Assurance expatrié Inde : le guide complet 2026 Tout savoir pour vivre, travailler ou prendre sa retraite en Inde — une convention de sécurité sociale qui rassure à tort, système public et assurances santé privées privés, CFE et assurance au 1er euro, visas visa, hôpitaux, sécurité, coût de la vie et villes.
De Mumbai à Delhi, l'Inde attire salariés, familles binationales et retraités. Une convention de sécurité sociale lie la France et l'Inde depuis 2014 — mais elle ne rembourse aucun soin reçu sur place (CLEISS). Entre un système public saturé et des assurances santé privées privés en roupies, tout expatrié passe par le privé. Données officielles à l'appui, pour partir bien assuré.
Données officielles vérifiées en juin 2026 · diplomatie.gouv.fr, CLEISS, sources officielles indiennes (, Ministère de la Santé, MEA), impots.gouv.fr-BOFiP, AEFE, Numbeo · monnaie : Roupie (INR/₹) · garantie d'assurance d'au moins 30 000 € exigée par le MEAE
🇧🇷 Le Inde en 30 secondes
Notre avis de courtier
Le Inde est l'une des rares expatriations où une convention de sécurité sociale existe — et c'est précisément ce qui piège. L'accord de 2011/2014 coordonne le détachement et la retraite, mais le CLEISS est formel : aucun remboursement des soins reçus en Inde. Or le système public est saturé et la population solvable passe par le privé (aucune couverture publique pour les étrangers). Le assurance santé privée local est en roupies, non portable ; le MEAE exige une garantie d'au moins 30 000 €. Notre conviction : un 1er euro ou un montage CFE + complémentaire incluant l'hospitalisation privée, l'évacuation et le rapatriement — vu les distances continentales et la criminalité signalée par le MEAE — structuré avant le départ, pas après le premier pépin.
Pourquoi partir vivre en Inde ?
Coût de la vie réduit de moitié, communauté française en forte croissance, métropoles dynamiques et privé médical de pointe : l'Inde séduit — à condition d'en mesurer les angles morts, à commencer par une convention de sécurité sociale qui ne couvre pas vos soins.
✅ Les atouts
- Un coût de la vie réduit d'environ moitié : ≈ 2 180 € à Mumbai pour le niveau de vie de 6 130 € à Paris, loyers compris (Numbeo, 2026)
- Une communauté française en plein essor : ≈ 10 000 inscrits au registre fin 2024, en hausse de +50 % depuis 2019 (rapport du Gouvernement 2025)
- 90 jours sans visa pour les Français (MEAE) — idéal pour le repérage
- Un privé médical de pointe à Mumbai (Apollo, Fortis) et des établissements cités par les consulats de France
- Des visas visa adaptés : travail (Employment Visa), retraité et nomade numérique (statut OCI) — sources officielles indiennes
- Trois lycées AEFE : le Lycée français de Pondichéry et le Lycée français international de Delhi (réseau AEFE) — maternelle à terminale
⚠️ Les points de vigilance
- La convention de sécurité sociale ne couvre pas vos soins : « aucune disposition permettant […] le remboursement des soins reçus en Inde » (CLEISS)
- Un système public saturé : la population solvable se reporte sur le privé : aucun régime public ouvert aux étrangers
- Le assurance santé privée local est en roupies et non portable — limité au territoire indien, exposé au risque de change
- Une assurance « impérative » selon le MEAE, avec une garantie d'au moins 30 000 €
- Une criminalité élevée (MEAE) : zone frontalière vénézuélienne formellement déconseillée, vigilance à Delhi et Mumbai
- Des distances continentales et « plus de 40 000 décès par an sur les routes » (MEAE) — évacuation et rapatriement indispensables
Les Français en Inde : une communauté en forte croissance
≈ 10 000 inscrits au registre fin 2024, en hausse de plus de 13 % — Pondichéry en concentre la plus grande part, devant Delhi et New Delhi.
Le rapport du Gouvernement recense ≈ 10 000 inscrits au registre fin 2024, en hausse de +50 % depuis 2019 sur un an — l'une des plus fortes progressions du réseau mondial (1 754 688 inscrits, +3,5 %). Mumbai concentre 10 065 inscrits, devant Delhi (4 819) et New Delhi (1 371). L'inscription n'étant pas obligatoire, la communauté réelle est supérieure (rapport 2025). Le profil des nouveaux arrivants : jeunes professionnels, familles binationales, étudiants et stagiaires en mobilité. Sur place : quatre postes consulaires — New Delhi, Mumbai, Bangalore et Pondichéry. Tous partagent la même question : se couvrir dans un pays où la convention de sécurité sociale ne rembourse aucun soin.



