souscription : ce qui reste à confirmer. Les solutions présentées sur cette page le sont à titre d'information générale. Toute adhésion est soumise à l'acceptation préalable de l'assureur (questionnaire médical, âge, statut, antécédents) et la couverture d'un pays donné peut être restreinte, conditionnée ou refusée selon la situation géopolitique et sanitaire du moment — certains assureurs excluent des territoires, d'autres appliquent des conditions particulières, et ces listes évoluent. Aucune garantie, aucun tarif et aucun délai ne sont acquis avant l'accord écrit de l'assureur. Decaux Assurances vérifie l'assurabilité de votre situation, pays par pays, avant toute proposition.

Comprendre l’assurance au 1er euro

L’expression revient dans toutes les conversations d’expatriation, souvent sans définition précise.

Ce que « 1er euro » veut dire

C’est un contrat privé qui intervient dès le premier euro de dépense, sans régime de base préalable. Il s’oppose à l’architecture « régime de base + complémentaire », dans laquelle un premier étage — l’Assurance Maladie, ou la CFE pour les expatriés qui y adhèrent — rembourse d’abord selon ses propres règles.

La différence n’est pas seulement comptable : dans l’architecture « base + complément », le premier étage rembourse par référence aux tarifs français. Quand les soins sont facturés dans un système sans rapport avec ces tarifs, l’écart peut être considérable et c’est le second étage qui l’absorbe. Le 1er euro raisonne directement en frais réels, dans les limites du contrat.

Aucune architecture n’est supérieure à l’autre dans l’absolu : tout dépend du statut, de la durée, de la famille et des perspectives de retour. Au Mali s’ajoute un critère qui prime : le traitement des zones formellement déconseillées.

Ce qu’aucune source officielle ne publie — et que cette page ne contient donc pas : barème de primes, grille tarifaire des soins privés maliens, délai garanti d’évacuation, liste d’établissements agréés, classement d’assureurs ou d’assisteurs.

Vidéo de notre playlist Expatriation : le rôle de la CFE et de sa complémentaire pour les retraités expatriés — sujet directement utile au Mali, où la convention de 1979 « ne comporte aucune disposition » de remboursement au titre d’une retraite française.

Formalités et séjour

Uniquement ce qui est documenté officiellement : les sites des représentations maliennes en France étaient inaccessibles lors de la collecte.

Passeport français, carnet de vaccination et documents administratifs posés sur un bureau — formalités d’entrée au Mali

Avertissement liminaire de la page officielle. La fiche Mali — Entrée / séjour (maj 09/07/2026) s’ouvre sur cette phrase : « Dans le contexte actuel de fortes tensions régionales, tout déplacement au Mali est formellement déconseillé. » Ce qui suit décrit des règles administratives, en aucun cas une incitation à se déplacer.

Entrée · règle générale

Visa obligatoire pour les Français

  • « Les ressortissants français sont soumis à une obligation de visa. »
  • Délivré « par les consulats généraux du Mali à Paris ou à Lyon ».
  • « Pour une durée de trente jours, renouvelable sur place ».
  • Pièces : « un passeport en cours de validité, un carnet de vaccination attestant du vaccin contre la fièvre jaune ».
  • « Les demandes de visa se font uniquement sur rendez-vous. »
⚠️ Coût, pièces complémentaires et délais : non trouvés en source primaire au 22/08/2026, les sites maliens étant injoignables.
Point critique

Pas de visa à l’arrivée

  • « Il n’est pas possible d’obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport de Bamako. »
  • « Les voyageurs arrivant sans visa sont systématiquement l’objet d’une procédure de non-admission. »
  • « Les compagnies aériennes qui les ont transportés sont tenues de les reconduire par un prochain vol à leur pays d’origine. »
Conséquence assurantielle : un refus d’admission provoque un retour immédiat et des frais — à rapprocher des garanties d’annulation et d’interruption de mission, à vérifier au contrat.