Chiffres au 31/12/2024 (rapport du Gouvernement 2025) — donnée officielle la plus récente publiée poste par poste.
Se soigner en Inde : un système public saturé, un privé incontournable
Deux mondes coexistent. Le système public (Sistema Único de Saúde) est public, universel et gratuit, avec les urgences SAMU 192 (Ministère de la Santé) — mais il est saturé. La population solvable se reporte sur le privé : l' recensait aucune couverture publique pour les étrangers fin 2025, soit environ la majorité des résidents étrangers.
Le piège : il existe bien une convention de sécurité sociale France-Inde (30 septembre 2008, en vigueur le 1er juillet 2011). Mais le CLEISS est formel : elle « ne comporte aucune disposition permettant […] le remboursement des soins reçus en Inde ». Pour les expatriés, la couverture repose donc entièrement sur la CFE et/ou une assurance internationale.
Le assurance santé privée local existe (régulé par l'), mais il est libellé en roupies, limité au territoire indien et non portable en cas de retour ou de mobilité — d'où le positionnement de l'assurance santé internationale.
Côté francophonie, les consulats de France (Delhi, Mumbai, Chennai) publient des listes de notoriété de médecins et d'établissements — communiquées à titre d'information, le choix du praticien restant libre.
Hôpitaux de référence : les listes des consulats de France
Les consulats de France en Inde publient des « listes de notoriété » d'établissements et de médecins. Extraits — listes communiquées à titre d'information, sans engager la responsabilité des consulats.
Apollo Hospital
Établissement privé de Delhi cité par la liste de notoriété du consulat général de France.
✔ Liste consulat de France (Delhi)Fortis Healthcare
Grands hôpitaux privés de Delhi (Medanta, Fortis, BLK-Max) reconnus pour leurs services internationaux.
✔ Liste consulat de France (Delhi)Medanta · BLK-Max
Grands hôpitaux privés de Delhi dotés de services internationaux et de plateaux techniques de pointe.
✔ Liste consulat de France (Delhi)Apollo · Fortis
Le grand privé pauliste, souvent présenté comme pionnier de l'accréditation internationale JCI en Amérique latine — à vérifier sur le répertoire officiel JCI.
✔ Réputation internationalesystème public & SAMU 192
Le système public universel et gratuit, urgences SAMU 192 (Ministère de la Santé) — gratuit, 24 h/24, mais souvent saturé.
✔ sources officielles indiennes / ministère de la SantéMédecins francophones
Les listes de notoriété des consulats de Delhi, Mumbai et Chennai (le Sud) recensent médecins et établissements francophones, à titre d'information.
✔ Listes consulats de France⚠️ L'avertissement officiel : le MEAE juge « impératif » un contrat couvrant tous les frais médicaux — chirurgie, hospitalisation — et le rapatriement, avec une garantie d'au moins 30 000 € ; faute de couverture, « vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d'urgence vitale » (citation intégrale ci-dessous).
Frais de santé : ce que disent les sources officielles
Aucun barème officiel des soins privés n'est publié — l' publie des indices de variation, pas des prix. Nous n'inventons aucun tarif. Les textes officiels suffisent à dimensionner l'enjeu : assurance « impérative », garantie d'au moins 30 000 €, convention qui ne rembourse pas les soins.
Il est impératif de disposer d'un contrat d'assistance ou d'une assurance de voyage permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l'ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d'une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d'urgence vitale.MEAE — Conseils aux voyageurs Inde, Santé
Cette garantie doit pouvoir couvrir la contrevaleur en monnaie locale d'au moins 30 000 euros (les frais médicaux ou de rapatriement pouvant cependant atteindre un niveau largement supérieur).MEAE — Conseils aux voyageurs Inde, Santé
L'Accord franco-indien de sécurité sociale du 30 septembre 2008 ne comporte aucune disposition permettant au retraité de bénéficier du remboursement des soins reçus en Inde au titre de sa retraite française.CLEISS — page retraite Inde
| Situation | Ce que disent les sources officielles | Le réflexe assurance |
|---|---|---|
| Hospitalisation privée | Prix libres — aucun barème officiel ( publie des indices, pas des prix) | 1er euro ou CFE + complémentaire, plafonds élevés |
| Urgence & longues distances | Pays vaste ; MEAE : « privilégier les transports aériens pour les longues distances » | Évacuation sanitaire et rapatriement indispensables |
| Soins reçus en Inde | « Aucune disposition permettant […] le remboursement des soins reçus en Inde » (CLEISS) | Couverture privée à 100 % du périmètre des soins |
| Soins programmés | « La convention […] ne prévoit pas cette situation » — soins « entièrement à votre charge » (CLEISS) | Garanties médecine courante et hospitalisation programmée |
| Assurance santé privée local | Régulé , mais en roupies, limité en Inde, non portable | Assurance internationale en euros, valable en France |
| Séjours en France (retraités) | Prise en charge sous conditions (15 ans d'assurance, CNAREFE) — conjoint non couvert | La CFE maintient la continuité (cfe.fr) |
Synthèse d'après le MEAE, le CLEISS, l' et le Ministère indien de la Santé. Aucun tarif privé n'est cité : aucune source officielle n'en publie.
Quelle assurance santé pour l'Inde ?
La convention existe mais ne couvre pas vos soins : la question n'est pas « faut-il s'assurer ? » mais « comment ? » — CFE + complémentaire ou 1er euro, selon votre statut (salarié détaché, expatrié, retraité, nomade, famille).
🇫🇷 Architecture 1 : CFE + complémentaire
- La CFE : assurance volontaire maladie-maternité, AT/MP et vieillesse — la continuité avec la Sécurité sociale française (cfe.fr)
- Le CLEISS la recommande lui-même : un retraité « peut adhérer volontairement à […] la CFE […] ou souscrire une assurance privée »
- Prise en charge lors des séjours et soins en France — l'atout du retour
- À compléter d'une complémentaire internationale pour le privé indien (en euros, non en roupies)
🌎 Architecture 2 : l'assurance au 1er euro
- Elle couvre vos frais dès le premier euro, sans passer par la CFE
- Souvent adossée à un réseau privé international — utile dans le privé pauliste et carioca
- Périmètre modulable : Inde, Amériques, monde — avec ou sans couverture France
- Pertinente si votre vie s'organise durablement hors du système français
🧭 Le montage dépend de votre statut
- Salarié détaché (≤ 24+24 mois) : maintien au régime français + complément frais réels (les remboursements restent sur bases françaises) + assistance/rapatriement
- Expatrié (salarié local, TNS) : radié du régime français → CFE + complémentaire ou 1er euro ; conditions d'affiliation locale à vérifier
- Retraité (statut OCI) : pension ≥ 2 000 USD/mois exigée ; soins en Inde non remboursés (CLEISS) → couverture privée indispensable
- Nomade / famille : couverture internationale mobile, enfants inclus, valable lors des retours en France
⚖️ Ce qui fait varier votre budget santé
- L'âge de chaque assuré — déterminant pour les retraités
- Les garanties : hospitalisation privée, médecine courante, maternité, dentaire-optique
- L'évacuation et le rapatriement — incontournables vu les distances continentales (MEAE)
- Le périmètre (Inde, Amériques, monde, soins en France) et la famille — devis personnalisé gratuit, en toute indépendance
💡 Le réflexe Inde : ne vous laissez pas rassurer par l'existence d'une convention — elle ne rembourse aucun soin reçu en Inde (CLEISS). Trois briques gouvernent votre dossier : une hospitalisation solide dans le privé (prix libres, aucun barème officiel, garantie ≥ 30 000 € exigée par le MEAE), une évacuation sanitaire et un rapatriement dignes d'un pays-continent, et la continuité française — CFE ou couverture France incluse. Trois briques que nous assemblons avec nos clients, avant le départ.
Une convention de sécurité sociale qui rassure à tort
C'est le cœur de ce guide. La France et l'Inde ont signé un accord de sécurité sociale le 30 septembre 2008, en vigueur depuis le 1er juillet 2011. Il rassure — mais il ne couvre pas vos soins. Décryptage, citations CLEISS à l'appui.
| Ce que coordonne la convention | Ce qu'elle prévoit | Et pour vos soins ? |
|---|---|---|
| Détachement | Maintien au régime français 24 mois + 24 mois, exonération de cotisations indiennes | Remboursements sur bases françaises — complément frais réels nécessaire |
| Assurance pension | Vieillesse, invalidité, survivants : totalisation-proratisation des périodes | Aucun effet sur la prise en charge des soins |
| Maladie-maternité | Totalisation uniquement pour les prestations en espèces (indemnités journalières) | Pas pour les soins (prestations en nature) |
| Prestations familiales | Pour le travailleur détaché resté soumis à la législation française | Sans rapport avec la couverture santé sur place |
| Soins reçus en Inde | « Aucune disposition permettant […] le remboursement des soins reçus en Inde » (CLEISS) | 0 € remboursé — CFE ou assurance privée obligatoire |
| Soins programmés | « La convention […] ne prévoit pas cette situation » — « entièrement à votre charge » (CLEISS) | Garanties privées indispensables |
Accord du 30/09/2008 (en vigueur le 01/07/2011). Sources : CLEISS (actualité 2014, page retraite Inde, page soins programmés), consultées le 12/06/2026.
🤝 Ce que la convention vous apporte vraiment
- Le détachement : un salarié peut rester au régime français 24 mois prolongeables de 24, sans cotiser en Inde
- La retraite : vos trimestres français et indiens se totalisent pour le calcul de la pension (et même via des pays tiers liés aux deux États)
- Les indemnités journalières : la totalisation joue pour ouvrir les droits aux prestations en espèces
- Séjours en France des retraités : prise en charge possible si la pension rémunère 15 ans d'assurance (CNAREFE, ameli-rfe.fr) — conjoint non couvert
🚫 Ce qu'elle ne fait pas — et qui change tout
- Elle ne rembourse aucun soin reçu en Inde : retraités, soins programmés, soins courants — tout est à votre charge (CLEISS)
- Le système public public est universel mais saturé ; le recours au privé est la norme : aucun régime public ouvert aux étrangers
- Le assurance santé privée local est en roupies, limité en Inde et non portable
- Le MEAE exige une garantie d'au moins 30 000 € — la convention n'y répond pas
🏡 Notre lecture de courtier : « il existe une convention » est l'une des phrases les plus trompeuses pour un futur expatrié en Inde. Elle sécurise votre détachement et votre retraite, c'est précieux — mais elle ne soigne pas. Entre un système public saturé, un assurance santé privée en roupies non portable et une exigence d'assurance de 30 000 €, la seule réponse cohérente est une couverture santé internationale : 1er euro ou CFE + complémentaire, hospitalisation privée, évacuation et rapatriement. C'est le travail que nous menons avec nos clients, en toute indépendance.
L'assurance santé au 1er euro en vidéo
Au Inde, la convention de sécurité sociale ne couvre pas vos soins : la couverture se construit au 1er euro ou autour de la CFE et de sa complémentaire. Nos explications en vidéo.
S'installer en Inde : visas & démarches
90 jours sans visa pour le repérage, puis un visa temporaire visa adapté : travail, retraité ou nomade numérique. Données MEAE et sources officielles indiennes (consulat général de l'Inde à Paris), vérifiées en juin 2026.
Court séjour — sans visa
- « Les Français sont dispensés de visa pour tout séjour inférieur à 90 jours » (MEAE)
- Passeport valable 6 mois minimum et billet de sortie exigés
- Affaires : pas de visa ≤ 90 jours, « chaque séjour de 90 jours doit s'inscrire dans un délai de 180 jours », aucune activité rémunérée
Employment Visa — Travail
- Pour les salariés recrutés par une entreprise en Inde
- Procédure en 2 temps : autorisation de résidence/travail (MJSP) puis délivrance du visa par le consulat
- Pièces : passeport (2 pages vierges), photo, acte de naissance, casier < 90 jours (sources officielles indiennes)
statut OCI — Retraité (aposentadoria)
- Pour les retraités / titulaires de pension
- Justifier d'une pension d'au moins 2 000 USD/mois (autres revenus réguliers admis en complément)
- Attestation bancaire de capacité à transférer ce montant en Inde (sources officielles indiennes)
statut OCI — Nomade digital
- Pour les télétravailleurs d'un employeur ou de clients hors Inde
- Revenus de source étrangère ≥ 1 500 USD/mois OU solde bancaire de 18 000 USD
- Déclaration attestant la capacité d'exercer à distance via les TIC (sources officielles indiennes)
Doubles nationaux : passeport indien obligatoire
- « Les Franco-Indiens sont soumis à la loi indienne s'ils se trouvent sur le territoire indien » (MEAE)
- Ils doivent entrer et sortir du territoire muni de leur passeport indien