Binationaux franco-maliens : une règle de frontière stricte

« De nouvelles mesures réglementaires en frontière au Mali sont mises en place depuis le 14 janvier 2024 pour les ressortissants binationaux franco-maliens n’ayant pas de visa apposé sur leur passeport national français, seul le passeport malien en cours de validité est accepté. La tolérance accordée par le passé pour les passeports maliens expirés n’est plus en vigueur. Tout autre document malien tel que la carte d’identité, la carte NINA, la fiche descriptive, l’acte de naissance malien, le sauf-conduit ou le laissez-passer… sont irrecevables et les passagers qui voyageraient avec ces documents se verraient refuser l’accès au territoire malien et seraient immédiatement remis sur le vol retour. »MEAE, Mali — Entrée / séjour, 09/07/2026

Un passeport malien périmé, une carte NINA ou un acte de naissance ne suffisent plus. La conséquence — refus d’embarquement ou remise sur le vol retour — concerne une population nombreuse : « environ 90 000 titulaires de titres de séjour valides » maliens en France en 2019 (MEAE).

⚠️ Données non trouvées en source primaire au 22/08/2026 : visas délivrés par les consulats maliens en France · titres de séjour délivrés à des Français au Mali · conditions et coût d’un titre de séjour de longue durée · règles maliennes de résidence fiscale · montants des bourses scolaires. Nous n’avançons aucune valeur.

Environnement d’affaires et règles locales. Le MEAE cite le CIEM (chambre de commerce européenne au Mali depuis 2020, référent Business France, « plus de 100 membres ») et l’AFD, agence de Bamako. Contexte : suspension des projets de coopération transitant par l’État malien (février 2022), fin de l’aide au développement (octobre 2022), interdiction par les autorités maliennes des activités d’ONG financées ou appuyées par la France (novembre 2022). Règles locales citées : stupéfiants prohibés ; « il est fortement déconseillé de prendre des photographies d’infrastructures sensibles, particulièrement les bases militaires ou autres bâtiments gouvernementaux » ; documents d’identité à porter sur soi, les contrôles étant fréquents ; respect de la sensibilité d’un « pays musulman à 90 % et largement pratiquant » ; « des actes homophobes violents ont été rapportés dans la capitale ».

Fiscalité : une convention dénoncée

Une évolution lourde de conséquences et largement méconnue : il n’existe plus de convention fiscale entre la France et le Mali.

Bureau avec documents fiscaux, calculatrice et dossier — fiscalité des Français résidant au Mali
ÉtapeFait officielRéf.
Convention initialeSignée à Paris le 22 septembre 1972 (impôts sur le revenu, successions, enregistrement et timbre)§ 1
Approbation · publicationLoi n° 73-1114 du 20 décembre 1973 · décret n° 75-366 du 12 mai 1975§ 10
Dénonciation malienne« Le Mali a notifié le 5 décembre 2023 à la France la cessation de l’application de la convention fiscale du 22 septembre 1972 à compter du 5 mars 2024. »§ 20
Mécanisme (art. 44)Notification entre le 1er janvier et le 30 juin, effet au 1er janvier suivant ; intervenue au second semestre 2023, « la dénonciation ne prend effet qu’à compter du 1er janvier 2025 »§ 30
Suspension par la France« la convention a été suspendue par la France à compter du 5 mars 2024 et a cessé de produire ses effets à cette date », en vertu du principe de réciprocité (article 55 de la Constitution) — tous articles§ 30
DoctrineActualité BOFiP ACTU-2024-00186 du 04/09/2024, « Cessation de l’application de la convention fiscale entre la France et le Mali »ACTU

Source : BOFiP, BOI-INT-CVB-MLI, en vigueur depuis le 04/09/2024. En clair : depuis le 5 mars 2024 puis le 1er janvier 2025, il n’existe plus de convention fiscale France-Mali.