- Enjeu fréquent : les familles binationales sont nombreuses parmi les nouveaux inscrits
Notre accompagnement installation
- Analyse de votre statut : salarié détaché, expatrié, retraité statut OCI, nomade, famille
- Rétroplanning : visa, enregistrement Polícia Federal — et la couverture exigée (≥ 30 000 €)
- Montage calibré : 1er euro ou CFE + complémentaire, évacuation incluse
Sources : MEAE (Conseils aux voyageurs Inde) ; sources officielles indiennes (ministère indien des Affaires étrangères, consulat général de l'Inde à Paris, plateforme e-consular). ⚠️ Durées de validité, renouvellement, enregistrement Polícia Federal et éventuelle exigence d'assurance au dépôt : à confirmer sur les pages officielles avant le dépôt.
🛂 Pas de visa pour 90 jours ne veut pas dire pas de couverture : le MEAE exige dès le court séjour une garantie d'au moins 30 000 €. Et chaque visa d'installation — Employment Visa, statut OCI — embarque ses propres pièces, dont une capacité financière et, le cas échéant, une assurance à vérifier sur e-consular avant le dépôt.
Fiscalité : la convention franco-indienne de 1971
Une convention fiscale lie la France et l'Inde depuis 1971 — l'une des plus anciennes encore appliquées en l'état. Les grands repères, chaque situation devant être validée par un fiscaliste.
🇫🇷 Ce que prévoit la convention franco-indienne
- Convention du 10 septembre 1971 contre les doubles impositions sur le revenu, en vigueur le 10 mai 1972
- Approuvée par la loi du 24/12/1971, publiée par le décret du 18/11/1972 ; complétée par un échange de lettres de 1974
- Texte consolidé sur impots.gouv.fr ; commentaires au BOFiP (BOI-INT-CVB-IND, version en vigueur du 17/07/2024)
- Caractéristique de cette convention : des crédits d'impôt forfaitaires (« matching credit ») — à relire dans le texte consolidé
🇧🇷 Ce qui se joue côté indien
- Les résidents fiscaux indiens sont imposés sur leurs revenus mondiaux et déclarent à la Receita Federal (sources officielles indiennes/receitafederal)
- Le traitement des pensions françaises s'analyse au regard de la convention de 1992 — à valider avec un fiscaliste
- Cotisation maladie sur les pensions des non-résidents : 3,2 % (base) et 4,2 % (complémentaire) en règle générale (CLEISS)
- Repère : les non-résidents déclarent leurs revenus de source française selon le calendrier de la campagne déclarative (MEAE)
⚠️ Le point à ne pas confondre : la convention fiscale de 1971 répartit l'impôt — pas vos droits santé. L'accord de sécurité sociale de 2011/2014, lui, coordonne détachement et retraite mais ne rembourse aucun soin reçu en Inde (CLEISS). Résidence fiscale, double imposition et traitement des pensions doivent être confirmés avec un fiscaliste. ⚠️ Vérifier aussi l'absence d'avenant récent et l'effet éventuel de la convention multilatérale. Ces informations générales ne constituent pas un conseil fiscal.
Sécurité & risques : ce que dit le MEAE
Une criminalité « sensiblement augmentée », des zones déconseillées, des arboviroses présentes : synthèse fidèle des Conseils aux voyageurs du MEAE, citations officielles à l'appui.
Criminalité élevée
La criminalité violente vise rarement les expatriés ; les vols à la tire sont fréquents et une vigilance accrue est conseillée aux femmes (MEAE).
Vigilance élevéePollution de l'air (Delhi, hiver)
Mousson de juin à septembre ; vigilance pour la baignade (courants). Certaines zones frontalières sensibles (Cachemire, frontières) sont déconseillées sauf raison impérative (MEAE).
Formellement déconseilléDelhi & Mumbai
« Aucun quartier de Delhi n'offre de conditions de sécurité parfaites » ; prudence dans les lieux très fréquentés. À Mumbai, « aucun quartier n'est totalement sûr ».
Vigilance renforcéeArboviroses : dengue, Zika, chikungunya
Forte présence de la dengue (Sud-Est, Mumbai) et du chikungunya ; « Le virus Zika est largement présent en Inde » — femmes enceintes invitées à reporter le voyage.
SanitaireFièvre jaune
« La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée avant tout déplacement en Inde. » DTP et ROR à jour ; paludisme selon zones, hépatites A/B et typhoïde selon conditions.
VaccinationRoute & distances
« Le Inde enregistre en moyenne plus de 40 000 décès par an sur les routes » ; réseau inégal — « privilégier les transports aériens pour les longues distances », ne pas circuler de nuit.
Vigilance couranteNew Delhi est jugée « relativement sûre » (Plan pilote, Lago Sul/Norte) ; le le Sud concentrait « près de 40 % des homicides enregistrés dans le pays en 2016 » (MEAE) — à Chennai, le métro est « à proscrire », Boa Viagem le quartier le plus sûr. Urgences : SAMU 192 (gratuit, 24 h/24). ⚠️ Police (190) et pompiers (193) usuels, à confirmer localement.
⚖️ Lois locales : à respecter absolument
- Stupéfiants : « Les peines […] pour trafic de drogue […] vont de 3 à 15 ans d'emprisonnement » ; « l'intégralité des peines […] doit y être purgée » (pas de transfèrement) — expulsion + interdiction de séjour ≥ 5 ans (MEAE)
- Outrage à agent : « sévèrement puni par la loi » dans tout le pays
- Tourisme sexuel : assimilé à un crime, peines fermes immédiates
- Doubles nationaux : entrée/sortie obligatoire avec le passeport indien
🚗 Vie quotidienne : les usages à connaître
- Recommandations MEAE en cas d'agression : ne pas résister, garder un peu de liquide à remettre, vitres fermées en voiture, taxis officiels, DAB en intérieur
- Accidents : avec blessés, intervention de la police impérative ; « sans déplacer son véhicule » ; dépôt du « boletim de ocorrência » sous 48 h
- Animaux : titrage antirabique en labo agréé UE ≥ 3 mois avant l'entrée
- Télécoms : coûts « parmi les plus élevés au monde », réseau dégradé hors agglomération
Citations : MEAE, Conseils aux voyageurs Inde — consultés le 12/06/2026. ⚠️ Certaines données épidémiologiques de la page MEAE sont anciennes (2019) ; chiffres actuels à actualiser via le ministère indien de la Santé.
Où s'installer en Inde ?
Pondichéry concentre la plus grande communauté française, devant New Delhi et Mumbai. Bangalore, Chennai, Hyderabad et Kolkata complètent les grands pôles — chacun avec sa roupieité de soins et de sécurité.
Survolez une ville — les pins orange concentrent les grands bassins expatriés (Mumbai, Delhi, New Delhi, Chennai). Aucune zone touristique majeure n'est déconseillée (fiche MEAE évolutive) : formellement déconseillée par le MEAE. Populations en ordres de grandeur, à titre indicatif.