La conséquence majeure : les pensions redeviennent imposables en France

« En application de la convention, les pensions (publiques ou privées) et les rentes viagères de source française versées à des résidents du Mali étaient exonérés d’impôt en France. En l’absence de convention, les personnes physiques résidentes du Mali bénéficiaires de ces revenus sont imposables en France selon les règles de droit commun. »BOFiP, BOI-INT-CVB-MLI § 190

Renversement complet pour les retraités concernés. Salaires, revenus d’activité indépendante, pensions et rentes viagères « acquis jusqu’au 30 avril 2024 inclus sont réputés couverts par la convention » (§ 90). Pour les autres revenus, la convention « reste applicable aux revenus qui ont été acquis jusqu’au 4 mars 2024 » (§ 50) ; dividendes et intérêts « restent imposables en France dans les conditions de droit commun », redevances et plus-values sur participations substantielles le redeviennent.

Second effet : plus de crédit d’impôt conventionnel

« l’imposition malienne portant sur des revenus acquis à compter du 5 mars 2024 n’ouvre droit à aucun crédit d’impôt et à aucune déduction d’impôt conventionnels en France. »BOFiP, BOI-INT-CVB-MLI § 220

Ces impôts « ne donnent pas lieu à l’imputation d’un crédit d’impôt mais sont admis en déduction de l’assiette d’impôt français » (§ 230) — une déduction d’assiette n’a pas la portée d’un crédit d’impôt. La procédure d’entente est par ailleurs impossible depuis le 5 mars 2024 (§ 240).

Résidence fiscale : plus aucun arbitrage possible. « Dès lors que les stipulations de la convention ne trouvent plus à s’appliquer, les règles de droit interne sont applicables sans restriction » (§ 120). Côté français, la résidence s’apprécie au seul article 4 B du code général des impôts : plus de règle conventionnelle de départage, d’où un risque réel de double résidence fiscale non arbitrée. ⚠️ Les règles maliennes de résidence fiscale n’ont pas pu être vérifiées en source primaire : nous n’affirmons rien sur le droit interne malien. Cette page n’est pas un conseil fiscal.

Scolarisation à Bamako

Au 22 août 2026, aucune fermeture d’établissement n’est documentée en source officielle. Les sept établissements homologués sont tous à Bamako.

Un réseau maintenu, très majoritairement malien

Le consulat général écrit (maj 04/02/2026) : « Les 7 écoles maliennes à programme français, 1 établissement conventionné et 6 autres partenaires, proposent une offre d’enseignement appréciée et reconnue […] », ces écoles répondant aussi aux attentes de « nombreuses familles maliennes dont les enfants représentent plus de 75 % des effectifs ».

⚠️ Divergence entre sources officielles. Le MEAE (02/04/2026) écrit que « 6 lycées français sont implantés au Mali » ; le poste et l’annuaire AEFE en recensent sept. Nous retenons sept — source la plus récente — et signalons l’écart.

Le consulat « gère les bourses scolaires attribuées aux enfants français inscrits dans des établissements conventionnés ou homologués ». ⚠️ Montants et calendrier : non trouvés en source primaire.

Salle de classe d’un établissement à programme français à Bamako, Mali — scolarisation des enfants d’expatriés
ÉtablissementStatut AEFEEffectif (AEFE)Niveaux homologuésLocalisation
Établissement LibertéConventionné1 36415Boulevard du Peuple, BP 910
Groupe scolaire Les AngelotsPartenaire66813 — maternelle à la 2ndeColline de Badalabougou
École Les LutinsPartenaire4468 — tous niveaux proposésSotuba
Les ÉcrivainsPartenaire42912 — maternelle à la 3e, CNED ensuiteOulofobougou
La Petite AcademyPartenaire38112 — tous niveaux proposésSebenikoro Sema 2
Les LauréatsPartenaire17712 — extension demandéeNiamakoro, Cité Unicef
Sequoia International AcademyPartenaire816 — maternelle au CE2Badalabougou Sema Ouest
Total3 546Homologation : rentrée 2025/26

⚠️ Deux jeux d’effectifs divergents. Nous publions la série AEFE (annuaire officiel, 22/08/2026). Le consulat publie au 04/02/2026 des valeurs différentes — Les Écrivains 551, Sequoia 159, Les Angelots 750, total 3 785. Millésimes et périmètres diffèrent probablement : nous ne mélangeons pas les deux séries.

Frais de scolarité : un seul établissement publie des tarifs vérifiables

L’Établissement Liberté publie son Règlement financier 2026-2027, portant la mention « sous réserve d’évolution d’ici le 30/06/2026 ». Conversions à la parité fixe. Définition officielle : « Le groupe 1 comprend tous les élèves français et maliens. »

NiveauGroupe 1 (FCFA)Groupe 1 (€)Groupe 2 (FCFA)Groupe 2 (€)
Maternelle · élémentaire1 866 0002 844,70 €2 771 0004 224,36 €
Collège2 451 0003 736,53 €3 651 0005 565,91 €
Lycée3 123 0004 760,98 €4 832 0007 366,34 €

S’y ajoutent des droits de première inscription : 713 000 FCFA (≈ 1 087 €) en maternelle, 818 000 (≈ 1 247 €) en élémentaire, 783 000 (≈ 1 194 €) au collège, 798 000 (≈ 1 217 €) au lycée — « il n’existe aucune exonération de ce droit de première inscription ». Coût d’entrée en première année, groupe 1 : de ≈ 3 931 € en maternelle à ≈ 5 977 € au lycée.

⚠️ Les six autres établissements : aucun tarif exploitable en source primaire au 22/08/2026 (page en image non lisible, PDF non téléchargeable ou site inaccessible). Montants à demander directement aux établissements.

Coût de la vie

Choix méthodologique assumé : ne publier aucun prix unitaire.

⚠️ Pourquoi aucun prix n’est publié. La principale base collaborative de coût de la vie indique elle-même, pour Bamako : « This city had 42 entries in the past 12 months by 5 different contributors. Last update: 20 September 2025 ». Cinq contributeurs, contre 255 pour Paris ; et sur la comparaison Bamako-Paris, quatre indicateurs sur six retournent « Not enough data to calculate difference », y compris l’indice de coût de la vie lui-même. Publier des prix sur cette base donnerait une fausse précision à un budget d’expatriation.

Ce qui est solide : la parité fixe. Le Mali utilise le franc CFA (XOF). La BCEAO affiche un cours identique à l’achat et à la vente : 1 EUR = 655,957 FCFA. Ce taux est fixe — jamais un « taux du jour » : il protège du risque de change, pas de l’inflation locale.

Ce qui est robuste : la structure des coûts, pas leur montant. Loyers et restauration très nettement moins chers qu’à Paris, pouvoir d’achat local extrêmement faible. La conclusion est contre-intuitive : un standard de vie « expatrié » coûte cher en valeur absolue, sans rapport avec le coût de la vie local. Logement sécurisé aux accès filtrés, scolarité homologuée, cliniques privées, déplacements organisés se facturent à des niveaux internationaux : le coût de la vie local n’est pas le bon indicateur pour bâtir un budget de mission ou un package d’expatriation.

1 093 USD
PIB par habitant
Banque mondiale, 2024
40 000 FCFA
SMIG mensuel (≈ 61 €), inchangé depuis 2016
CLEISS
5,7 %
taux de chômage
INSTAT Mali, EMOP 2025
188e / 193
rang à l’indice de développement humain
MEAE citant le PNUD, 2023

Autres repères datés : croissance du PIB de 9,3 % au T1 2026 (INSTAT) · PIB par secteur : agriculture 35,7 %, industrie 20,6 %, services 43,8 % (MEAE) · échanges France-Mali 2022 : 367 M€ d’exportations françaises, 16,6 M€ d’importations (MEAE).