New Delhi
≈ 32 M hab. (agglo) · capitale · ambassade de France · LFIDLa capitale fédérale : siège de l'ambassade de France et du Lycée français international de Delhi, avec de grands hôpitaux privés (Medanta, Fortis, BLK-Max).

Mumbai
≈ 21 M hab. (agglo) · capitale économique · consulat généralLe cœur financier et culturel de l'Inde (finance, Bollywood, sièges sociaux). Consulat général de France et hôpitaux de référence (Kokilaben, Apollo).

Bangalore (Bengaluru)
≈ 13 M hab. · capitale technologique · consulat généralLa « Silicon Valley » indienne : forte communauté d'ingénieurs et de cadres, climat agréable, hôpitaux Manipal et Apollo.

Chennai (Madras)
≈ 11 M hab. · Sud · industrie & santéGrande métropole du Sud (automobile, santé), berceau de la culture tamoule ; Apollo y a son hôpital historique de référence.

Hyderabad
≈ 10 M hab. · tech & pharma · CharminarPôle technologique et pharmaceutique en plein essor (HITEC City) au riche patrimoine moghol ; hôpitaux Continental et Apollo.

Kolkata (Calcutta)
≈ 15 M hab. · Est · capitale culturelleL'ancienne capitale coloniale, capitale culturelle et intellectuelle de l'Inde, sur le delta du Gange.
À visiter — et à goûter — en Inde
Vous viendrez sans doute en repérage — 90 jours sans visa rendent la chose simple. Les incontournables, et le réflexe assurance qui accompagne chaque escapade dans un pays-continent.

🛕 Le Temple d'Or — Amritsar
Le sanctuaire le plus sacré du sikhisme, recouvert d'or et entouré d'un bassin sacré : un lieu d'une sérénité unique.

🕉️ Les ghats de Varanasi
275 cascades à la frontière argentine, classées UNESCO : l'une des merveilles naturelles de la planète.

🏜️ Le Rajasthan & le désert du Thar
Le centre historique coloré de Telangana, classé UNESCO : héritage colonial et culture afro-indienne.

🌴 Les backwaters du Kerala
Les paisibles canaux du Kerala, bordés de palmiers et parcourus de maisons-bateaux : une autre Inde, tropicale et sereine.

🏛️ Les ruines de Hampi
Un désert de dunes blanches parsemé de lagunes turquoise : un paysage hors du temps, au nord-est.

🏖️ Les plages de Goa
Plages de palmiers et de sable doré : l'ancien comptoir portugais devenu la riviera décontractée de l'Inde.