Population : quatre valeurs officielles, aucun mélange. Nous retenons 22 395 489 habitants (INSTAT, RGPH5 2022) et 4 170 005 habitants pour le district de Bamako (INSTAT, Répertoire des localités 2023) — la source statistique nationale malienne, la plus détaillée et la plus explicitement datée. ⚠️ D’autres valeurs officielles existent, exactes dans leur référentiel : 22 395 485 (MEAE), 23 143 456 (INSTAT 2023), 24 478 595 (Banque mondiale, 2024) pour le pays ; 2 529 300 (MEAE) et 4 227 569 (INSTAT, RGPH5) pour Bamako. Elles ne doivent jamais être mélangées. Découpage administratif : loi n° 2023-006 du 13 mars 2023, 19 régions et un district.

Notre méthode de sélection

Nous ne vendons pas un produit « maison » : nous comparons les offres des principaux assureurs internationaux en toute indépendance, selon quatre critères constants.

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Solidité de l’assureur

Compagnies internationales établies, capables de payer un sinistre lourd, dans la durée.

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Lecture des clauses de zones

Dans un pays intégralement classé rouge, cet examen précède toute comparaison de garanties.

Qualité de gestion

Remboursements, assistance francophone 24/7, prise en charge directe — décisive là où l’avance des frais est la règle.

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Adéquation au besoin réel

Le bon niveau de garanties pour votre statut et votre durée de présence — ni sous-assuré, ni sur-assuré.

Questions fréquentes — être assuré au Mali

Des réponses écrites pour des personnes déjà sur place ou devant s’y rendre, appuyées sur des sources officielles datées.

Le Mali est-il déconseillé par les autorités françaises ? +

Oui, intégralement. Le MEAE écrit que « l’ensemble du territoire est classé en zone rouge » et que « tout déplacement au Mali est formellement déconseillé, y compris pour des raisons touristiques et familiales » (fiche Sécurité, maj 09/07/2026, zonage du 11/03/2026). Aucune zone orange, jaune ou verte ne figure sur la fiche Mali.

Que signifie la recommandation de « départ temporaire » du 30 juillet 2026 ? +

Le MEAE recommande aux ressortissants français « de prévoir un départ temporaire du Mali dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles ». Elle s’adresse aux personnes déjà présentes et accompagne, dans la doctrine du MEAE, les phases de crise aiguë. Urgence : consulat général, +223 66 75 01 00.

Je suis déjà au Mali : mon assurance santé me couvre-t-elle toujours ? +

Cela dépend exclusivement de votre contrat. Les contrats santé et assistance comportent usuellement des clauses liées aux zones formellement déconseillées : exclusion, suspension, limitation, déclaration préalable ou extension possible. Seule démarche fiable : faire lire vos conditions et demander une position écrite de l’assureur. Voir notre section exclusions.

Un contrat peut-il exclure le Mali parce que le pays est en zone rouge ? +

C’est une possibilité contractuelle usuelle, ni automatique ni uniforme. Spécificité du Mali : 100 % du territoire étant classé rouge, il n’existe aucune zone de repli interne. Nous ne nommons aucun assureur et n’affirmons jamais publiquement qu’un contrat couvre ou non le Mali.

Ma carte Vitale fonctionne-t-elle au Mali ? +

Non. Le MEAE est explicite : « L’avance des frais médicaux est de règle au Mali. La carte vitale n’y est pas prise en compte. » Vous payez d’abord : la question devient celle de la prise en charge directe par votre assureur auprès de l’établissement.

Existe-t-il une convention de sécurité sociale entre la France et le Mali ? +

Oui : la convention générale du 12 juin 1979, entrée en vigueur le 1er juin 1983, visant les travailleurs salariés français ou maliens et leurs ayants droit (art. 4). Son existence ne signifie pas que vos droits maladie français vous suivent au Mali.

La branche maladie est-elle couverte par cette convention ? +

Oui, la maladie-maternité est coordonnée aux articles 7 à 17 : totalisation des périodes pour l’ouverture des droits dans le nouveau pays d’emploi, droits des membres de la famille ne résidant pas avec le travailleur, prestations aux détachés. Sont aussi coordonnées vieillesse et survivants, AT-MP et prestations familiales.

Je suis expatrié au Mali : est-ce que je garde ma Sécurité sociale française ? +

Non, sauf détachement : « Dès que vous exercez une activité professionnelle au Mali (sauf si vous êtes “détaché” […]), vous êtes assujetti à la législation malienne de sécurité sociale » (CLEISS). La convention vous apporte la totalisation des périodes (SE 335-03, à demander avant le départ) et des droits pour la famille restée en France.

Je pars en détachement : quelles formalités ? +

Seule situation où le régime français est maintenu : « vous conservez le bénéfice de l’assurance maladie française et de la prise en charge des soins reçus au Mali sans cotisation supplémentaire » (CLEISS). Formulaire SE 335-01, remboursement via l’imprimé S 3125c — mais aux tarifs français.

Je suis retraité français au Mali : mes soins sont-ils remboursés ? +

Non. « La convention franco-malienne de sécurité sociale du 12 juin 1979 ne comporte aucune disposition vous permettant de bénéficier du remboursement des soins reçus au Mali au titre de votre retraite française. » Deux voies citées par le CLEISS : adhésion volontaire à la CFE ou assurance privée.

Je suis binational franco-malien : la convention couvre-t-elle mes soins pendant un séjour ? +

Non. L’exception conventionnelle suppose d’« être ressortissant malien (pas de double nationalité française et malienne) ». La double nationalité exclut expressément de ce bénéfice. Reste la règle générale : la caisse française peut rembourser des soins inopinés, « il s’agit d’une possibilité et non d’une obligation ».

Invalidité, décès, chômage : suis-je couvert ? +

Non. « La convention franco-malienne ne contient aucune disposition de coordination pour les branches invalidité et décès. L’assurance chômage n’entre pas dans le champ d’application de la convention. » Et au Mali, « il n’existe pas de régime couvrant la perte d’emploi ». La prévoyance est donc entièrement privée.

Où peut-on se soigner au Mali ? +

Il n’existe aucune liste officielle d’établissements agréés. Deux structures seulement sont nommées par des pages officielles françaises, à Bamako : la clinique Pasteur (+223 20 29 10 10) et Golden Life (+223 20 22 99 99). Le MEAE juge « satisfaisant » le service des urgences de la clinique Pasteur, et lui seul.

Pourquoi l’évacuation sanitaire est-elle le point central ? +

Parce que la source officielle en fait une condition d’accès aux soins : il est « impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux […] et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale ». Voir notre section dédiée.

L’ambassade peut-elle payer mes frais médicaux ou mon rapatriement ? +

Non. Ces frais « ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place » (MEAE). Le consulat ajoute (18/02/2026) : « l’État français ne prendra pas en charge vos frais de santé ». La couverture repose entièrement sur votre contrat.

Quels vaccins sont exigés ou recommandés ? +

La fièvre jaune est endémique au Mali et la vaccination obligatoire, « à pratiquer avant le départ dans un centre agréé » — un carnet l’attestant figure parmi les pièces citées pour le visa. Le MEAE cite aussi, selon les cas : méningite ACWY, hépatites A et B, fièvre typhoïde, tuberculose chez l’enfant, rage, chikungunya, dengue, mpox.

Quel numéro appeler en cas d’urgence ? +

Consulat général de France à Bamako : +223 66 75 01 00. Démarches courantes hors visas : Service France Consulaire, +33 1 70 71 29 69 (9 h-17 h heure de Paris). ⚠️ Trois jeux de numéros de police et de gendarmerie coexistent dans les sources officielles ; nous les reproduisons tous dans la section sécurité.

Faut-il un visa pour se rendre au Mali ? +

Oui : visa obligatoire, délivré « par les consulats généraux du Mali à Paris ou à Lyon », « pour une durée de trente jours, renouvelable sur place », sur présentation d’un passeport valide et d’« un carnet de vaccination attestant du vaccin contre la fièvre jaune », « uniquement sur rendez-vous ». « Il n’est pas possible d’obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport de Bamako. »

Je suis binational : quel passeport pour entrer au Mali ? +

Depuis le 14 janvier 2024, sans visa apposé sur le passeport français, « seul le passeport malien en cours de validité est accepté » ; « la tolérance accordée par le passé pour les passeports maliens expirés n’est plus en vigueur ». Carte NINA, acte de naissance ou laissez-passer « sont irrecevables ».