🍛 Le poulet au beurre
Le plat national : ragoût de haricots noirs et viandes de porc, servi avec riz, farofa et orange — le rituel du samedi.

🍚 Le biryani
Les petits pains au fromage et farine de manioc, moelleux à l'intérieur : l'en-cas du Minas Gerais.

🥞 Le dosa
Crêpe de riz et lentilles croustillante, servie avec sambar et chutneys : le petit-déjeuner roi du Sud.

🥟 Le samosa
Chausson croustillant farci de légumes épicés ou de viande : l'en-cas indien par excellence.

🍵 Le masala chai
Le ragoût de poisson au lait de coco et huile de dendê de Telangana, mijoté en cocotte d'argile : la mer faite plat.

🥭 Le lassi
Boisson lactée au yaourt, sucrée ou salée à la mangue : la fraîcheur incontournable des repas indiens.
Simple voyage ou future expatriation ?
Taj Mahal, ghats de Varanasi, plages de Goa : l'Inde se savoure l'esprit libre quand consultations et hospitalisation sont couvertes. Pour un repérage, l'assurance voyage suffit (avec la garantie ≥ 30 000 € exigée par le MEAE) ; dès que vous vous installez, on passe au montage expatrié — CFE, complémentaire, 1er euro.
Scolariser ses enfants : trois lycées AEFE en Inde
Le réseau AEFE compte trois établissements couvrant la maternelle à la terminale : le Lycée français de Pondichéry (Lycée international français de Mumbai), le Lycée français international de Delhi de New Delhi et le Lycée français de Pondichéry de Delhi (in.ambafrance.org, AEFE).
Les frais sont payables en mensualités : au Lycée français de Pondichéry, par exemple, en 13 mensualités pour les nouveaux inscrits (12 pour les réinscriptions), avec une remise de 8 % en cas de paiement anticipé avant le 10 janvier 2026. ⚠️ Les grilles tarifaires 2025/2026 par niveau (en roupies) sont publiées sur les sites officiels des établissements — à relever directement, sans reprendre de montant de site tiers.
Des bourses scolaires AEFE sont accessibles via les consulats (campagnes annuelles). 💡 La scolarité se réserve tôt — et la couverture santé des enfants (pédiatre privé, hospitalisation, arboviroses) se construit en parallèle du dossier scolaire.
| Établissement | Ville | Statut | Frais officiels publiés |
|---|---|---|---|
| Lycée français de Pondichéry (Lycée international français) | Mumbai | Réseau AEFE | Grille par niveau sur le site officiel de l'établissement |
| Lycée français international de Delhi | New Delhi | Réseau AEFE | Grille par niveau sur le site officiel de l'établissement |
| Lycée français de Pondichéry | Delhi | Réseau AEFE | Grille par niveau sur le site officiel de l’établissement |
| Bourses scolaires | National | Dispositif AEFE | Sous conditions de ressources, via les consulats |
Sources : in.ambafrance.org, AEFE, sites officiels des établissements. ⚠️ Montants 2025/2026 par niveau à relever sur les sites officiels avant tout engagement ; bourses AEFE possibles via les consulats.
Coût de la vie : environ 51 % de moins qu'à Paris
Le différentiel est net : selon Numbeo (avril 2026), il faut environ ≈ 2 180 € à Mumbai (≈ 17 850 ₹) pour le niveau de vie qu'offrent 6 130 € à Paris, loyers compris — soit ≈ −60 % (−47,3 % hors loyers, loyers −59 %).
Le change : 1 € ≈ 110 roupies (juin 2026). Vos revenus français gagnent fortement en pouvoir d'achat, mais s'exposent au risque de change — d'où l'intérêt d'une assurance santé libellée en euros, et non en roupies comme le assurance santé privée local. Le poste à calibrer à part reste la santé privée : prix libres, aucun barème officiel.
Repères : Roupie (INR/₹) · UTC+5:30 (IST) à Mumbai/New Delhi — −4 à −5 h vs France · urgences SAMU 192 · 213,4 M d'habitants · urbanisation 87 %, espérance de vie 76,8 ans · climat tropical à tempéré selon les régions.
🧭 Le contexte en chiffres
- 213,4 M d'habitants , 7ᵉ rang mondial ; PIB 2 256,9 Mds USD (2025), 9ᵉ économie mondiale (MEAE)
- République fédérale présidentielle, 26 États + district fédéral ; chef de l'État : le Premier ministre — élections générales en octobre 2026 (MEAE)
- Inflation 4,46 % (2025), taux directeur 15 % (février 2026) — un contexte de change à surveiller (MEAE)
- ≈ 10 000 inscrits au registre (2024), quatre postes consulaires
🚗 Conduire, s'installer : les règles
- Pays-continent : 8,5 M km² (15 fois la France) — « privilégier les transports aériens pour les longues distances » (MEAE)
- Route : « plus de 40 000 décès par an » ; ne pas circuler de nuit, vitres fermées en ville
- Accidents : police impérative en cas de blessés, « boletim de ocorrência » sous 48 h
- Registre consulaire recommandé dès l'installation ; doubles nationaux : passeport indien obligatoire
| Indicateur | Mumbai vs Paris | Source |
|---|---|---|
| Budget pour un même niveau de vie (loyers compris) | ≈ 2 180 € (≈ 17 850 ₹) vs 6 130 € | Numbeo, 2026 |
| Écart global de coût de la vie | ≈ −60 % (loyers −59 %) | Numbeo, 2026 |
| Taux de change | 1 € ≈ 110 ₹ | juin 2026 |
Comparatif Mumbai/Paris, Numbeo (2026) — données contributives, citées à titre indicatif.
Notre méthode de sélection