La convention fiscale France-Mali s’applique-t-elle encore ? +

Non. Notification malienne le 5 décembre 2023 pour une cessation au 5 mars 2024, suspension française à la même date par réciprocité, dénonciation effective au 1er janvier 2025 (BOFiP, BOI-INT-CVB-MLI et ACTU-2024-00186). Tout contenu la présentant comme en vigueur est obsolète.

Ma pension française est-elle imposable si je réside au Mali ? +

Oui : « En application de la convention, les pensions […] de source française versées à des résidents du Mali étaient exonérés d’impôt en France. En l’absence de convention, [ces personnes] sont imposables en France selon les règles de droit commun. » L’impôt payé au Mali n’ouvre plus droit à un crédit d’impôt conventionnel. Cette page n’est pas un conseil fiscal.

Combien coûte la vie à Bamako ? +

Nous ne publions aucun prix unitaire : la principale base disponible repose sur 5 contributeurs et 42 contributions pour Bamako. Ce qui est solide : la parité fixe 1 EUR = 655,957 FCFA (BCEAO) et un constat structurel — loyers et restauration bien moins chers qu’à Paris, pouvoir d’achat local très faible, mais standard « expatrié » coûteux en valeur absolue.

Sources officielles — informations arrêtées au 22 août 2026

MEAE / France Diplomatie. Dernières minutes et alertes (maj 30/07/2026) · Sécurité (maj 09/07/2026, zonage du 11/03/2026) · Santé · Entrée / séjour · Informations utiles · Contacts utiles (toutes maj 09/07/2026) · Présentation du Mali (13/05/2026) · Relations bilatérales (02/04/2026) · Rapport du Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France, éd. 2025.

Ambassade et consulat général de France au Mali. Consulat général à Bamako (25/03/2026) · Ambassade de France (29/01/2026) · En cas d’urgence (27/03/2026) · Écoles à programme français (04/02/2026) · Prise en charge des frais de santé (18/02/2026).

CLEISS. Fiches pays — Mali · Accords France-Mali · Régime malien (2025) · Cotisations (01/01/2025) · Expatrié · Détaché · Retraite · Séjour temporaire.

Fiscalité. BOFiP — BOI-INT-CVB-MLI · ACTU-2024-00186 (04/09/2024) · impots.gouv.fr. Scolarisation. AEFE — annuaire, pays = Mali · Établissement Liberté — règlement financier 2026-2027. Données maliennes, sanitaires et économiques. INSTAT Mali (RGPH5 ; Répertoire des localités 2023) · OMS — Global Health Observatory · Banque mondiale · BCEAO (21/08/2026).

⚠️ Sources tentées et inaccessibles au 22/08/2026 : ambassade du Mali en France et consulat du Mali à Lyon ; fiche pays Mali de la CFE ; base de coût de la vie en HTML brut ; UNESCO ; site de l’établissement Les Écrivains ; services de géocodage officiels (coordonnées cartographiques issues d’une base non officielle, à revérifier). Aucune information de ces sources n’est publiée ici comme si elle était vérifiée.

📅 Information arrêtée au 22 août 2026

Fiche rédigée à partir de sources officielles consultées le 22 août 2026. La situation sécuritaire et diplomatique du Mali est évolutive et peut changer en quelques jours : le zonage MEAE a été actualisé le 11/03/2026 et le bloc « Dernières minutes » le 30/07/2026.

Avant tout déplacement, consultez la fiche officielle du MEAE le jour même : Conseils aux voyageurs — Mali. Inscrivez vos déplacements sur Ariane.

Page strictement informative : ni conseil fiscal, ni conseil juridique, ni garantie de couverture. Aucun nom d’assureur, aucun tarif de prime, aucune clause contractuelle, aucun engagement de délai.

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