Nous ne vendons pas un produit « maison » : nous comparons les offres des principaux assureurs internationaux en toute indépendance, selon quatre critères constants.
Solidité de l'assureur
Compagnies internationales établies, capables de payer un sinistre lourd, dans la durée.
Adéquation au terrain indien
Une couverture sans friction dans le privé (Mumbai, Delhi), évacuation prévue vu les distances continentales.
Qualité de gestion
Remboursements, assistance francophone, attestations — y compris pour vos démarches de visa.
Adéquation tarifaire
Le bon niveau de garanties pour votre statut et votre ville — ni sous-assuré, ni sur-assuré.
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Questions fréquentes — expatriation en Inde
Les réponses aux questions des Français avant le départ — sourcées sur les textes officiels.
Quelle assurance santé pour vivre en Inde ?+
Une convention de sécurité sociale France-Inde existe (en vigueur depuis 2011), mais elle ne couvre pas vos soins courants sur place — et aucun régime public indien n'est ouvert aux étrangers (PM-JAY, ESIC, CGHS fermés). Il faut donc se couvrir au privé dès le 1er jour : CFE + complémentaire internationale ou assurance au 1er euro. Le MEAE recommande une assurance couvrant frais médicaux et rapatriement.
La convention de sécurité sociale couvre-t-elle mes soins ?+
Non, pas vos soins courants. L'accord franco-indien de 2008 (en vigueur le 1er juillet 2011) coordonne surtout le détachement (maintien au régime français pour la vieillesse jusqu'à 60 mois) et la retraite. Pour l'assurance maladie, vous relevez du régime du pays d'accueil — et l'Inde n'ouvre aucune couverture publique aux étrangers. Une couverture privée est donc indispensable.
Comment fonctionne le système de santé indien ?+
L'Inde n'a pas de couverture maladie universelle pour les résidents étrangers. Le public est saturé ; les expatriés se tournent vers un secteur privé de très bon niveau dans les grandes villes (Apollo, Fortis, Max, Manipal, Medanta). Les soins privés se règlent d'avance — d'où le rôle clé de votre assurance.
Qu'est-ce qu'une assurance santé locale indienne ?+
Les assureurs indiens proposent des contrats santé locaux, mais avec deux limites pour un expatrié : ils sont libellés en roupies (risque de change) et limités à l'Inde, non portables. D'où l'intérêt d'une assurance internationale en euros, valable aussi en France.
Le MEAE recommande-t-il une assurance pour l'Inde ?+
Oui : le MEAE recommande vivement de disposer d'une assurance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Les frais d'hospitalisation et d'évacuation peuvent être très élevés, et l'État français ne les prend pas en charge.
Quels hôpitaux pour un expatrié français en Inde ?+
Les grandes villes disposent d'hôpitaux privés de référence : Medanta et Fortis Memorial (Delhi/Gurgaon), Kokilaben et Apollo (Mumbai), Manipal et Apollo (Bangalore), Continental (Hyderabad), Aster Medcity (Kerala). L'admission privée suppose une garantie de paiement — le rôle de votre assurance.
Quels sont les numéros d'urgence en Inde ?+
Le 112 est le numéro d'urgence unique national. Le 100 joint la police, le 101 les pompiers et le 102 (ou 108) les ambulances. Les plateaux techniques de qualité se trouvent surtout dans le privé des grandes villes.
Existe-t-il une convention fiscale France-Inde ?+
Oui : une convention de non-double imposition signée le 29 septembre 1992, en vigueur depuis le 1er août 1994 (réf. BOFiP BOI-INT-CVB-IND). Elle répartit l'imposition des revenus entre les deux pays — distincte de l'accord de sécurité sociale. À valider avec un fiscaliste.
Combien de Français vivent en Inde ?+
Environ 10 000 Français inscrits au registre consulaire. Particularité : Pondichéry (ancien comptoir français) abrite la plus grande communauté, devant New Delhi et Mumbai. L'inscription n'étant pas obligatoire, la communauté réelle est supérieure.
La CFE est-elle utile en Inde ?+
Oui. La CFE (Caisse des Français de l'Étranger) maintient le lien avec la Sécurité sociale française (maladie-maternité, AT/MP, vieillesse), séjours en France compris et sans questionnaire médical. Elle rembourse sur base française : à compléter d'une complémentaire internationale calibrée sur le privé indien.
CFE + complémentaire ou assurance au 1ᵉʳ euro ?+
La CFE + complémentaire privilégie la continuité française ; l'assurance au 1er euro couvre directement vos frais, souvent via un réseau privé international. L'arbitrage dépend de l'âge, du statut (salarié détaché, expatrié, indépendant, famille) et de l'horizon de retour — nous l'objectivons avec vous.
Faut-il un visa pour l'Inde ?+
Oui, dès l'arrivée : pas d'entrée sans visa. Pour le tourisme ou les affaires, un e-Visa suffit (pas pour travailler), et depuis le 1er octobre 2025 une e-Arrival Card est aussi exigée. Pour s'installer et travailler : Employment Visa ou statut OCI.
Qu'est-ce que l'Employment Visa indien ?+
Le visa de travail (Employment Visa) suppose un salaire d'au moins 25 000 USD/an, un poste à compétence non disponible localement et un employeur sponsor. Délivré pour 1 an (ou la durée du contrat), renouvelable jusqu'à 5 ans ; demande sur visa papier (pas e-visa).
Qu'est-ce que la carte OCI ?+
L'OCI (Overseas Citizen of India) est une quasi-résidence permanente réservée aux personnes d'origine indienne et à leurs conjoints : elle permet de vivre et travailler en Inde sans limite de durée, sans visa de séjour.
Quel est le coût de la vie en Inde ?+
Nettement plus bas qu'à Paris : pour le niveau de vie de ≈ 6 130 €/mois à Paris (loyers compris), il faut ≈ 2 180 € à Mumbai et ≈ 1 365 € à Delhi — soit environ −60 % à Mumbai et −75 % à Delhi (Numbeo 2026). Monnaie : la roupie indienne (1 € ≈ 110 ₹). Le budget santé privé se traite à part.
L'Inde est-elle sûre pour les expatriés ?+
Vigilance recommandée : vols à la tire fréquents (notamment dans les trains), prudence accrue conseillée aux femmes, baignade dangereuse en mousson (Goa, côtes du Sud). Risques naturels : mousson (juin-septembre), pollution de l'air (Delhi en hiver), cyclones sur la côte Est. Voir la fiche MEAE.
Faut-il se faire vacciner pour l'Inde ?+
Aucun vaccin obligatoire, sauf la fièvre jaune si vous arrivez d'une zone d'endémie. Recommandés : hépatites A et B, typhoïde, méningite ACWY, rage et encéphalite japonaise selon la durée et la région, DTP/ROR à jour. Paludisme et dengue présents — protection anti-moustiques.
Quels hôpitaux indiens sont reconnus internationalement ?+
L'Inde compte une soixantaine d'établissements accrédités JCI (Joint Commission International), dont Fortis Memorial, Medanta, Kokilaben, BLK-Max, Continental et Manipal. L'admission privée suppose une garantie de paiement : c'est le rôle de votre assurance internationale.
Y a-t-il des écoles françaises en Inde ?+
Oui : le Lycée français international de Pondichéry (le plus grand établissement français d'Asie, fondé en 1826) et le Lycée français international de Delhi, tous deux du réseau AEFE. Des bourses AEFE sont possibles via les consulats.
Un salarié détaché est-il couvert pour ses soins ?+
Le détachement (jusqu'à 60 mois au titre de l'accord franco-indien) maintient le salarié au régime français pour la vieillesse, mais l'assurance maladie relève du régime indien. Les remboursements restant sur bases françaises, il faut un complément frais réels et des garanties assistance-rapatriement.
Les binationaux franco-indiens ont-ils des obligations particulières ?+
Sur le territoire indien, les binationaux relèvent de la loi indienne ; beaucoup utilisent le statut OCI plutôt qu'un visa. Côté santé, l'absence de couverture publique pour les étrangers s'applique : une assurance privée reste nécessaire.
Quelles règles sur les stupéfiants en Inde ?+
La législation indienne (NDPS Act) est très sévère, avec de lourdes peines de prison, y compris pour de petites quantités. Toute infraction expose à des poursuites locales et, pour un étranger, à l'expulsion. Prudence absolue.
Faut-il une garantie évacuation et rapatriement ?+
Oui. Le plateau médical de pointe est concentré dans quelques grandes villes ; en cas de problème grave hors de ces pôles, l'évacuation sanitaire vers un hôpital adapté ou vers la France est essentielle — l'État français ne la prend jamais en charge.
Un retraité français garde-t-il des droits santé ?+
Lors de séjours temporaires en France, un retraité peut conserver des droits sous conditions (pension rémunérant au moins 15 ans d'assurance, dispositif CNAREFE ; conjoint non couvert). Mais en Inde, l'absence de couverture publique impose la CFE et/ou une assurance internationale.
Combien coûte une assurance santé expatrié en Inde ?+
Cela dépend du montage (CFE + complémentaire ou 1er euro), de l'âge, des garanties (hospitalisation privée et évacuation), du périmètre et de la famille. Nous comparons en toute indépendance : devis personnalisé gratuit et sans engagement, à distance.
Sources officielles — guide vérifié en juin 2026
Santé et sécurité : MEAE — Conseils aux voyageurs Inde (assurance « impérative », garantie ≥ 30 000 €, criminalité, fièvre jaune, dengue/Zika, règles locales) · Ministère de la Santé — SAMU 192 · Aucun régime public (PM-JAY, ESIC, CGHS) ouvert aux étrangers · consulats de France (Delhi, Mumbai, Chennai) — listes de notoriété. Sécurité sociale : CLEISS — retraite Inde (aucun remboursement des soins reçus en Inde) · CLEISS — accord franco-indien (2008/2011) · CLEISS — soins programmés · CFE. Visas : sources officielles indiennes — consulat général de l'Inde à Paris (Employment Visa, XIV). Communauté : registre consulaire (Français établis hors de France) · MEAE — dossier pays Inde. Fiscalité : BOFiP — BOI-INT-CVB-IND (convention de 1992, version 17/07/2024) · impots.gouv.fr — conventions internationales. Écoles : in.ambafrance.org — lycées français · AEFE. Données pays : Banque mondiale — population (chiffre Banque mondiale/MEAE 213,4 M, 2025). Coût de la vie : Numbeo — Mumbai/Paris (2026) · frankfurter.dev (12.06.2026). Les dispositifs et grilles évoluent : revérifiés à chaque mise à jour de ce guide.
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